LETTRE DU CARDINAL DE RETZ A ARNAULD DE POMPON
Numéro 674.
S. vi
678 ï LA FONTAINE (Jean de), l'immortel fabuliste, membre de l'Académie française (16S4), n. à Château-Thierry, 8 juillet 1621, m. à Paris, i3 avril 1695. P. A. S.; (Château-Thierry), 26 juin i655, 1/2 p. in-4. — P.
Reçu donnécomme maître particulier des eaux et forets de Château-Thierry, de quatre-vingt-treize livres quinze souspour un quartier de ses gages. — Au-dessus est un reçu du père de La Fontaine.
4 67g * MOLIERE (Jean-Baptiste Poquelin, dit), le plus grand auteur comique des temps modernes, n. à Paris, i5 janvier 1 (5-2 2, m. dans la même ville, 17 février 1673. On ne connaît de lui que de simples signatures.
P. S., signée aussi par Jean Monchaingre, sieur de Fillandre, Angélique Meunier et Charles Rollet, procureur au Parlement de Paris (que Boileau a traite' de fripon); Paris, 3i août 1670, 3 p. 1 2 in-fol. Très rare. (Coll. Fossé Darcosse.) — P. de Saint Aubin.
Précieux autographe, le plus important de la collection de M. Alfred Bovet. Jean Monchaingre et Angélique Meunier, sa femme, reconnaissent avoir emprunté à Charles Rollet, procureur au Parlement de Paris, une somme de trois cents livres remboursables dans le délai de six mois. Ils consentent que le dit créancier touche la dite somme des mains de Michel Baron, comédien de la troupe du Roi, qui leur doit trois cents livres pour une vente d'habits. Molière se porte garant pour son ami Baron, o Pourquoy Jean-Baptiste Pocquelin, sieur de Molière, a respondu verballement et en tant que besoin seroit iceux sieur et damoiselle débiteurs font par ces présentes cession et transport audit sieur Rollet avecq promesse de garentie, à ce faire estoit présent et intervenant ledit sieur Poquelin, sieur de Molière, demeurant rue Saint Thomas du Louvre, paroisse Saint Germain l'Auxerrois, lequel a promis et s'est obligé et oblige envers ledit sieur Rollet, solidairement pour et avecq lesdits sieur et damoiselle de Fillandre, luy seul pour le tout, sans division ny discution et fidejussioii, renonceans aux bénéfices et exceptions des dits droits, de bailler et payer ladite somme de trois cens livres à iceluy sieur Rollet ou au porteur en cette dite ville dans le temps de six mois prochains d'huy... » — A la suite est un second acte par lequel Rollet reconnaît, le
3 juin 1673, avoir reçu de Michel Baron la somme de trois cents livres mentionnée dans l'acte précédent, plus les intérêts de la dite somme et les dépens qui lui ont été adjugés par sentence du Châtelet rendue à rencontre de la veuve de Molière. " Ce faisant consent et accorde que ladite sentence, poursuites et procédures faites pour parvenir à l'obtention d'icelle, soient et demeurent nuls comme non advenus, déclarant ledit sieur Rollet a/oir mis ès mains dudit sieur Baron la grosse de ladite obligation comme acquitée. » — (Comme on le voit, cette pièce avait été remise à Baron qui la garda et dans les papiers duquel elle fut heureusement retrouvée.)
680.-* PELLISSON FONTANIER (Paul), écrivain distingué, membre de l'Académie française ( 1 (353), historien de cette compagnie, premier commis de Loucquet, dont il partagea la disgrâce et en faveur duquel il adressa au Roi d'éloquents mémoires, historiographe de Louis XIV, n. à Béziers, 3o octobre 1624, m. à Paris, 7 février i6<p. D'une famille protestante, il se convertit au catholicisme en 167g et entra dans les ordres.
L. A. S. (à Madame de Pomponne); Saint-Germain en Laye, 19 novembre 1679, 2 p. pet. in-4. Coll. de la marquise de Barol avee notice autographe de Silvio Pellico.)
très belle lettre sur le bruit qui court concernant M. de Pomponne. 11 demande des nouvelles précises et se tient prêt à partir pour Paris, si sa présence peut, être utile. — (Simon Arnauld, marquis de Pomponne, secrétaire d'État aux affaires étrangères depuis 1671, était en ce moment même privé de ses fonctions par suite des intrigues de Colbert et de Louvois.)
4 681 + CORNEILLE (Thomas), poète dramatique, frère de Pierre Corneille, auquel il succéda à l'Académie française (i685), n. à Rouen, 20 août i()25, m. aux Andelys, 8 octobre 170c).
P. S., sur vélin; Paris, 6 janvier 1703, 1 p. in-4 oblong. — P. de Saint-Aubin.
Reçu de cent vingt-cinq livres pour un semestre d'une icnte constituée sur les aides et gabelles le 2 juin 1700. Il prend le titre de directeur de l'Académie française.
REÇU DONNÉ PAR LA FONTAINE Numéro 678.