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LETTRE DE CHARLES, DUC D'ORLÉANS

Numéro 646.

S. vi

4- 649 TYARD (Pontus de), évêque de Chalon-sur-Saône, poète, un des membres de la Pléiade de Ronsard, qui introduisit en France le sonnet, n. à Bissy (Saône-et-Loire), i52i, m. au château de / 1

Bragny-sur-Saône, 23 septembre i6o5. / J^?^f

P. S.; Bragny, 21 janvier 1602, 1/2 p. in-12. Très rare.

Reçu de la somme de quatre francs et demi sur ce qui lui est dû à Charnay.

•f~65o -s- RONSARD (Pierre de), le plus illustre des poètes du seizième siècle, le chef de la Pléiade, n. au château de la Poissonnière (Loir-et-Cher), 1 1 septembre 1524, m. au prieuré de Saint-Cosme-en l'Isle, près de Tours, 27 décembre 1 585 .

L. A. S. à un poète, 1 p. in-4. Très rare. (Coll. B. Fillon.) — P. de Gaucher.

Pre'cieuse pièce dont voici le texte : « Monsieur, je vous supli vouloir tant faire de bien à ce pouvre enroué et morfondu de lui despartir de vos nouvelles, et si avés rien apris de nouveau depuis que je ne vous vys. L'ode de Saint-Gelais est faite, et ne veux la lui faire tenir sans vous l'avoir premièrement communiquée. Je me recommande humblement aux plus que divines grâces et charite's de mademoiselle de Moret, et aux vostres pareillement.

« Vostre obéissant frère, serviteur et amy. Ronsard. »

■f- 65 1 DESPORTES (Philippe), célèbre poète, oncle de Mathurin Régnier et précurseur de Malherbe, n. à Chartres, 1 54B, m. 5 octobre 1606.

L. A. S. à Villeroy (le célèbre homme d'État); Valéry, ce jeudi matin, 1/2 p. in-4 oblong. Très rare. (Coll. A. Sensier et B. Fillon.) — P.

Précieux autographe, dont voici le texte : « Monseigneur, nous sommes plus variables en noz voiages que les sept planettes errantes. Le roy (Henri III, protecteur du poète) veit hier force belles maisons. La Mothe Lorray, qui est à Monsieur de Marguerre, luy a fort bien. Il va disner à Valence et coucher à Vaux et vandredy coucher à Fontenay. D'autres nouvelles je ne vous en puis faire sçavoir, sinon que nous espérons estre samedy à Paris, ce que je souhaitte avec autant d'affection comme bien humblement je vous baise les mains. »

S. vi

* 652 * RAPIN (Nicolas), poète latin et français, un des auteurs de la Satire Ménippée, traducteur d'Horace et d'Ovide, n. à Fontenay-le-Comte (Vendée), vers i545, m. à Poitiers, 1 5 février 1608.

P. S., sur vélin; Paris, 21 mai 1604, 1 p. in-4 oblong. (Coll. B. Fillon.)

Reçu de quatre cents livres pour un quartier de ses gages de grand prévôt de la Connétablie de France. — (La Conne'tablie était le tribunal du Connétable. Cette juridiction connaissait de tous les crimes et délits commis par les gens de guerre au camp, dans les garnisons et pendant les marches; des contestations qui s'élevaient entre eux pour le partage du butin ou pour les rançons; des abus et des malversations des officiers de guerre, etc. Elle continua d'exister après la suppression de la dignité de connétable en 1627.)

653 -c- MALHERBE (François de), illustre poète lyrique, le réformateur de la poésie française, adversaire heureux de Ronsard et de son école, n. à Caen, 1 555, m. à Paris, 6 octobre 1628.

L. A. S. à Racan (Honorât de Bueil, célèbre poète, son meilleur disciple, n. en 1 589, m. en février 1670); Paris, i3 mai- 1628, 1 p. pl. in-fol., trace de cachet. — P. de Lubin.

Précieuse lettre écrite à Racan qui venait de se marier et qui commandait, au siège de La Rochelle, une compagnie sous les ordres du maréchal d'Effiat. En voici le texte :

« Monsieur, je voy bien que si les Muses vous ont fait passer pour un resveur, Mars ne vous donnera pas meilleur bruit. Vous n'en estes encor qu'au colet de buffe, et desja vous ne vous souvenez plus de vos amis. Vous pouvez penser ce que ce sera quand vous en serez à la cuirasse. Peut estre chercherez-vous une excuse en la nouveauté de vostre mariage : et certes je sçay bien que la cage d'Hyménée n'est pas plus gracieuse' que les autres et que les oyseaux n'y entrent pas sans quelque estonnement pour les premiers jours, mais de quelque cause que vienne vostre silence je ne suys pas assez complaisant pour ne vous pas dire mon sentiment. Si ce sont les pensées de Mars qui vous occupent, la guerre ne sera pas si longue, Dieu aydant, que pour elle vous deviez tout-à-fait quitter les exercices de la paix; si ce sont les soings d'Hyménée, les rossignols ne sont muetz que quand ilz ont des petitz, et je sçay bien que vous n'en estes pas encores là. Je vous jure que si jamaiz vous revenez sur Parnasse, je n'y auray point de crédit ou je vous y feray fermer la porte, et si vous y entrez par surprise ou autrement, vous n'y aurez que des .feuilles de chou pour des feuilles de laurier. Pensez-y et vous amendez. C'est assez raillé; parlons à cest heure à bon escient. Je veux, Monsieur, et vous en prie que vous m'aimiez toujours comme je vous asseure que je seray toujours

u Vostre très humble et très affectionné serviteur, Malherbe, n

A Paris, ce i3 de may 1628. »

4 654 s- FRANÇOIS DE SALES (Saint), évêque de Genève (1602), l'illustre

auteur de V Introduction à la vie dévote et du Traité de l'amour de Dieu, n. au

château de Sales, près d'Annecy, 21 août 1567, m. à Lyon, 28 novembre 1622. Il

fonda à Annecy l'Académie florimontane et fut l'ami de Sainte Jeanne de Chantai.

L. A. S. (au duc de Savoie, Charles-Emmanuel I); Annecy, 3i juillet 1 6 1 3, 1 p. 1/2 in-fol. — P.

Superbe lettre où il lui annonce qu'il est de retour d'un voyage à Gex, « et qu'hier environ les trois heures que j'en partis, je laissay le baillif de Nion et quelques autres Bernois, qui vindrent prier Monsieur le grand de France de faire revenir ses trouppes, attendu qu'ilz estoyent asseurés que vous, Monsieur, ne désarmiés point et que les troupes piémontoises et espagnoles passoyent les mous... »

S. VI

4- 655 * VINCENT DE PAUL (Saint), un des bienfaiteurs de l'humanité, fondateur de la Congrégation de la Mission, dont la correspondance, très précieuse pour les historiens, a été récemment publiée, n. à Ranquines (Landes), 24 avril 1 5y6, m. à Paris, 27 septembre 1660.

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