‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 178 sur 312 · LETTRE DE JOHN LOCKE A NICOLAS TOINARD · texte numérisé non relu

LETTRE DE JOHN LOCKE A NICOLAS TOINARD

Numéro 1129.

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S. vi

-s n32 * ADDISON (Joseph), célèbre poète, publiciste et auteur dramatique, l'heureux et spirituel auteur du Spèctator, n. à Milston (Wiltshire), i mai 1672, m. 17 juin 17 19. Sa tragédie de Caton fut à la fois un événement politique et littéraire, car son succès fut un triomphe pour le parti des Whigs.

P. S., signée aussi par trente-trois autres personnes, parmi lesquelles Richard Steele (célèbre publiciste, ami et collaborateur d'Addison, n. 167 1, m. 1729), et James Drake (médecin et pamphlétaire, n. 1667, m. 1707) ; 18 décembre 1704, 1 p. in-fol. — P.

Belle pièce. Certificat de bonne conduite délivré à Margery Maplesdon, ci-devant vivandière du champ-clos de la garde. 1 ^v J ( NjT" — "L J <^

+- 1 1 33 s- BOLINGBROKE (Henry Saint-John, vicomte), célèbre écrivain et homme d'État, n. à Battersea, i octobre 1678, m. dans la même ville, 12 décembre 176 1 .

L. A., en français, à l'abbé Alary (de l'Académie française); 18 juin 1721, 2 p. 1/2 in-4. ■ — ■ P.

Superbe lettre, écrite pendant son exil en France et qui peut être considérée comme signée, son nom se trouvant dans le corps de la lettre. Ayant été pris de la fièvre à Sens, il a dû abandonner le dessein de repasser par Paris. Il a gagné la source au plus tôt et il y est établi. « Je m'amuse assez agréablement à mettre la dernière main à ma petite, mais gracieuse maison. J'y vivray et j'y mourray peut-être. Si les affaires tournent autrement, la dépence que j'y fais ne sera pas en pure perte. Elle sera le monument de

mon exil. 11 y a un en- yC fj ^ y

droit qui demande deux , S7 /l* sf s

inscriptions et je vous en- a3-t S " sis' C^1

voye ce que je viens de griffoner dans cet esprit.

Examinez les à tête reposée , rognez , rayez , changez sans miséricorde. » Bolingbroke transcrit ensuite les inscriptions latines, dans lesquelles il a écrit sonnom.

4- ii 34^ YOUNG (Edward), célèbre poète et auteur tragique, dont la suite de poèmes intitulés les Nuits est devenue justement classique, n. à Upham, près de Winchester, juin 1684, m. à Wellwyn (comté de Hertford), 12 avril 1765.

L. A. S. à madame Haviland, à Dundee; Wellwyn, 3 novembre 1748, 2 p. in-4. Déchirures près de l'adresse. Rare. (Coll.

Charles de Halm.)

Belle lettre où il félicite sa chère enfant d'avoir échappé à tout accident pendant son long voyage, et il espère qu'elle se reposera confortablement à Dundee. Les journaux disent qu'il ne reste plus que trois régiments en Ecosse et que les autres vont partir bientôt pour l'Irlande.

Quoiqu'il arrive, il la prie de se souvenir qu'elle a un refuge à Wellwyn. Détails intimes.— (Les autographes d'Edward Young sont rares et recherchés. Celui-ci est remarquable par son texte.)

4- ii 35 s- POPE (Alexander), illustre poète, traducteur d'Homère, auteur de la Lettre d'Héloïse à Abélavd, n. à Londres, 22 mai 1688, m. àTwickenham, 3omai 1744. L. A. S. à Buckley; lundi, 3/4 de p. in-4. — P. de Le Beau d'après Kneller.

Très jolie lettre, dont voici la traduction : « Je vous suis très obligé de votre aimable lettre; et tout prêt (je vous assure) à accepter l'invitation de dîner avec vous; mais comme vous êtes un homme d'affaires et moi un homme très paresseux ce qui fatigue autant (as you are a raan of business, and I a man of raany Idlenesses, which takes one as much), je ne voudrais pas vous dire que je serai demain chez vous à Little Britain, à moins qu'il soit plus commode pour vous d'être alors à la maison au lieu d'être dehors? S'il en est autrement qu'aucun de nous ne blâme l'autre. »

•s- 11 36 -4- RICHARDSON (Samuel), un des maîtres de la littérature anglaise, l'auteur si justement admiré de Paméla, de Clarissa Harlowe et de VHistorv ofsir Charles Grandison, n. dans le comté de Derby, 1689, m. à Londres, 4 juillet 1761. L. A. S. à miss Grainger; 2 novembre 1750, 1 p. pl. in-4. — P.

Charmante lettre dans laquelle il lui dit qu'il est content d'elle et lui demande la permission de critiquer ce qu'il ne trouve pas bien; quoiqu'il ait beaucoup plus à louer qu'à blâmer. Il est enchante de la citation de Rollin et l'en remercie. « The charge 1 made against you for regretting the misplaced esteem of the generality of the Beau Monde as the Petits Maîtres

and the mère Idolls, call one another parts of his ingenually acknowledge and prettily accounted for. » « Le reproche que

je vous ai adressé pour regretter l'estime déplacée du Beau Monde tels que les Petits Maîtres et les simples poupées (idoles) demande à être reconnu et on s'en rend assez bien compte. «

-: ii 37 FIELDING (Henry); illustre écrivain, romancier et auteur dramatique, auteur de Joseph Andrews et de Tom Jones^ n. à Sharpham-Park, 22 avril 1707, m. ù Lisbonne, 8 octobre 1754.

P. S.; Londres, 3i décembre 1753, i p. in-fol., cachet-camée. Rare. — P.

Très jolie et rare pièce. Obligation de la somme de mille huit cent quatre-vingt-douze livres sterling souscrite par Fielding en faveur d'André Millar (l'éditeur de Tom Jones).

4 11 38 f REID (Thomas), le célèbre philosophe écossais, auteur des Recherches sur l'esprit humain d'après les principes du sens commun et des Essais sur les facultés intellectuelles de l'homme, réfutateur des doctrines de John Locke et de David Hume, n. à Strachan, près d'Aberdeen, 2(3 avril 1 7 10, m. à Glasgow, 7 octobre 1796. L. A. S. au docteur William Hunter, à Londres; Glasgow, 3o septembre 1788, 1 p. 1/2 in-4. Rare.

Très belle lettre. Il l'informe que son fils George Reid, depuis son arrivée à Cork, le 28 mai, a eu sous ses ordres quatre compagnies des 42» et 710 régiments; qu'il s'est embarqué avec elles le 23 juin pour Saint-Jean Terre-Neuve; que le gouverneur de la colonie, qui ne semble pas aimer les Ecossais, lui dit qu'il pourrait être un imposteur, puisqu'il n'a pas de brevet ou de commission à montrer. «For my part I am so ignorant in thèse matters as not to know wiiere or from whom he should have his warrant. — Pour ma part, j'ignore tellement ces choses que |e ne sais où m'adresser et à qui pour obtenir son brevet. » Il prie donc le docteur de vouloir bien s'occuper de cet objet et termine en faisant l'éloge de son fils.

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