‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 183 sur 312 · CARLYLE (Thomas · texte numérisé non relu

CARLYLE (Thomas

L. A. S. à un peintre; the Grange Alresford, Hampshire, 29 décembre 1 85 5 , 8 p. pl. in-8. Magnifique pièce, une des plus belles qu'on connaisse de Carlyle. — P. de François, d'après Gleyre.

Superbe lettre à un peintre de ses amis à Berlin. Longs et intéressants détails sur les différents portraits de Frédéric II et sur son grand ouvrage en cours de publication (L'Histoire de Frédéric II). « Depuis que je vous ai quitté, le Père Frit\ est toujours pour moi une cause de difficultés innombrables, incessantes et incommensurables. Jamais jusqu'ici je n'avais assumé une tâche aussi lourde, je suis même étonné d'avoir le courage de persister dans mon entreprise, n'ayant guère d'autre raison de le faire que l'ambition de ne pas être battu sur un terrain choisi par moi. Faire un bon livre sur la matière, ici en Angleterre et par le temps qui court, me paraît une impossibilité. J'aurais pu écrire depuis longtemps un mauvais livre, aussi bon sans doute que la plupart de ceux qui existent déjà; mais ce n'était pas ce que je m'étais promis, d'une manière inconsidérée sans doute, car il n'est donné à personne de réaliser l'impossible, bien que les Français disent qu'ils le peuvent (allusion au proverbe: le mot impossible n'est pas français). — My troubles with Vater Fritz have been,innumerable, incessant and immeasurable, since we parted! No work ever fell to my lot of so essentially desperate and undoablc a character : why I should persist is strange to me ; for I have oftenest no motive, or little, except the reluctance to be bealen by what one lias tried. To write a good Book on the subjet, especially here in England at this time, appears to me impossible : I could long since have written a bad Book, comparable to many that already exist; but that was not my bargain with myself : and therein probably by my mistake; for no man can do, the impossible, tho' the French say they can ! »

S. vi

1 1 77 -s- SHELLEY (Mary Wollstonecraft), fille du romancier William Godwin, romancière remarquable, la compagne dévouée de l'illustre poète, n. 1798, m. à Londres, 1 février 1 85 1 . Son premier livre, Frankensteïn, roman fantastique, qu'elle publia en 1816, à l'âge de dix-huit ans, obtint un prodigieux succès.

i° A night scène (une scène de nuit), pièce de vers autographe, 1 p. in-4. Belle pièce. - 20 L. A. S. à C. Reading ; Londres, dimanche, 1 p. in-8.

Jolie lettre relative à la publication des œuvres posthumes de son mari. Elle demande des nouvelles de Leigh Hunt (le poète, ami de Shelley et de lord Byron), qu'elle a perdu de vue depuis l'hiver dernier.

* 1178 •* MACAULAY (Thomas Babington, lord), homme d'État d'un rare libéralisme et l'un des plus grands historiens de l'Angleterre, illustre écrivain et critique, n. à Rothley-Temple, 25 octobre 1800, m. à Londres, 28 décembre i85p.

L. A. S. à un écrivain; Albany, 16 novembre 1842, 3 p. 1/2 in-8. (Coll. B. Fillon.) — P.

Très belle lettre sur les articles qu'il a publiés dans YEdinburgh Revient. <• ... Je crois que vous faites erreur quant à mon intérêt dans l'affaire sur laquelle vous appelez mon attention. Suivant la nouvelle loi sur la propriété littéraire celle de mes articles dans la Revue d'Edimbourg appartient à MM. Longman pour vingt-huit ans. C'est à eux qu'il incombe de prendre les mesures qui leur paraîtront nécessaires pour la protection de leurs intérêts. S'ils croient que cela en vaut

la peine, ils peuvent facilement em- /J ^JLtfV^W^ *Z£**~gStf&, J/^J}>,t

pêcher l'importation des Revues d'A- lé^X-cC "

mérique. Mon seul sentiment à cet fjr ^2 égard, ajoute-t-il, est celui du plaisir de .^"''P r

voir que des écrits qui fourmillent de fautes dues à la jeunesse et à la hâte et dont l'objet n'était que de produire un effet local et temporaire, obtiennent une bien plus vaste circulation et une plus grande popularité que je ne pouvais absolument m'y attendre. »

*• 1179-5- STANHOPE (Phillip-Henry, comte), célèbre homme d'État et écrivain, historien de son pays, associé de l'Institut, n. à Walmer-Castle (comté de Kent), 3o janvier i8o5, m. 24 décembre 1875. . ^

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