L. A. S. à un érudit; 20 avril 1849, 2 p. in-8. — P
iix-hui-
Jolie lettre relative a la communication d'un manuscrit, qu'il ne peut mettre à la disposition de son correspondant qu'après délibération de la commission des bibliothèques.
* 919 v BLANC (Auguste-Alexandre-Philippe-Charles), l'historien des peintres, l'auteur de la Grammaire des arts et du dessin, membre de l'Académie française (1876), n. à Castres (Tarn), i5 novembre i8i3,m. à Paris, 17 janvier 1882.
i° 1.. A. S. à M. de Lassabathie, administrateur du Conservatoire ; Paris, 27 nov. 1868, 1/2 p. in-8.
S. vi
Curieuse e'pître sur son élection comme membre libre de l'Académie des Beaux-Arts (en remplacement du comte Walewski). « Je vous dois l'héroïque effort qu'a fait Berlioz pour aller me donner sa voix. Je ne l'oublierai jamais. » — (L'illustre compositeur Berlioz était alors très malade ; il mourut le 9 mars suivant.)
2° L. A. S. au ministre de l'Instruction publique (Waddington, qui n'occupa cette fois le ministère que du 19 au 25 mai); Paris, 22 mai 1873, 1 p. in-8, tête imprimée de la direction des Beaux-Arts.
Intéressante lettre d'envoi d'une note qu'il lui a demandée, u L'idée de la séparation des théâtres et du Conservatoire alarme tout le monde. Ambroise Thomas en est malade. Permettez-moi d'insister auprès de vous pour que vous insistiez auprès du Conseil, quand le moment en sera venu.» — (Deux jours après cette lettre, Thiers donna sa démission et le ministère fut changé. Charles Blanc, cependant, garda la direction des Beaux-Arts jusqu'au 24 décembre 1873, époque où il fut révoqué et remplacé par M. de Chennevières.)
^ 920 i' ACKERMANN (Louise-Victorine Choquet, dame), célèbre femme poète, n. à Paris, 3o novembre 1 8 1 3 .
Pièce de vers autographe signée, 8 p. in-8.
Belle pièce contenant trois poèmes : l'Idéal, Dapltné, L'Homme. Le premier commence ainsi: « Idéal! idéal! sur tes traces divines u Combien déjà se sont égarés et perdus ! « Les meilleurs d'entre nous sont ceux que tu fasci <i Ils se rendent à toi sans s'être défendus. »
921 •* PONSARD (François), poète, auteur de Lucrèce, membre de l'Académie
française (1 855), n. à Vienne (Isère), 1 juin 1814,1x1. à. Passy (Seine), 7 juillet 1867.
L. A. S. à Jules Janin (le célèbre critique); Vienne, 6 septembre ( 1 865), 2 p. in-8. — P.
Très intéressante lettre sur sa pièce le Lion amoureux. Il a repris courage. « Il va, il va; je ne sais pas pourquoi je m'en étais dégoûté; tu l'as remis en faveur auprès de moi; j'ai laissé de côté toute autre ménagerie; ce n'étaient que des bêtes timides auprès de lui. J'ai repris le lion; il va, il rugit, il caresse. Nous nous sommes associés définitivement et nous avons franchi ensemble toutes les limites de l'indécision. Nous vivrons désormais ou mourrons ensemble. Eh bien! si je tombe, on verra au moins que j'ai lutté et travaillé. » Il mande ensuite qu'il a communiqué au prince Napoléon le manuscrit de son Galilée. Le prince veut faire jouer ce dialogue philosophique dans ses salons. « Pourquoi pas? Je ne puis guère espérer de le faire jouer dans un théâtre. La censure est suspendue sur notre tête. Et puis l'intrigue est bien mince; les développements astronomiques sont bien longs. Ne vaut-il pas mieux juger d'abord de l'effet dans un simple salon? Qu'en dis-tu ? Songe d'ailleurs que le prince est un de ceux qui m'ont prêté dix mille francs dans la souscription imaginée, commencée et présentée par Bixio. n — (Galilée fut représenté au Théâtre-Français en mars 1867 et obtint peu de succès.)
•3- 922 -s- QUICHERAT (Jules-Etienne-Joseph), célèbre érudit et écrivain, un des maîtres de l'archéologie moderne, historien de Jeanne d'Arc, directeur de l'École des Chartes, n. à Paris, i3 octobre 1814, m. dans la même ville, 8 avril 1882.
L. A. S. à Em. de La Bédollière (rédacteur du Siècle, n. 18 12, m. 1 883) ; (Paris, 1849), 2 p. 1/2 in-8.
Très belle lettre d'envoi de ses Aperçus nouveaux sur l'Histoire de Jeanne d'Arc. Il le prie de faire sur ce travail un article dans le Siècle. « Par des arguments invincibles, je démontre deux choses : i<> Que la Pucelle a été l'instigatrice d'un mouvement populaire qui s'est effectué en dépit de Charles VII et de son gouvernement, et qu'elle n'a rien fait qui n'ait excité les criailleries et l'opposition des burgraves de son temps; 2° que l'odieux de sa mort, au lieu d'être rejeté sur deux ou trois pauvres chenapans qui n'ont pu s'en défendre, doit retomber uniquement sur le compte d'une jurisprudence abominable que des insensés ont le triste courage de glorifier encore à l'heure qu'il est. Voilà ce dont je crois qu'il faut instruire le peuple, pour qu'il sache une fois de plus comment les héros les plus accomplis risquent d'être traités par les gouvernements qu'on appelle réguliers et stables. »
S. vi
-> 923 s- SOULARY (Joseph-Marie, dit Joséphin), célèbre poète, le roi des sortnettistes, n. à Lyon, 23 février 181 5. Son sonnet les deux Cortèges est populaire.
L. A. S. (au poète Anatole France); Lyon, 19 juillet 1878, 3 p. 1/2 in-8. — P.
Très jolie lettre d'envoi de trois sonnets qu'il transcrit à la suite de sa lettre et dont voici les titres : .1 M. H. Messier, bibliothécaire en chef de la ville de Bordeaux ; — A M. le baron de Walckenaër ; — /.c".ç Baladins de la phrase.
4-924-5- SCHERER (Edmond-Henri-Adolphe), théologien protestant, publiciste
et critique érriinent, un des chefs du parti libéral, sénateur, n. à Paris, 8 avril i8i5.
L. A. S. à M....; Versailles, 14 juin (après 1871), 1 p. in-8.
11 s'empresse de l'informer qu'il n'est pas Alsacien et qu'il ne connaît pas la personne qui porte le même nom que lui et dont on lui demande l'adresse.
* 925 * LABICHE (Eugène-Marin), un de nos meilleurs auteurs comiques, l'auteur de la Cagnotte, membre de TAcadémie française (1880), n. à Paris, 5 mai i8i5.
L. A. S. (à Léon Dormeuil, directeur du théâtre du Palais-Royal); Paris, 1 8 mars 1861 , 1 p. 1/2 in-8. — P.
Belle lettre relative à une pièce en trois actes qu'il prépare pour le théâtre du Palais- Royal et dont il s'engage à livrer le manuscrit à la fin de décembre de cette même année.
* 926 <- BERSOT (Pierre-Ernest), célèbre philosophe et publiciste, directeur de l'Ecole normale, membre de l'Institut, n. à Surgères (Charente-Inférieure), 22 août 1 8 16, m. à Paris, 1 février 1880. L'héroïsme avec lequel il supporta les rudes souffrances d'un cancer à la joue et accueillit la mort, a excité une admiration universelle.
L. A. S. à un confrère; Paris, 9 novembre 1872, 2 p. in-8, tête imprimée de l'Ecole normale.
Jolie lettre ou il le félicite du beau compte rendu qu'il a fait du discours du ministre
927 ~<- LECONTE DE LISLE (Charles-Marie-René), un des maîtres de la poésie française au dix-neuvième siècle, l'auteur des Poèmes barbares, des Poèmes antiques et des Erynnies, n. à Saint-Paul (île de la Réunion), 23 octobre 1818.
Co^a et Borgia, pièce de vers autographe signée, 10 p. in-4. — P. gravé à l'eau-forte parRajon.
Superbe pièce. Fragment des États du Diable qui commence ainsi : « Sang de Dieu, Balthazar, cette harangue est forte... «
4 928 + BUCHON (Max), le poète et le romancier populaire de la Franche-Comté,
dont il a peint avec amour les paysages et les mœurs, traducteur de Jeremias Got-
thelf, n. à Salins (Jura), 8 mars 181 8, m. dans la même ville, 14 décembre 1869.
1.. A. S. à M. Ch. Bovetde Murait, à Boudry (Suisse); Salins, 5 janvier 1 858, 1 p. 1/2 in-8.
Jolie lettre relative à des articles qu'il publiait dans la Revue Suisse sur le romancier Jeremias Gotthelf (Bitzius), et à sa traduction projetée des œuvres du même auteur. « Je tiendrai à voir par moi-même à Paris , quel parti je pourrai tirer de Gotthelf en librairie, je n'espère pas grand chose.... M. Félix is/hte' ^Vr^^^**5""""- ( Bo\ et) m'a fait espérer son intervention auprès du gendre de Bitzius pour obtenir par lui à mon / -S profit, carte blanche pour une traduction, au cas où je trouverai à la loger a Paris. » e*-—