PIÈCE DE VERS DE THÉOPHILE GAUTIER
Numéro 913.
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•5 916 ■* LAPRADE (Pierre-Marin-Victor Richard de), poète, membre de l'Académie française ( 1 858), n. à Montbrison, 1 3 janvier 1812, m. à Lyon, 1 3 décembre 1 883. i° L. A. S. à M. de Vaussay, à Paris; Lyon, 16 janvier 1 863, 3 p. in-8, enveloppe et cachet. — P.
lielle lettre ou il le remercie de l'envoi de sa brochure contre Le Fils de Giboyer (la célèbre comédie d'Emile Augier). Il parle ensuite de l'impression d'un de ses ouvrages et se livre à des considérations politiques. « Tout présage une politique endormeuse pour cette session et cette année. Les avertissements seuls ne s'endormiront pas et l'on réduira les journaux à l'agonie pour le moment des élections. Après les élections, si elles n'amènent pas un plus grand nombre d'indépendants, ce sera pire encore. La presse d'aujourd'hui est libre à côté de ce qu'elle sera quand l'édifice sera couronné d'un nouveau corps législatif composé d'écuyers et de chambellans...» — (Laprade avait été révoqué, le 14 décembre 1861, de sa chaire de littérature française à la Faculté de Lyon, pour une satire politique publiée dans le Correspondant.)
2° Fragment d'un adieu à la Muse, pièce de vers autographe signée; octobre 1877, 2 p. 1/2 in-4.
Superbe pièce composée de quinze strophes et qui est une sorte de testament littéraire. Voici les deux dernières : « J'ai fait ce que j'ai pu ! Languissante et fragile « Qu'importe si la foule ignore mes ouvrages !
« Ma fibre a sous tes doigts faiblement résonné: 0 Tu ne m'as rien dicté qui me laisse un remords,
n J'ai confessé, du moins, la France et l'Evangile. « Et nul fantôme impur évoqué de mes pages
(i J'ai fait ce que j'ai pu !... Je serai pardonné. u Ne troublera mon âme à l'heure de la mort.»
4- 917 * VEUILLOT (Louis), célèbre écrivain et polémiste, un des chefs du parti
ultramontain, n. à Boynes (Loiret), 11 octobre i8i3,m. à Paris, 7 avril 1 883 .
L. A. S. (au comte Luigi Cibrario, célèbre historien piémontais) ; Paris, 8 mai 1 85 3 , 4 p. in-8. — P.
Epitrc des plus curieuses et des plus caractéristiques. Il se réjouit de ce que l'abbé Mallard s'occupe de parler de la poésie du cloître, mais ce qu'il désire voir surtout, c'est l'histoire de la pensée. « Voilà l'ouvrage qui manque le plus à notre temps. On a bien fait le roman de la pensée, on le recommence tous les jours sur le ton de l'apothéose. Son histoire, sa véritable histoire est inconnue, comme celle de tous les tyrans qui sont encore dans l'insolence de leur triomphe. Je vois avec une très grande joie, par quelques mots de votre lettre, que vous traiterez ce grand sujet avec tonte l'indépendance d'un esprit qui s'est affermi sur la base de l'unique vérité. La manière dont vous envisagez le dix-huitième siècle répond à toutes mes convictions, le siècle le plus méprisable de l'histoire, et l'on
effréné de la pensée l'a fait tomber au dernier degré v - - » - '
de l'abjection. J'ai dit un jour que l'on ferait le ✓ f
blason de ce siècle en dessinant la guillotine sur le / fatras de l'Encyclopédie. Si vous lisez les Libres ~7 s//*~?s
penseurs, vous n'y verrez rien qui puisse vous aider l/i/ lA/tj
dans votre travail, mais vous verrez que c'est un travail que je désirais. Il y a un chapitre sur la nécessité de peindre tels qu'ils ont été, d'après leurs mémoires autobiographiques et leurs ouvrages, tous les docteurs de la philosophie ; et j'avance qu'en leur appliquant le code pénal, même tel qu'ils l'ont fait, aucun n'échapperait aux galères. 11 me semble que vous n'êtes pas loin de conclure comme moi. n
•> 918 <- RAVAISSON (Jean-Gaspard-Félix), célèbre philosophe spiritualiste et écrivain sur les Beaux-Arts, membre de l'Institut, n. à Namur, 23 octobre i8i3.