‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 17 sur 312 · L. A. S., en français, à son fils le · texte numérisé non relu

L. A. S., en français, à son fils le

prince de Piémont (depuis Charles-Emmanuel I); (1579), 3/4 de p. in-fol., cachets. Très rare. (Coll. de la marquise de Barol, avec notice autographe de Silvio Pellico.) — P.

Très belle lettre où il lui donne des nouvelles de sa santé. Il ne sait, à cause du mauvais temps, quand il pourra l'aller voir. 11 espère cependant queletemps va se mettre au beau.

CHEFS DE GOUVERNEMENT

* 85 ^ MARGUERITE DE FRANCE, n. à Saint-Germain-en-Laye, 5 juin i523, fille du roi François I, femme du précédent ( 1 55g), protectrice de Ronsard, m. à Turin, 14 septembre 1574.

L. A. S. à Monsieur (son neveu le duc d'Anjou, depuis Henri III) ; (octobre ou novembre iS~]o), 3/4 de p. in-fol. — P.

Superbe lettre où elle s'excuse de ne pouvoir assister aux noces du Roi son neveu (Charles IX). « Monsieur, encores que je ne vous aye jamays faict service qui mérite d'employer vostre bonté, si est-ce que j'ose bien prendre la hardiesse de vous suplier très humblement de me voulloir ayder à m'cxcuser envers le Roy de ce que je ne me puys trouver à ses nopces, suyvant le commandement qu'il luy a pieu m'en faire par M. d'Asserac, et l'asseurer, s'il vous plaist, Monsieur, qu'il n'y a vie, biens, ny aultre chose qui me peust garder d'i aller quant je luy penserois faire très humble service, mais ce qui m'en faict excuser plus librement, c'est que je suis certaine que ce qu'il en a fait a esté plus pour mon contantement et pour m'onorer d'une si heureuse et y agréable nouvelle que y- /

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tendu aussi que le temps est bien fort bref... . »

— (Charles IX épousa Elisabeth d'Autriche, fille de l'empereur Maximilien II , le 26 novembre 1570.)

-h 86 + CHARLES EMMANUEL I, n. à Rivoli, 12 janvier i5Ô2, duc de Savoie (i58o), fils des précédents, dit le Grand, m. à Savillan, 26 juillet i63o.

L. A. S. à l'infante sa femme (Catherine d'Autriche, fille du roi d'Espagne Philippe II, qu'il avait e'pouséeen 1 585); Laneborgo (?), 3 mars 1 58g, i

Superbe lettre où il raconte à sa femme ses faits et gestes.

Intéressants détails.

* 87 ■+ CHARLES ALBERT, n. à Turin, 2 octobre 1798, roi de Sardaigne (27 avril 1 83 1), vaincu parles Autrichiens le 23 mars 1849, m- à Oporto, 28 juillet 1849.

L. A.' S., en français, au marquis (de la Maisonfort) ; Pise, 4 janvier 1822, 1 p. 3/4 in-4. — P.

Il le remercie des preuves d'affection qu'il lui a données. « Les paroles flatteuses dont vous avez bien voulu vous servir sur les sentimens de Sa Majesté le Roi de France à mon égard sont infiniment précieuses à mon cœur; mon désir fut toujours et est plus que jamais de me rendre digne et de mériter par ma conduite l'estime et la protection d'un monarque aussi vénéré par sa puissance que par sa profonde sagesse. 11 11 annonce ensuite la mort du prince Clément de Saxe, décédé le matin même à trois heures, après deux jours de maladie.

*88* VICTOR EMMANUEL II, n. 14 mars 1820, roi de Sardaigne (1849), fils du précédent, premier roi d'Italie (27 marsi86i), m. à Rome, 9 janvier 1878.

L. A. S., en français, à l'empereur Napoléon III ; Palestro, 3i mai i85g, 10 heures du matin, 1 p. pl. in-8, tête impr. — P.

Précieuse lettre écrite après le combat de Palestro et l'avant-veille de la bataille de Magenta. En voici le texte : « Monsieur mon frère. Je viens de recevoir votre lettre ici à Palestro. Je ferai exactement comme vous me dites. Le corps d'armée du maréchal Canrobert passe la Sesia avec un pont seul. 11 ne sera en position qu'à deux ou trois heures de l'aprèsmidi. J'entends le canon vers Confienza. Je vais m'informer de ce que c'est. Je suis de Votre Majesté Impériale, le bon frère » Palestro, le 3i mai i85q, à 10 heures du matin. » « Victor Emanuel. »

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