L. A. S. à Dormeuil (directeurdu Palais-Royal), 3 p. in-8. y
Intéressante lettre toute relative à une de ses pièces, qu'il désire ne pas /y J^t>^*^^- < voir représenter à l'époque des élections.
948 r- PRESSENSÉ (Edmond Dehault de), célèbre théologien protestant et homme politique, savant historien de la primitive Église, l'éloquent défenseur de la liberté religieuse à l'Assemblée nationale et au Sénat, n. à Paris, 7 janvier 1824.
P. A. S.; Paris, 7 juillet i883, 1 p. in-8.
Jolie pièce écrite pour un amateur. C'est la conclusion de la préface de la septième édition de sa Vie de Jésus. En voici le texte : « La crise des esprits est aussi grave aujourd'hui qu'il y a dix-huit ans, lors de la première apparition de ce livre. Puisse-t-il, après avoir été mis à jour en quelque sorte, rendre encore quelques services a la cause de l'éternel Evangile qui m'apparait toujours plus divin en avançant dans la vie. »
* 949 ^- DUMAS (Alexandre), fils du grand romancier, un de nos meilleurs auteurs dramatiques et écrivains, auteur de la Dame aux Camélias, du Demi-Monde et de l'Étrangère, membre de l'Académie française (1874), n. à Paris, 28 juillet 1824. i° Dessin à la plume signé Dumas fils; mai 1857, 1 p. in-fol. — P. avec signature autographe.
Ce curieux et spirituel dessin contient une dizaine de croquis de têtes d'hommes ou de femmes aux types les plus variés.
2° L. A. S. à son père (le grand romancier); (Plombières, août 1867), 3/4 de p. in-8.
Charmante épitre. « Mon cher père, c'est à Plombières que je reçois ma nomination d'officier. C'est une occasion de t'embrasser, et ces occasions-là sont devenues assez rares depuis quelque tems pour que je ne laisse pas échapper celle-ci. Donc, je. t'embrasse de tout mon cœur. « — (Il avait été nommé officier de la Légion d'honneur le 7 août 1867.)
-> 950 -c- DUMAS (Alexandre).
i° L. A. S. à un ami ; (le Puys, près de Dieppe, octobre ou novembre 1870), 7 p. 1/2 in-8.
Épitre des plus curieuses ou il dément le bruit de la mort de son père. Il donne les détails les plus précis sur l'état de santé et sur les laits et gestes du grand romancier. « Il mange bien et dort, ne se préoccupe de rien, déclare qu'il se trouve à merveille ou il est et ne demande pas autre chose. Figurez-vous un besoin de repos égal au travail accompli. Il regarde la mer, il joue avec les enfans, mais il ne se souvient plus de lui. 11 est le seul qu'il ait oublié... n II parle des Prussiens qui étaient dans leur droit jusqu'à Sedan, mais qui, depuis, sont dans leur tort. Il prévoit une revanche éclatante dans dix ans.