‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 180 sur 312 · LETTRE DE DAVID HUME A LA COMTESSE DE BOUFFLERS · texte numérisé non relu

LETTRE DE DAVID HUME A LA COMTESSE DE BOUFFLERS

S. vi

-:- 1 143 •+ SMITH (Adam), célèbre philosophe et économiste, ami intime de David Hume, n. à Kirkaldy (comté de Fife), 5 juin 1723, m. à Edimbourg, 8 juillet 1790.

L. A. S. à l'abbé Morellet (le célèbre écrivain et philosophe); Edimbourg, mai 1786, 2 p. i 11-4 . Déchirure par la rupture du cachet. Très rare. (Coll. Lucas de Montigny.)

Belle lettre d'introduction pour John Bruce, professeur de logique et son élève M. Dundas, qu'il lui recommande. 11 dit plus loin : « Give me leave to condole with you on the many heavy losses winch the society in which I had so often the pleasure of seing you about twenty years ago, have sustained by the death of so many of its greatest ornaments of Helvétius, of M. Turgot, of mademoiselle d'Espinasse, of M. d'Alembert. of M. Diderot. — Permettez-moi de joindre mes doléances aux vôtres sur les si nombreuses et si importantes pertes qu'a subies la société, dans laquelle j'ai eu si souvent le plaisir de vous voir il y a environ vingt ans, par la mort de tant de personnes qui étaient ses plus grands ornements, Helvétius, Turgot, mademoiselle de l'Espinasse, d'Alembert et Diderot. » Il termine en le priant de le rappeler au souvenir du baron d'Holbach, dont il n'a pas entendu parler depuis deux ou trois ans. — (Adam Smith avait séjourné à Paris en 1765 et 1766 et il s'était lié avec tous les encyclopédistes.)

4- 1 144 f COWPER (William), célèbre poète, auteur de IdBallad of John Gilpin et de The Task^ n.à Berkhamstead, 26 novembre 1731,111. à Dereham, 25 avril 1800. P. S.; 24 novembre 1760, 1 p. in-fol. — P. de Holl.

Jolie pièce. C'est un reçu de la somme de cinquante livres sterling pour six mois de sa rente annuelle.

* 1145 * GIBBON 27 avril 1737, m. à Londres, 16 janvier 1794.

L. A. S., en français, à M. de Severy fils ; (Lausanne), 24 août 1788, 1 p. 1/2 in-8.

Rare. (Coll. Duplessis et Boilly.) — P.

Très jolie pièce relative à une promenade projetée pour le dimanche et qu'il le prie de remettre au lundi. « Que votre aimable famille règle mes pas, et malgré tous ces renvois qu'elle daigne être persuadée que je désire très sincèrement de la revoir. La Baronne et ses deux filles ont fait un joli souper chez moi, et le costume valaisan de Lisette m'a permis delà comparer à Génie Plantamour. »

(Edward), le grand historien, n. à Putney (comté de Surrey),

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S. vi

*- 1 146 -* MACPHERSON (James), célèbre poète écossais, qui publia les Poèmes d'Ossian, n. à Kingussie, près de Ruthven, 1738, m. à Belville, 17 février 179(5.

L. A. S. à Adam Ferguson (le célèbre philosophe et historien e'cossais, n. 1724, m. 22 février 1816); Londres, 1 avril 1793, 1 p. in-4. (Coll. Charles de Halm.)

Lettre importante sur les poèmes d'Ossian. Il a évité de répondre à sa lettre quant à la publication de l'original d'Ossian, avant d'avoir sérieusement réfléchi sur un sujet qui demande beaucoup d'attention. Le résul- - * tat est une opinion nouvelle qu'il hésite à & ^ ^ accepter avant d'avoir l'avis d'autres personnes ycn^~t^-t^&-^ c^^*/to-<*-<^^^^-^-^»---T5:5^^^> sur le jugement desquelles il peut compter — ' » * • • — mieux que sur le sien propre.

■f 1 147 -* MORE (Hannah), célèbre femme de lettres, amie de Garrick et de Richardson, n. à Stappleton, près de Bristol, 1745, m. à Clifton, 7 septembre 1 833.

L. A. S. à David Garrick (le grand tragédien) ; Bristol, i5 novembre (1778), 1 p. 3/4 in-4, cachet brisé. Légère tache. (Coll. Charles de Halm.) — P. de Fry.

Très belle lettre. ElleVa pas de chance, car elle espérait voir Garrick aujourd'hui au lieu de lui écrire. Les deux sœurs sont très malades et elle est elle-même forcée de garder la chambre. « The papers announced to us the honour you did Percy and me, by reading him. — Les journaux nous ont annoncé l'honneur que vous nous avez fait à Percy et à moi en le lisant. » Elle termine en disant que Colmann est venu dîner chez elle il y a quelques jours.

* 1148 -+ BENTHAM (Jeremy), célèbre publiciste et philosophe, auteur delà Science de la morale, n. à Londres, i5 février 1748, m. dans la même ville, 6 juin i832. L. A. S. à M . Le Dieu ; 1 7 novembre 1 82 1 , 1 p. 3/4 in-8. — P.

II désirerait savoir qui a envoyé une traduction de ses Lettres à Lafayette et à Benjamin Constant, et le nom du traducteur. — (Il s'agit desLettres àlord Pelham, etc., /y CfZ***^? sur le traité de législation civile et pénale dans la Nouvelle Galles dit Sud.) " r

■5- 1149 •* SHERIDAN (Richard-Brinsley-Butler), célèbre orateur et homme d'État, ami de Fox, un des meilleurs auteurs dramatiques de son temps, n. à Dublin, 3o octobre 175 1, m. à Londres, 7 juillet 1 8 16. Son chef-d'œuvre est YEcole du scandale.

L. A. S. à M. James; Newcastle, 26 août (1801), 3/4 de p. in-4. Belle pièce.

Relative à un de ses créanciers qui sera payé aussitôt après l'ouverture du théâtre. Il prie donc de cesser les poursuites.

* 1 i5o •* GRABBE (George), célèbre poète, le peintre des misères des classes pauvres, auteur des Contes de la salle du château, n. à Aldborough (comté de Suffolk), 24 décembre 1764, m., à Trowbridge, 3 février i832.

L. A. S. au doyen de Lincoln; 24 novembre 181 3, 1 p. in-8. (Coll. ' ^/^^fos^ks Charles de Halm.) // / —

Jolie lettre d'envoi d'une cuisse.de chevreuil qu'il le prie d'accepter. Détails intimes.

■f 1 1 5 1 * GODWIN (William), écrivain et romancier célèbre, le populaire auteur deCaleb Williams, n. à Wisbeach (Cambridge),

3 mars 1756, m. à Londres, 7 avril 1 83(5 . I t !// /I /jf J*\>û /Vi

L. A. S. à W.Bryant; Londres,) septembre 1828,1 p. in-4. (// / /// W /ft Cj ' /fJ/P ffr

Jolie épitre, où il est question de sa fille mistress Shelley (la veuve de l'illustre poète).

S. vi

•s- n52 <- BURNS (Robert), un des plus grands et des plus populaires poètes de l'Angleterre, n. près d'Ayr (Ecosse), 29 janvier 1759,111. à Dumfries, 21 juillet 1796. L. A. S. à John Mac-Murdo, 2 p. in-4. Superbe pièce. Très rare. — P.

Précieuse lettre d'envoi d'une ballade. M. Clarkeluia dit qu'il avait appris aux demoiselles Mac-Murdo un air écossais simple et charmant et en même temps une ballade qu'il demande la permission d'offrir à l'aînée. Cette ballade est, suivant son opinion, dans son meilleur style, et il s'est appliqué à rendre la composition digne de son sujet : n She, I from the beginning meant for the heroine of it. » C'est mademoiselle Mac-Murdo qu'il a choisie dès le début pour son héroïne. Un respect sincère, dit-il ensuite, de ceux qui n'ont rien autre chose à offrir ou qui n'ont aucune importance dans le monde, ce tribut du cœur est une offre agréable à tout digne esprit. Vous savez que je ne paie jamais ce tribut que sous l'ardente impulsion de mon âme. « Kings give coronets; alas, I can only bestow a ballad. » Les rois donnent des couronnes de comte, et je ne puis hélas! offrir qu'une ballade. Mais cependant je proclame fièrement une supériorité, même sur les monarques. Mes présents en tant que poète sont ceux du génie. — Still however I proudly claim one superiority even over monarchs. M y présents as far as 1 am a poet are the présents of genius : and the gifts of R. Burns, they are the gifts of respectful gratitude to the worthy. »

-y 1 1 53 ROGERS (Samuel), poète distingué, qui fut un Mécène pour les écrivains et les artistes, n. à Londres, 3o juillet 1 763, m. dans la même ville, 18 décembre 1 855.

L. A. S. à W. Chinnery; (2 5 décembre 18 10), 3 p. in-8, enveloppe et cachet.

Il exprime ses regrets de ne pouvoir plus voir Gilwell converser avec maman, écouter la voix de Caroline et engager la lutte avec l'ami. Aussitôt qu'il pourra bouger de son lit, il se rendra pourtant à Gilwell. Quant à présent, son pied est très enflé, mais il est moins douloureux, quoique, tel qu'il est, il ne lui soit pas plus utile que le pied de n'importe qui.

4~ 11 54 f- RADCLIFFE (Ann WARD,dame), célèbre romancière, qui a créé un genre nouveau, où le terrible le dispute au merveilleux, auteur de The Mysteries of Udolpho, n. à Londres, q juillet 1764, m. dans la même ville, 7 février 1823.

P. S., écrite et signée aussi par son mari William Radcliffe; (Londres), 9 juin 1798, 1 p. in-8 oblong. Très rare. (Coll. Diibrunfaitt.)

Reçu de cent vingt-six livres sterling pour solde de la moitié des bénéfices de son roman The Italian jusqu'au 3i décembre 1797. — (Ce roman fut la dernière œuvre d'Anne Radcliffe.)

± 11 55 * MALTHUS (Thomas-Robert), grand économiste et philosophe, auteur de X Essai sur le principe de la population, chef de l'école qui porte son nom, n. k Rookery (comté de Surrey), 14 février 1766, m. à Bath, 29 décembre 1834.

L. A. S. à James Mackintosh (le célèbre économiste); Haileybury (où il professa l'histoire moderne et l'économie politique au collège de l'Inde orientale de i8o5 à sa mort), 29 août 18 1 3, 3 p. in-4, cachet. Très rare.

Très belle lettre où il demande des nouvelles de madame de Staël. Il a appris avec peine la mort du fils de celle-ci. Il le prie de venir lui demander avec sa femme l'hospitalité pour quelques jours.

•5- 11 56 -5- WORDSWORTH (William), célèbre poète lyrique, qui succéda à Robert Southey en qualité de poète lauréat, chef de l'école lakiste, n.à Cockermouth (Cumberland), 7 avril 1770,111. à Rydal-Mount (Westmoreland), 23 avril i85o.

Milleken) ; 5 juillet 1841 , 1 p. in-4.

Jolie pièce, relative à la Banque australienne.

S. VI

■} 1157-5- SCOTT (sir Walter), un des plus illustres romanciers de l'Angleterre, auteur àHIvanhoe, Quentin Durivard, Waverley, le Pi?~ate, la Fiancée de Lammermoor, etc. , n. à Edimbourg, i5 août 1771,111. à Abbotsford, 2 1 septembre i832. L. A. S. à William Miller, à Londres; Edimbourg, 3i janvier 1810, 1 p. 1/4 in-4, cachet. — P.

Très intéressante lettre, dont voici la traduction: « Je suis bien aise que l'introduction ait réussi. Si j'avais pensé que cela pût vous être utile, vous ne l'auriez pas attendue un seul jour. Mais j'ai voulu la faire un peu plus scientifique. Mes occupations ont été excessivement désagréables jusqu'à ce jour même où je viens, Dieu merci, d'envoyer au Parlement un rapport qui termine à peu près nos affaires judiciaires. J'ai tiré sur vous à six mois pour le prix du troisième volume de Somers, le livre ayant été commencé l'hiver dernier. Je vous serai très obligé de m'envoyer un exemplaire des pièces de théâtre pour ma propre bibliothèque, mais je ne veux pas vous priver de l'autre (rob you of the other) que vous avez la bonté de m'offrir, parce que je n'ai personne en ce moment à qui je désire en faire présent. Je suis surpris de trouver que le Drame moderne est arrêté faute de papier. Le poème est sous presse. J'ai l'intention de le faire annoncer immédiatement ici et en ville et vous en serez averti le premier. » — Walter Scott eut deux écritures distinctes; nous en donnons des spécimens.

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