DESSIN ET LETTRE DE GÉRICAULT
PEINTRES ET- SCULPTEURS
S. VIII
4- 1642 -s- CHARLET (Nicolas-Toussaint), le peintre populaire des scènes militaires de la République et de l'Empire, n. à Paris, 20 octobre 1792, m. dans la même ville, 29 décembre 1845. Il a lui-même lithographié la plupart de ses œuvres.
L.A.S.au ministre de l'Intérieur (Adolphe Thiers, qui occupa ce poste du 4 avril au 18 novembre 1834); (Paris), 26 avril 1834, 1 p. in-fol. Très belle et remarquable pièce. (Coll. B. Fillon.) — P.
Superbe lettre. « Charlet a l'honneur de vous rappeler que la statue de Napoléon a été rétablie par ordonnance du Roi en date du 8 avril i83i, mais que la rue Napoléon n'a point encore repris son nom. Il vous,demande, au nom de tous les enfants de l'Empire, au nom de tous les bons Français, amis de tout ce qui est noble et grand, amis Sy S
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époque ou l'ignoble émeute é- s^r^^ tait inconnue, il vous demande, Monsieur le Ministre, de faire reprendre à la rue de la Paix son beau nom primitif, rue Napoléon. » Il annonce ensuite qu'il demandera sous peu la décoration de la légion d'honneur-
t 1 543 4- FOYATIER (Denis), habile sculpteur, auteur du Spartacus qui est dans le jardin des Tuileries, n. à Beson (Loire), 1793, m. à Paris, 16 novembre 1 863.
L. A. S. à M. Félix Drouin (amateur d'autographes); Paris, 27 août 1846, 1 p. in-8. Jolie pièce. (Coll. B. Fillon.) — P.
Belle lettre dans laquelle Foyatier lui mande qu'il tient à sa disposition le petit bronze de son Spartacus. « Le retard de tout cela est causé par mon travail de la statue de Pandore. C'est un ouvrage grave qui m'occupe sérieusement. «
1544 * COGNIET (Léon), célèbre peintre d'histoire et de portraits, dont le tableau du Tintoret peignant sa fille morte est populaire, membre de l'Institut (1849)511. à Paris, 29 août 1794, m. dans la même ville, 20 novembre 1880. Il a décoré un des plafonds du Louvre. La plupart des maîtres contemporains ont été ses élèves.
L. A. S. à M. de Musigny (l'ami de Géricault); Paris, 18 février 1824, 2 p. 1/2 in-8. — P.
Très belle lettre sur la mort de son ami Géricault (décédé le iS janvier précédent). « Il ne nous reste de notre ami qu'une triste effigie qui rappelle sa mort et ses souffrances bien plus que sa force et son énergie. Son visage a été moulé. Avant ses derniers moments aucun de nous n'a eu le courage de lui parler de faire son portrait, de crainte de lui faire pressentir sa fin prochaine, qu'heureusement il ne prévoyait point. Son courage seul a pu égaler ses souffrances ; sa mort était inévitable, les os étaient attaqués, et pourtant huit jours avant un chirurgien habile nous donnait de l'espoir. Son père n'est pas mal : il est si âgé. On le distrait comme un enfant. Il ne sait pas, comme nous, toute l'étendue de sa perte: tant mieux. « On doit élever un monument à Géricault, mais il n'est pas encore question de souscription. « Quelques amis se sont réunis pour rassembler leurs souvenirs afin de faire un portrait que l'on placera en tête de ses œuvres. « — (Géricault avait été enterré dans le cimetière du Père-Lachaise. On lui éleva un monument surmonté de sa statue sculptée par Etex.)
* 1545 + BARYE (Antoine- Louis), grand sculpteur, qui excella dans la reproduction des animaux, un des plus puissants artistes de ce siècle, membre de l'Institut (1868), n. à Paris, 24 septembre 1795, m. dans la même ville, 25 juin 1875.
!° L. A. S. au préfet de la Seine ; Paris, 25 juin 1842, 1 p. in-fol. Rare. — P. photographié. Belle lettre dans laquelle il réclame contre la contribution mobilière qui lui a été imposée pour l'année 1842.
2° L. A. S. à Diaz (le célèbre peintre); (Paris), 12 décembre 1 85 5 , 1/2 p. in-8. (Coll. A. Sensier.) Jolie lettre dans laquelle Barye donne à son ami Diaz l'adresse de M. Jumière, auquel il doit envoyer une esquisse.