‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 103 sur 312 · L. A. S. au Révérend Père / /t · texte numérisé non relu

L. A. S. au Révérend Père / /t

Boulart, 2 p. in-8, cachet.— tfc^W~'<£~y A-a/M*J

P. d'Edelinck.

Superbe pièce. Il ne se souvient pas du nom de la cure de feu M. Fiamignon, qui est située à une lieue de Châteaudun. Il ne croit pas qu'il ait vaque' un autre bénéfice qu'une chapelle dite de Sainte-Radegonde.

^656-* DUVERGIER DE HAURANNE (Jean), abbé de Saint-Cyran, célèbre théologien, ami et disciple de Janssenius, n. à Bayonne, i58i, m. 1 1 octobre 1643.

L. A. S. à l'évêque de Luçon (Richelieu); Bayonne, 10 décembre 161 5, 1 p. pl. in-fol., cachets. (Coll. Pécard.) — P. de Daret d'après Dumonstier.

Superbe lettre sur les troubles survenus à Bayonne. Il lui annonce l'arrivée de son ami (Janssenius). « Il ne reste que de faciliter les chemins et d'appaiser les troubles car c'est une difficulté qui jointe à l'autre rend les effets de mes paroles et de mes désirs plus difficiles à réussir. J'assure Monsieur de Poitiers (Henri de La Rochepozay) qu'aussi tost que le temps sera éclairci je me rendray chez luy selon la promesse que je lui en fis sur mon partement, à laquelle, Monsieur, vous avez, après luy, la meilleure part, parce que je n'ay point meilleur moyen de vous rendre mes debvoirs qu'en m'approchant du lieu de vostre demeure... » — (Duvergier de Hauranne était, depuis 1611, chanoine de la cathédrale de Bayonne, tandis que Janssenius dirigeait un collège récemment fondé dans cette ville. Tous deux quittèrent Bayonne en 1 66 1, le premier pour rentrer à Pa- i(#to^Ml

ris, le second pour retourner jj - \; ••; - .. ••.•;-...>».. ïh-Ç i. i,;tiv>- v

dans les Pays-Bas.)

■3- 657 -e- ARNAULD D'ANDILLY (Robert), célèbre poète et traducteur, solitaire de Port-Royal, n. à Paris, 1 588, m. à Port-Royal des Champs, 27 septembre 1674. L. A. S. au maréchal de Brézé; Paris, 23 juin 1639, 2 p. in-fol. (Coll. Pécard.) — P. de Lubin.

Pièce historique sur la défaite essuyée par le marquis de Feuquière (son beau-frère) devant Thionville. Il est très sensible à ce malheur que ce général ne méritait pas. « Vous n'avez garde de le blasmer d'avoir perdu une bataille que, selon toutes les apparences humaines, il auroit gangnée sans la lascheté de quasy toute sa cavallerye et que vraysemblablement il ne pouvoit perdre, sy ceste lascheté n'eust passé jusques à un excez presque incroyable. J'ose donc dire, Monseigneur, que sy vous eussiez commandé ceste armée, vous seriez blessé comme luy, vous seriez prisonnier comme luy, et vous auriez, comme luy, un regret éternel de vous estre veu ravir d'entre les mains, plustost par le manque de cœur d'une partye des vostres que par la force des ennemis, une très glorieuse victoire. C'est pourqnoy, Monseigneur, je tiens Monsieur de Feuquière fort heureux dans son malheur d'avoir fait ce que vous auriez faict vous mesme et de s'estre montré digne en ceste occasion de l'estime dont vous l'honorez et de l'affection sy particulière que vous luy faictes paroistre. J'espère que Dieu le conservera et luy fera la grâce de vous tesmoigner un jour son ressentiment parses services.... » — (Manassès de Pâs,

marquis de Feuquière, mourut des .. , , ,■ -

suites de ses blessures, à Thionville, jS / f / / L-A-stsC C M L2~.

le 1 3 mars 1 6.j or) v- " "' ' "

4- 658 s- CHAPELAIN (Jean), poète, auteur de la Pucelle, un des membres fondateurs de l'Académie française, n. à Paris, 4 décembre i5g5, m. dans la même ville, 22 février 1 (^74.

!.. A. S. (au célèbre astronome allemand Hevelius); Paris, 28 août 1 66 5 , 1 p. 1/2 in-4. — P.

Superbe lettre relative à un cadeau d'argent que le roi a fait envoyer à Hevelius par Colbert. « Cela ne sera pas un petit aiguillon pour vous faire avancer les grands ouvrages que vous destinés à sa Majesté, laquelle n'est pas ignorante de vostre dessein. » Il est heureux qu'il soit prêt à soutenir et à prouver son assertion sur le cours d'une des deux comètes. — (Hevelius dédia, en 1668, sa Cometographia à Louis XIV. La volumineuse correspondance de ce savant est conservée à la biblio" thèque de l'Observatoire et forme seize volumes. Un grand nombre de pièces en ont été soustraites; cette lettre de Chapelain vient sans doute de cette source.

Aussi, au lieu d'être vendue, elle sera replacée par M. A. Bovet dans le dépôt d'où elle provient.)

■3- 659 ■+ DESCARTES (René), l'illustre rénovateur de la philosophie moderne, n. à La Haye (Indre-et-Loire), 3o mars 1596, m. à Stockholm, 11 février i65o.

L. A. S. (au Père Mersenne, le célèbre mathématicien) ; jourde Pâques (3i mars) 1641, 1 p. in-4. — P. de Ficquet d'après Franz Hais.

Superbe lettre d'envoi du reste de sa réponse à Arnauld. u Vous verrez que j'y accorde tellement avec ma philosophie ce qui est déterminé par les conciles touchant le Saint-Sacrement, que je prétens qu'il est impossible de le bien expliquer par la philosophie vulgaire, en sorte que je croy qu'on l'auroit rejetée comme répugnante à la foy si la miene avoit esté connue la première, et je vous jure sérieusement que je le croy ainsy que je l'escris. Aussy n'ay-je pas voulu le taire affin de batre de leurs armes ceux qui meslent Aristote avec la Bible, et veulent abuser de l'authorité de l'Eglise pour exercer leurs passions, j'entends de ceux qui ont fait condamner Galilée et qui feroient bien condamner aussy mes opinions, s'ils pouvoient en mesme sorte, mais si cela vient jamais en dispute, je me fais fort de monstrer qu'il n'y a aucune opinion en leur philosophie qui s'accorde si bien avec la foy que les mienes... » — (Cette lettre provient des archives de l'Institut où elle rentrera, par les soins de M. A. Bovet.)

•s- 660 s- BALZAC (Jean-Louis Guez de), un des maîtres de notre littérature, membre fondateur de l'Académie française (1634), n. à Angoulême en mai 1597, m. dans la même ville, 8 février 1654.

L. A. S. (à Madeleine de Scudéry); 25 juillet 1639, 3 p. 1/2 in-4. Léger raccommodage. Très rare. (Coll. Chambry.) — P. de Lubin.

Superbe lettre où il la remercie de lui avoir transmis V Apologie du théâtre par son frère (Georges de Scudéry). « Il sçait deffendre, à ce que je voy, avec autant de valeur qu'il sçait attaquer, et ses boucliers ne sont pas moins impénétrables que ses autres armes sont tranchantes. En effet l'ouvrage qu'il vous a plû de m'envoyer de sa part me semble avoir cette fatale solidité. Les plus grands ennemis des spectacles et des festes de l'esprit ne les sçauroient violer à l'avenir soubs une telle protection. Par son moyen la volupté sera remise en sa bonne renommée et de sa grâce nous nous resjouirons sans scrupule, en despit des tristes et des sévères... »

*66i -s- BALZAC (Jean-Louis Guez de).

Ex dono de deux lignes autographes signées au comte de Rochechouart sur le titre du Recueil de ses nouvelles lettres, 1 p. pet. in-4. (Coll. B. Fillon.) — P.

Belle pièce, écrite sur le titre, gravé par Claude Mellan, de son Recueil de nouvelles lettres publié en 1637.

4- 662 * VOITURE (Vincent), un des plus célèbres écrivains de son temps, membre fondateur de l'Académie française, n. à Amiens, 1598, m. à Paris, 26 mai 1648-

L. A. S. à Monseigneur (Claude de Mesmes, comte d'Avaux, célèbre diplomate, négociateur du traité de Westphalie); Paris, 2 janvier (1644), 8 p. in-fol. Très rare. (Coll. B. Fillon.)— P. de Lubin.

Précieuse lettre, une des plus belles qu'on connaisse de Voiture. Il exprime le regret qu'on éprouve à Paris du départ du comte (pour le congrès de Munster, où il était plénipotentiaire). « La pauvre madame la marquise de Sablé ne s'en peut remettre; madame la marquise de Quaslin (Coislin) en parle d'une façon qui vous attendriroit ; mademoiselle de Rambouillet (Julie d'Angennes), nonostant le peu d'intérest qu'elle y a, ne laisse pas de s'en plaindre, et il n'y a pas jusques à madame Le-

Numéro 66 1.

page qui ne me die qu'elle est affligée de ne voir plus personne à vos fenestres; ce marbre mesme de madame vostre belle sœur en est touché. » Il partage ce désespoir. 0 Où pourrois-je trouver au monde des entretiens si doux, des conversations si utiles et des potages si bien conditionnés. Depuis que vous estes hors d'icy, je n'ay point trouvé de potage qui ne fut trop

salé, ni d'homme qui ne le fut trop peu La Reine (Anne d'Autriche) a reçu admirablement le cabinet que le comte lui a

envoyé. Elle l'a chargé de lui transmettre ses remerciements. « II ne fut pas une princesse ni duchesse chez elle à qui elle ne le feit voir. Il est bien juste, Monseigneur, que je vous die à vous, qui avés commencé ma fortune et qui m'avés mis en bonheur qu'il a pieu à la Roine me donner la pension de mil escus qu'elle m'avoit promise dès que vous estiés ici et qu'elle l'a fait mettre sur l'abaye de Conches dont elle a admis la résination que l'abbé en a fait en faveur du second filz de M. de Maisons... » Le cardinal Mazarin a parlé du comte dans les termes les plus obligeants.

* 663 -* SCUDERY (Georges de), frère aîné de Madeleine, poète et auteur dramatique, membre de l'Académie française (i65o), auteur tVAiaric, n. au Havre, 1601, m. à Paris, 14 mai 1667.

Ex dono de cinq lignes autographes signées sur une feuille de garde, 1 p. in-8 oblong. (Coll. Chambry.)

Ex dono au mestre de camp Arnauld.

4- 664 -s- MÉNAGE (Gilles), critique et érudit, le Vadius de Molière, un des coryphées de l'hôtel de Rambouillet, auteur des Origines de la langue française, n. à Angers, i5 août i6o3, m.

à Paris, 23 juillet 1692;

L. A. S. (à Huet?); Paris, 26 janvier 1684, 1 p. in-4. — P. de van Schuppen.

Belle lettre ou il parle de l'Apothéose d'Homère, dont il ne connaît pas l'éditeur, et de ses Origines de la langue italienne.

^ 665 ^ CONRART (Valentin), littérateur, un des fondateurs de l'Académie française, dont il fut le premier secrétaire perpétuel, n. à Paris, i6o3, m. 23 septembre 1675. Ses manuscrits sont conservés à la bibliothèque de l'Arsenal.

L. A. S. à M. de Zuylichem (Constantin Huygens, le célèbre homme d'Etat), à La Haye; (Paris), 4 juin 1660, 1 p. 3/4 in-8, cachets et soies. — P.

novembre i65g. par le traité des Pyrénées) et

Superbe lettre où il lui annonce l'envoi de poèmes sur la paix (conclue le 7 sur le mariage de Louis XIV (qui devait être célébré le 9 juin). « On attend icy bien tost des amDassadeurs extraordinaires de M. M. les Estats,avec lesquels je me promets de voir vostre excellent Archimède, ce qui me fait souhaiter leur arrivée avec grande passion. Pleust à Dieu, Monsieur, que vous fussiez aussi de cette trouppe! Mais puis que c'est un bien que je ne puis me promettre, ce me sera une consolation de vous voir en la personne d'un autre vous mesme et pour qui j'ay la mesme estime et la mesme amitié que pour vous. » — (L' Archimède était Christian Huygens, le grand géomètre, alors âgé de trente et un ans et déjà célèbre.)

S. vi

4-666-* SARRAZIN (Jean-François), poète et historien, rival de Voiture, n. à Hermanville (Calvados), i6o5, m. à Pézenas, décembre 1654.

L. A. S. à M. d'Amontot, résident du roi de France en Hollande, 2 p.

in-4, cachets brisés. Très rare. — P.

Superbe lettre où il lui mande qu'il ira bientôt à l'abbaye de la Victoire, ou l'abbé lui a assuré n un grand fond de bonne chère et de divertissement sur sa basse cour, son colombier, sa bibliothèque et ses promenades. »

4-667 * CORNEILLE (Pierre), le plus grand auteur tragique de la France, membre de l'Académie française (1647), n. à Rouen, 6 juin 1606, m. à Paris, 1 octobre 1684.

P. S., signée aussi par Racan (le célèbre poète), Desmarestz de Saint Sorlin (poète), Doujat (historiographe de France), Martin Cureau de La Chambre (médecin et littérateur), Antoine Furetière (le fameux lexicographe), Jean Ballesdens (l'érudit), Paul Philippe de Chaumont (théologien) et Jacques Cassagnes (littérateur et prédicateur, raillé par Boileau); (Paris), 12 février i663, 1 p. in-fol. — P. de Saint-Aubin.

Pièce des plus précieuses. Pouvoir donné par les membres de l'Académie française à Charpentier, directeur, et à Mézeray, chancelier, d'opérer la conversion des deux mille livres léguées par feu Guez de Balzac en un contrat de rente.

4- 668 * SCUDERY (Madeleine de), la plus célèbre romancière du dix-septième siècle, auteur du Grand Cyrus, n. au Havre, 1607, m. à Paris, 2 juin 1701.

L. A. S. à l'évêque d'Avranches (Daniel Huet); (Paris), 27 septembre, 1 p. 1/2 in-4. — P-

Très jolie lettre où elle se plaint qu'il ne lui ait pas rendu visite pendant le long séjour qu'il a fait à Paris. « Je n'en murmure dans mon cœur que par amitié,

et pour vous empescher de m'ou- y^y* S S "l- W Ç (* , * f / C/2s <f

blier je vous envoyé des vers qui ont ^jf^C^^^^^^-^t. «5^*-^. ^ ^— ^""^

eu le bonheur de plaire au Roy... „ r

^ 669 -c- SCARRON (Paul), poète, l'auteur du Roman comique, mari de madame de Maintenon, n. à Paris, 1610, m. dans la même ville, octobre 1660.

L. A. S. (à Pellisson-Fontanier); 11 avril 1660, 1 p. in-4. Très rare. (Coll. Sensier et Fillon.) — P.

Précieux autographe, dont voici le texte : « Je vous envoyé une manière de madrigal des plus grans qui se fassent, que je vous prie de faire voir au Patron pour le faire resouvenir de son très humble et très obéissant serviteur, l'homme du monde qui comme inutilissime peut estre le plus tost oublié. Je ne vous veus pas détourner davantage de vos sérieuses occupations. Je suis tout à vous. « — (Le patron était le surintendant Foucquet, qui a mis de sa main au dos de la lettre : « Voyez avec M. Scarron ce que je luy ay promis. » — Pellisson a ajouté ces mots : « M. Scarron. Vers. »)

4 670 <• MÉZERAY (François Eudes de), un des plus célèbres historiens du dixseptième siècle, membre de l'Académie française (1649), dont ^ ^Llt secrétaire perpétuel (1675), n. à Ri (Orne), 1610, m. à Paris, 11 juillet 1 683.

P. A S.; (Paris), 21 août 1682, 3/4 de p. in-8. 0/ X&TCH

Curieux document. Il déclare avoir reçu du duc Mazarin la somme de sept cent cinquante livres pour une demi-année de la pension viagère que le cardinal Mazarin lui a léguée.

Numéro 669.

S. VI

-: 671 * ARNAULD (Antoine), illustre théologien et métaphysicien, solitaire de Port-Royal, n. à Paris, 6 février 1612, m. à Bruxelles, 6 août 1694.

L. A. S. à un ami; 20 septembre 1 6 5,6 , 5 p. in-4. (Coll. B. Fillon.) — P. de Simonneau d'après Philippe de Champagne.

Magnifique lettre, la plus belle qu'on connaisse du grand Arnauld. Il ne s'étonne pas que ses ennemis travaillent à le faire passer pour un hérétique. « Il y a longtemps que je suis accoustumé à souffrir de semblables mesdisances. Après avoir esté traité en pleine chaire de pire que Luther et que Calvin sur le sujet de la pénitence et de la sainte communion, après avoir esté déchiré comme un déiste et un destructeur de l'Évangile et de l'Incarnation du fils de Dieu par un livre imprimé avec nom d'auteur; et après avoir veu encore nouvellement qu'un jésuite de Poitiers, nommé le P. Meynier, a osé publier un livre sous son nom, et par conséquent avec l'aveu de ses supérieurs, qui porte pour titre : Port Royal et Genève d'intelligence contre le saint sacrement de l'Eucharistie, sans qu'on ait lieu d'espérer aucune justice contre une calomnie si punissable et si scandaleuse, il n'y a plus rien dont je doive estre surpris. Je ne m'estonne pas mesme qu'ils inspirent ces sentimens d'aversion contre moy à quelques personnes qui aiant d'ailleurs de la piété et du zèle pour l'Église ne me persécutent que parce qu'ils m'en croient ennemy. C'est une des plus grandes misères de cette vie, mais qu'il faut supporter avec patience aussy bien que toutes les autres, de ce que des gens de bien mesme ne voiant pas le fond de nostre cœur et estant trompez par de faux rapports nous estiment souvent tout autres que nous ne sommes et nous font une guerre d'autant plus rude et plus fascheuse qu'ils s'imaginent qu'en nous la faisant ils rendent service à Dieu. » Il réfute ensuite longuement les accusations d'hérésie portées contre lui. Il déplore les persécutions contre les Jansénistes. Le dessein du démon a été « de former un spectre et un fantosme sous le nom de Jansénisme, qui lui peust servir à rendre inutiles à l'Église tout ce qu'il y a de gens de bien qui ont quelque affection ou pour la grâce du fils de Dieu ou pour la pureté de la discipline; car vous sçavez, Monsieur, qu'on embrouille tout cela ensemble et qu'on ne peut plus travailler avec fermeté contre aucun abus qu'on ne soit aussy tost décrié comme Janséniste.»

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* 672 * LEMAISTRE DE SACY (Isaac-Louis), célèbre écrivain janséniste et solitaire de Port-Royal, traducteur de la Bible qui porte son nom, enfermé pendant deux ans à la Bastille (1 (56(5- 1 6(58), n. à Paris, 29 mars 161 3, m. 4 janvier 1684.

L. A. S. (à Martin de Barcos, théologien janséniste, neveu et successeur de l'abbé de Saint-Cyran); 3o septembre 1676, 2 p. 1/2 in-4.

Superbe lettre ou il le prie de recevoir / // S rfj /V//^~/^e^>'

dans sa maison Monsieur de la Petetière, < malgré les torts qu'il a eus envers lui. 11 l'assure ii qu'il est dans la dernière nécessité de quitter Paris, où il est toujours dans des occasions qui nuisent à son salut. » Il parle ensuite de M. de Saint-Omer (secrétaire d' Arnauld d'Andilly), qui veut se donner à Dieu entièrement.

*-673-c- LA ROCHEFOUCAULD (François VI, duc de), l'illustre auteur des Maximes, n. à Paris, i5 septembre i6i3, m. dans la même ville, 17 mars 1680.

L. A. S. à mademoiselle de Scudéry; 7 décembre, 1 p. 1/2 in-4, trace de cachet. (Coll. Chambry.) — P. de Cholïard, d'après Petitot.

Superbe lettre, dont voici le texte : « Je vous suis sensiblement obligé, Mademoiselle, de vostre souvenir et du présent que vous me faites. Rien n'est plus beau que ce que vous m'avés envoié et rien au monde ne me peut toucher davantage que la continuation de vos bontés. J'en recevray une marque quy me sera très considérable sy vous me faites obtenir quelque part dans l'amitié de M. Renier. Persone assurément ne l'estime plus que moy. Je vous dois desjà tant de choses que j'espère que vous voudrés bien que je vous doive encor celle cy. Je vous demande encore d'estre persuadée de mon respect et de ma recognoissance et que je suis plus qu'homme du monde

» Vostre très humble et très obéissant serviteur « La Rochefoucauld. »

ill s'agit sans doute de l'académicien Regnicr-Desmarais, ami de mademoiselle de Scudéry.)

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