ACTE SIGNE PAR MOLIÈRE - FRAGMENT Numéro (57g
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4 682 'r NICOLE (Pierre), célèbre théologien et moraliste, solitaire de Port- Royal, n. à Chartres, 19 octobre 1625, m. à Paris, 16 novembre i6q5.
L. A. S. à M. de Beaùbrun; ce dimanche 25 février (vers 1687), 1 p. 1-/4 . iri-8, cachet brise. (Coll. Gilbert. I — P.
Belle lettre où il le remercie de lui avoirtrouvé un logement à Corbeil. Il ne pourra donner une réponse définitive qu'après avoir vu par lui-même ce qui lui est offert.
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-: 683 SEVIGNÉ (Marie de Rabutin-Chantal, marquise de), la plus célèbre de nos épistolaires, petite-fille de sainte Jeanne de Chantai, n. à Paris, 6 février 1626, m. au château de Grignan (Drôme), 18 avril i6q6.
L. A. à la comtesse de Guitaut; mercredi des Cendres, 5 p. in-8, trace de cachet. — P. de Masquelier.
Précieuse lettre, adressée à une de ses meilleures amies et dont voici le texte :
« Vous ne voulez donc pas venir au sermon du père de la Rue à Saint-Paul. C'est pourtant un jésuite qui a fort contenté les courtisans à Versailles. Si vous ne voulez pas et que vous aymiez mieux un de vos chanoines, ou M. Nicole ou M. Le Tourneur, faites moi donc tenir icy deux mil francs que mon fermier me garde entre ses mains et qu'il n'ose confier aux marchands de Semur qui n'osent plus se fier à ceux de Paris, et qui fassent que présentement sans aucune pudeur on refuse quasy toutes ces lettres de change. Ces vendeurs de mouton sont des vilains, qui nous font enrager, et je ne puis pas mesme attendre jusques à Pâques, car mes besoins sont quasy aussy pressans que ceux des pauvres à qui on donne du blé. Que feray je donc, ma chère Madame, vous estes mon secours en toutes occasions; ne pouriez vous point, vous qui savez que mon argent est là, me le faire donner par le moyen de M. de Caumartin, que sçay-je ce que je dis ; enfin, Madame, ayez pitié de moy. consolez-moy au moins, exortez-moy au jeusne, afin de diminuer mes besoins. Je vous envoyé M. Boucard pour trouver quelque remède pront à mes peines, je suis absolument à vous, plus entestée de vostre mérite que jamais par la connoissance que j'ai des autres femmes, enfin vous me paraissez comme il n'y en a point.
« Mon cure est-il content de mon obéissance? »
-> 684 :- SÉVIGNÉ (Marie de Rabutin- Chantal, marquise de).
P. A. S.; Vitré, 8 octobre 167Q, 1/2 p. in-4. /Coll. B. Fillon.) — P.
Certificat constatant l'identité de Françoise Cronier à laquelle elle a fait accorder par les États de Bretagne un secours de cinquante livres, en la recommandant à la duchesse de Chaulnes.
-: 685 > BOSSUET (Jacques-Bénigne), évêque de Meaux(i68i), un des plus grands écrivains et orateurs du siècle de Louis XIV, membre de l'Académie française (167 1), n. à Dijon, 28 septembre 1627, m. à Paris, 12 avril 1704.
L. A. S. à l'abbé Renaudot (Eusèbe, théologien et orientaliste, membre de l'Académie française, n. 1646, m. 1720); Paris, lundi soir (i6q5), i p. pet. in-4, cachet. (Coll. de Biencourt.) — P.
Précieuse lettre rclalixc à P.oilcau ci dont voici le texte: « Si je m'estois trouvé ici, Monsieur, quand vous m'avez honoré de vostre visite, je vousaurois proposé le pèlerinage d'Autueil avec M. l'abbé Boyleau pour aller entendre de la bouche inspirée de M. Despréaux l'hymne céleste de l'amour divin.C'est pour mercredi. Je vous ''SR'^fâ'I^W invite avec luy à disner, après " vf^^j^f nousirons.Je vous en conjure.» *"