‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 155 sur 312 · LETTRE DE REUCHLIN A AURÈLE QUESTENBERG · texte numérisé non relu

LETTRE DE REUCHLIN A AURÈLE QUESTENBERG

Numéro 981.

FRAGMENT

si

* 983 -s- AMSDORFF (Nikolaus von), célèbre et savant théologien, un des premiers et des plus zélés collaborateurs de Luther, qui le fit élever à l'épiscopat de Naumbourg, principal fondateur de l'Université d'Iéna, n. à Zschepa, près de Grimma, 3 décembre 1483,111. à Eisenach, 14 mai 1 565.

L. A. S. au prince Wolfgang d'Anhalt; Goszlar, 10 mars 1 53 1 , 1 p. in-fol.. cachet. Très rare.

Précieuse lettre où il expose que Ott Zander, bourgeois de Goszlar, a quatre-vingts florins de rente sur l'hôtel de ville de Zerbst et qu'il a besoin de ce revenu pour vivre, ayant une femme et sept enfants à nourrir. Amsdorff prie en conséquence le prince de forcer la municipalité de Zerbst de payer à Zander la rente qu'elle lui doit.

* 984 •* BUGENHÂGEN (Johann), dit Pomeranus, grand théologien et historien, fidèle collaborateur et ami dévoué de Luther, qu'il aida dans la traduction de la Bible, n. à Wollin, 24 juin 1485, m. à Wittenberg, 20 avril 1 558.

P. A. S. JOHANNES BUGENHAGEN POMERANUS,

en latin; 16 août 1. 5 5 7 , 1 p. in-8. Rare. — P.

Belle pièce d'album contenant des sentences évangéliques.

■5- 985 HUTTEN (Ulrich von), illustre poète, écrivain satirique et polémiste, l'ardent et généreux promoteur de la Réformation, ami et émule de Luther et de Sickingen, le mordant auteur du Phalarismus et du Triumphus Capnionis, n. à Steckelberg, 21 avril 1488, m. dans l'île d'Ufenau (lac de Zurich), 1 septembre i523.

L. A. S., en latin, à Wolfgang-Fabrice Capiton (le célèbre théologien); Fulda, 5 des calendes de septembre (i520 ?), 3/4 de p. in-fol., trace de cachet. Pièce de la plus grande rareté. — P.

Très précieuse lettre où il lui recommande chaudement son ami Crotus Rubianus (professeur de langue latine à Fulda et collaborateur de Hutten). « Hic ille est Crotus, Capito, illœ olim deliciœ meœ, ille mihi unus omnium qui usquam sunt,

amicorum carissimus, quem toties commendavi tibi Scriptor est egregius, conversatur vero suaviter et moribus est

admodum jucundis, sermone vero ita facetus, ut possis hoc in génère prceferre eum omnibus. » Il répond ensuite en ces nobles termes à la lettre de Capiton qui l'exhortait à la paix : « Ego ne sic Germaniam commovi dictis ac scriptis ut ad primum quemque impetum victus concidem ? Et qui alios, ut rem non necessariam tantum sed longé etiam pulcherrimam gerere aggrediantur, tanto conatu exhortatus sum, ipse ab eo tam ero alienus ? Non, Capito, non, si me tristis etiam exitus maneat. Atque ut scias quo sim animo, prius omnia expertus fuerim quam ab his desistam ceptis. Imo vero prius occiderit Huttenus quam regnantibus in Germania curtisanis eamque misère dispoliantibus Romanis archityrannis, ipse sedere possit et tranquillus vitam agere possit ac pacem colère. Non poterant hi oculi spectare indignitatem hanc, non hae ferre aures! Implorât brachium seculare decimus Léo, quanto cum terrore, sed quam nullo meo cum metu. Ipse contra brachium Domini, id est verbum

Dei, vocabo in auxilium... » Il demande, en ter- « ■'fi ai

minant, si Érasme a écrit à Thomas Morus.— il • / il (/ 1 /" >

(Cette lettre de Hutten a probablement été écrite £ t/'WV» f~J-t*&t***«4 WJ '. \jM>Uf0*v1

en 1 520, alors que Léon X avait demandé l'ex- J /

tradition du vaillant champion de la Réforme.)

986 --s- JONAS (Justus), célèbre réformateur, un des plus actifs collaborateurs de Luther et de Melanchthon, dont il popularisa le plus les œuvres, 11. à Nordhausen, 5 juin 1493, m. à Eisfeld, 9 octobre 1 5 5 5 .

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