‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 179 sur 312 · LETTRE D'ALEXANDER POPE A BUCKLEY · texte numérisé non relu

LETTRE D'ALEXANDER POPE A BUCKLEY

Numéro ii35.

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S. vi

-> 1 1 3q -s- HUME (David), illustre philosophe et historien, ami de Jean-Jacques Rousseau, n. à Edimbourg, 3 avril 171 1, m. dans la même ville, 25 août 1776.

L. A. S. à la comtesse de Boufflers (la célèbre et spirituelle amie de Jean-Jacques Rousseau), à Paris; Edimbourg, 20 août 1776, 3/4 de p. in-4. Déchirure et raccommodage. — P.

Précieuse lettre, écrite cinq jours avant sa mort et qui porte cette note autographe de la comtesse de Boufflers : n Pour m'annoncer sa mort prochaine. » En voici le texte et la traduction : « Tho' I am certainly within a few weeks, dear Madam, and perhaps within a few days of my own Death, I coud not forbear heing struck with the Death of the Prince of Conti, so great a loss in every particular. My Reflection carryed me immediatly to your Situation, in this melaneholy Incident. What a différence to you in your whole Plan of Life! Pray write me some particulars; but in such terms, that you need not care in case of Decease, into whose hands your letter mayfall. (My) Distemper is a Diarrhcea, or Disorder in my Bowels, which has (been) gradually undermining me thèse two years; but within thèse six months has been visibly hastening me to my End. I see Death approach gradually, without any anxiety or regret. I salute you with great Affection and Regard for the last time. — Quoique je sois certain, chère madame, d'être à quelques semaines, peut-être à quelques jours de ma propre mort, je ne puis me défendre d'être frappé par la mort du prince de Conti (Louis-François. 11. à Paris, i3 août 1717, m. 2 août 1776), perte si grande sous tous les rapports. Ma réflexion s'est portée immédiatement sur votre situation dans cette triste circonstance. Quelle différence dans tout votre plan de vie! Je vous prie de m'écrire quelques détails, mais en termes qui ne puissent pas vous compromettre, en quelques mains que puisse tomber votre lettre, en cas de décès. Ma maladie est une diarrhée ou trouble des entrailles qui me mine depuis deux ans; mais qui, depuis ces six derniers mois, hâte visiblement ma fin. Je vois sans anxiété et sans regret approcher graduellement la mort. Je vous salue pour la dernière fois avec beaucoup d'affection et de respect. «

* 1 140 * SHENSTONE (William), poète, auteur de la Maîtresse d'école, n. aux Leasowes, près de Haies Owen (Shropsire), novembre 17 14, m. au même lieu, ) 1 février 1763. C'est lui qui fut l'initiateur de la mode des jardins pittoresques.

L. A. S. à Sanders; les Leasowes (son domaine qu'il arrangea avec tant de goût et où il fit l'essai des jardins pittoresques qui furent imités dans toute l'Europe), 24 août 1756, 1 p. 1/2 in-4.

Ayant appris qu'il venait d'être nommé midshipman (enseigne de vaisseau), il le félicite et lui recommande de ne rien négliger pour se rendre digne de l'amitié et de la confiance du brave amiral sous les ordres duquel il est appelé à servir.

-y 1 141 -* WALPOLE (Horace), célèbre écrivain et homme d'État, ami de madame Du Deffand, n. à Londres, 5 octobre 171 7, m. dans la même ville, 2 mars 1797.

L. A. S. à John Pinkerton, à Knightsbridge ; Strawberryhill, 24 août 1784, 1 p. in-4, cachet camée. (Coll. B. Fillon.) — P.

Très belle pièce ou il le remercie de l'envoi de ses compositions, qu'il trouve empreintes d'un sentiment poétique très élevé. Il prédit à Pinkerton que ses talents lui assureront un brillant succès, quel que soit le genre de littérature auquel il se livre. — (John Pinkerton, né à Edimbourg en 1758, mort à Paris en 1826, avait débuté par des poésies assez médiocres; il donna ensuite un Essai sur les médailles, une Géographie moderne et une Collection générale des voyages. Ses relations avec Horace Walpole lui permirent d'éditer, sous le titre de Wafc poliana, un recueil de lettres, causeries et bons mots de cet écrivain.)

4- 1142 -s- ROBERTSON (William), l'historien de l'Ecosse, de Charles-Quint et de l'Amérique, n. à Borthwick (Ecosse), 1721, m. à Grange-House, 11 juin 1793.

L. A. S. (à D. Garrick); Edimbourg, 5 janvier 1 773, 3 p. in-4. (Coll. L. Veydt.) — P. de Reynolds.

Superbe lettre de recommandation en faveur de Mackenzie, « qui désire vivement, dit-il, faire votre connaissance et profiter de vos conseils. Convaincu par vos critiques que sa tragédie était défectueuse, et voulant vous offrir une pièce digne d'être représentée sur votre théâtre, il a choisi un nouveau sujet dont il aimerait vous soumettre le plan. » — (Il s'agit de Henry Mackenzie, le romancier,alors âgé de vingthuit ans.)

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