‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 182 sur 312 · LETTRES DE WALTER SCOTT — FRAGMENT · texte numérisé non relu

LETTRES DE WALTER SCOTT — FRAGMENT

POÈTES Et PROSATEURS

S. vi

4- 1162-5- COLERIDGE (Samuel-Taylor), célèbre poète, publiciste libéral, n. à Ottery-Mary (Devonshire), 21 octobre 1772, m. à Londres, 2 5 juillet 1834. . L. A. S. à M. Tulk; Londres, High-Gate, 17 août 1826, 1 p. 1/4 in-4. Rognée dans le haut.

Très intéressante lettre. Il commence par une communication humoristique au sujet d'une maison du voisinage qu'il désire voir acheter par M. Tulk. Il mande que depuis trois jours sa santé s'est améliorée. « For nearly three months I have not known a single génial sensation; but have felt even in the intervais of freedom from pain and distressful feelings justas the imprisoned spirit in the enchanted wood of Tasso, or in Virgil's Tree, like a naked intelligence, a Mind detached from life. — Depuis près de trois mois, je n'ai pas éprouvé une seule sensation

agréable; mais j'ai senti, même dans les intervalles libres de dou- f^~-?*

leur et de sentiments affligeants, exactement comme l'esprit dans

la foret enchantée du Tasse, ou dans l'arbre de Virgile, comme une pure intelligence, un esprit détaché de la vie.

4- 1 1 (5 3 -fr SOUTHEY (Robert), poète, dont les Ballades ont été comparées à tort à celles de Victor Hugo, n. à Bristol, 12 août 1774, m. à Keswick, 21 mars 1843. L. A. S. à John Harden, 1/2 p. in-4, cachet. — P. de Hopwood.

Il lui mande que la plus récente grammaire espagnole est vraisemblablement la meilleure. Il croit que le fils de son correspondant trouvera cette langue très facile.

4 11(54 * CAMPBELL (Thomas), poète distingué, auteur des gracieux poèmes les Plaisirs de 1 espérance et Gertrude de Wyoming, historien du roi Georges III, n. à Glasgow (Ecosse), 27 juillet 1777, m. à Boulogne-sur-Mer, i5 juin 1844.

L. A. S. à C. Reading, à Londres; (Glasgow, 5 novembre 1827), 3/4 de p. in-4, cachet. — P. de Hopwood d'après Thomas Lawrence.

Il lui mande qu'une maladie qui le rend à moitié aveugle l'a empêché de répondre à sa lettre. Le nom qui se trouve dans les épreuves réexpédiées par lui est Eratosthènes et non Erastosthènes.

4- 1 165 -5- HALLAM (Henry), historien, dont les œuvres sont empreintes d'un libéralisme élevé, n. à Windsor, 1777, m. à Pickhurst (comté de Kent), 22 janvier 1859.

L. A. S. à M. Dudouit, à Paris; Londres, 20 avril 1 83 1 , 3 p. in-4. Très belle pièce.

Belle lettre où il lui mande qu'il consent à lui prêter la somme de six cents francs. — (Dudouit avait traduit un des ouvrages de Hallam, View of the State of Europe.)

4- 11 66 * MOORE (Thomas), célèbre poète irlandais, ami et biographe de lord Byron, n. à Dublin, 28 mai 1779, m. à Sloperton (Wiltshire), 25 février i852.

L. A. S. à Renouard (Antoine-Augustin, bibliographe, n. 2 1 septembre 1765,111. i5 décembre i853), àSaint-Valery-sur-Somme; Devizes, Sloperton Cottage, 14 septembre 1827, 1 p. 1/2 in-4, cachet. — P.

Belle et intéressante lettre. Il s'excuse d'avoir tardé à lui répondre. Il apprend avec plaisir qu'il a toujours l'intention de publier la traduction de son petit ouvrage. Explications détaillées sur cer-

tains passages qui ont été mal compris par Renouard. Il lui annonce en yp V

terminant l'envoi d'un fragment de manuscrit de lord Byron qui lui sera ^y^^., 'fi^. v-u-y-<

remis par leur ami commun Rees. '

4- 1 167 •+ CHALMERS (Thomas), célèbre théologien, prédicateur et économiste, chef de l'Eglise libre d'Ecosse, n. à Anstruther (comté de Fife), 1780, m. 3i mai 1847. L. A. S. à sir Andrew Agnew Bart, à Lochnaw; Glascow, 5 août 1826, 1 p. in-4, cachet. — P.

Très belle lettre où il lui annonce sa prochaine visite. Intéressants détails à cet égard.

S. vi

*■ 1168-5- HUNT (James-Henry- Leigh), célèbre poète et publiciste libéral, fondateur et directeur du journal populaire Examiner, n. à Londres, 19 octobre 1784, m. à Putney, 29 août 1859. / • / L. A. S. à M... ; Chelsea, 10 juin, 2 p. in-32. Belle pièce. O^LÀylA^

Jolie lettre où il s'excuse de ne pouvoir accepter l'invitation qu'il lui aenvoye'e.

*- 1 169 -* QUINCEY (Thomas de), célèbre écrivain et critique, l'auteur des Confessions d'un mangeur d'opium, un des humoristes les plus étranges de notre époque, n. à Manchester, i5 août 1785, m. près d'Edimbourg, 8 décembre 1859. L. A. S. à miss Sarah... ; vendredi soir 5 janvier, 1 p. in-24. Très rare.

Joli billet d'excuses de ne pouvoir se rendre à son invitation. Il est obligé d'écrire un article pour la Presse et d'en corriger les épreuves jusqu'à quatre heures du matin. Il termine en disant : n Ne m'en veuillez pas de mon apparente inexactitude, car je vous assure que je n'ai pas le choix, m'étant engagé d'honneur à vouer toute mon attention à cette affaire, chaque fois qu'il plait aux correcteurs de se réveiller de leur paradis de whisky. — I had

no choice in the matter, since in fact I was bound in honour to give up my , A . / pJJ^e^Uh^^-^Hvf attention to this affair whenever it should please the compositors to awaken 4fot*vb1**' *p*T"" G~"~h ^ùa^j>im fromtheirparadiseofwhiskey.il «• i—

4- 1170-5- BYRON (Lord Georg-Noel Gordon), le plus grand poète lyrique des temps modernes, n. à Douvres, 22 janvier 1788, m. àMissolonghi (Grèce), 19 avril 1824.

L. A. S. à R. B. Hoppner, consul géne'ral du roi dAngleterre, à Venise; Ravenne, i3 octobre 1820, 1 p. in-4, cachet brisé. — P.

Précieuse lettre dont voici le texte et la traduction : « My dear Hoppner, by the boat of a certain Bonaldo bound for Venice, I forward certain Novels of M1'" Opie and others for M" Hoppner and you as you desired. Amongst the rest there is a Germait translation of Manfred, with a plaguy long dissertation at the end of it; it would be out of ail measure and convenience to ask you to translate the whole, but if you could give me a short sketch of it, I should thank you, or if you would make somebody do the whole into Iialian, it would do as well; and I would willingly pay some poor Italian German Scholar for this trouble. My own papers are at last corne from Galignani, with my thanks for you, I am yours very truly Byron. — Mon cher Hoppner, je vous envoie par le bateau d'un nommé Bonaldo en partance pour Venise, des romans de madame Opie et d'autres auteurs pour madame Hoppner et pour vous, selon le désir que vous m'en avez exprimé. J'y ai joint également une traduction allemande de Manfred qui se termine par une méchante et longue dissertation; il serait évidemment de la dernière inconvenance de vous demander de traduire le tout, mais si vous vouliez bien m'en faire une courte analyse, je vous en serais reconnaissant, à moins que vous ne m'en fassiez faire une traduction en italien, cela ferait aussi bien mon affaire; et je paierais volontiers ce qui sera nécessaire pour cela à quelque pauvre étudiant italien sachant l'allemand, pour sa peine. Galignani m'a enfin envoyé mes papiers. Avec mes remerciements, je reste votre dévoué, Byron. »

■5-1171-* BLESSINGTON (Margaret Powell-Gardener, comtesse de), romancière, amie de lord Byron, n. à Curragheen, 1 septembre 1789, m. à Paris, 4juin 1849.

L. A. S., en français, à Jullien de Paris ; Londres, 3o août 1 833, 2 p. 1/2 in-4, cachet. — P.

Curieuse épître où elle critique une pièce de vers de Jullien sur Byron. «< Vous le représentez comme un esprit satirique- Il l'étoit, il est vrai, mais le trait caractéristique et prédominant de son génie étoit de savoir décrire les passions fortes et les profondes tristesses, qui, repoussant avec désappointement tous les plaisirs frivoles de cette terre, a donné un libre cours aux accents de son cœur ulcéré, accent qui n'a jamais manqué de réveiller dans le cœur des autres un fidel écho. Il n'a pas donc cherché de soulagement à sa tristesse profonde que pour se moquer avec aigreur de ceux qui pouvoient encore se distraire avec des illusions qui avoient pour lui perdus tout leur charme. »

4- 1 172 •* MARRYAT (Frederick), capitaine de vaisseau, romancier populaire, n. à Londres, 10 juillet 1792, m. à Langham (comté de Norfolk), 2 août 1848.

L. A. S., en français, à Jullien de Paris (Marc-Antoine, directeur de la Revue encyclopédique, n. à Paris, 1775, m. 1848), à Londres ; Langham (Norfolk), 23 octobre ( 1 833), 2 p. in-4, cachet. — P.

Belle lettre où il exprime son regret de ne pouvoir le voir et où il parle de la traduction d'un de ses ouvrages.

S. vi

* ii 73 <- SHELLEY (Percy-Bisshe), le grand poète, intime ami de lord Byron, et, comme lui, généreux champion de l'indépendance de la Grèce, n. à Fieldplace (Sussex), 4 août 1792, m. noyé dans la Méditerranée, 8 juillet 1822.

L. A. S. à lord Byron, à Ravenne ; Pise, 17 septembre 1820, 2 p. 1/2 in-4. Superbe pièce, une des plus remarquables qu'on connaisse de Shelley. Très rare. — P. avant la lettre.

Précieuse lettre. Détails intimes, intéressants pour la biographie de Byron. Parlant d'une jeune personne nommée Allegra, Shelley dit : « Pauvre jeune fille, elle est très malheureuse et malade, et il faut se comporter avec elle aussi doucement que possible. Ceux qui ont le corps et l'esprit malade demandent à être traités comme les rois, qui sont censés n'avoir jamais tort. — Poor thing she is very unhappy, and she ought to be treated with as much indulgence as possible. The weak and the foolish are in this respect like kings : they can do no wrong. » — Plus loin, il s'exprime en termes dédaigneux sur le Parlement anglais, « Suivez-vous les importantes futilités sur lesquelles la plus puissante assemblée du monde est en train de délibérer d'une manière si ridicule. Si finalement les ministres sont battus, poserez-vous votre candidature à l'un des postes que leur départ laissera vacant? Il faut espérer que leurs successeurs, et vous-même si vous êtes du nombre, exercerez le pouvoir à d'autres fins que les ministres actuels ! — Do you take no part in the important nothings which the most powerfull assemby in the world is now engaged in weighing with such ridiculous délibération, at least if Ministers fail in their object, shall you or not return as a candidate for any part of the power they will lose? Their successors I hope, and you if youwill be one of them, will exert that power to other purposes than theirs! » Shelley ajoute en post-scriptum : « Si je me décide à visiter le Levant et la Grèce, pourriez-vous m'être de quelque utilité? Si oui, je vous en serais trèsreconnaissant. — If I were to go to the Levant and to Greece, could you be of any service to me ? If so, I should be very much obliged to you. »

*• 1174 * GROTE (George), célèbre historien, le savant auteur de l'Histoire de la Grèce, n. à Clayhill (Kent), 17 novembre 1794, m. à Londres, 18 juin 187 1 .

L. A. S. à M. Deguerle, à Paris; Londres, 22 1862, 3 p. in-8. — P.

Très jolie lettre sur une traduction française de son Histoi,^. r, la Grèce. Intéressants détails à ce sujet. /7 //

* 1 175 -* CARLYLE (Thomas), un des plus grands historiens et écrivains de l'Angleterre, fougueux détracteur de la Révolution française, n. à Ecclefecham (Ecosse), 4 décembre 1795, m. 5 février 1881.

L. A. S. à M... ; Chelsea, 4 janvier 1846, 3/4 de p. in-8. Rare. — P. photographié avec sa signature autographe.

Jolie pièce où il lui fixe un prochain rendez-vous.

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