‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 236 sur 312 · ET' SCULPTEURS · texte numérisé non relu

ET' SCULPTEURS

S. VIII

de la

colonne , le prix

* 1 56g GUDIN (Théodore), fécond peintre de marines, un des maîtres de l'école romantique, n. à Paris, i5 août 1802, m. à Boulogne-sur-Seine, 12 avril 1880.

i° L. A. S. à Mocquard (secrétaire de Napoléon III); Beaujon, 3o octobre 1 852, 4 p. in-8. — P.

Curieuse épitre où il exprime le désir de faire un tableau représentant la délivrance d'Abd-el-Kader par le prince président de la République. « Abd-el-Kader, avec lequel j'avais des relations d'amitié par le poète de Constantine, notre ami commun, et les autres Arabes que j'ai reçus chez moi, m'a embrassé, lorsque je suis entré dans sa loge à l'Opéra, avec une effusion toute fraternelle. Hier je lui ai fait part de mon désir; il en a apprécié l'importance et le partage avec moi... »

2° Croquis à la plume, signé, avec une ligne autographe, 1 p. in-4 oblong. Superbe pièce. (Coll. Mahérault.)

Joli croquis fait comme carte de visite à M. Mahérault, qu'il n'avait pas rencontré. Il représente une marine très agréablement dessinée.

*• ib-jo -s- DUC (Joseph-Louis), célèbre et habile architecte, auteur de Juillet et de la façade de la Cour de cassation, qui lui valut, en extraordinaire de cent mille francs institué par l'empereur Napoléon III, membre de l'Institut (1866), n. à Paris, 25 octobre 1802, m. dans la même ville, 22 janvier 1879. Duc consacra généreusement cette somme de cent mille francs à la fondation d'un prix à l'Académie des Beaux-Arts.

L. A. S. au sculpteur Dumont; (Paris), jeudi 22 août, 1 p. in-8.

Jolie lettre dans laquelle Duc le prévient que le ministre doit aller voir le modèle de la colonne de Juillet. »Je pense qu'il s'agira principalement de juger l'effet de la figure. » — (Auguste Dumont était l'auteur du Génie de la liberté qui surmontait la colonne de Juillet.)

* 1 5 7 1 -5- DECAMPS (Alexandre-Gabriel), un de nos peintres de genre les plus originaux et les plus estimés, qui a emprunté à l'Orient la plupart de ses sujets, n. à Paris, 3 mars 1800, m. d'une chute de cheval à Fontainebleau le 22 août 1860.

i° L. A. S. à M. Al. David, peintre, à Paris; Hyères, 12 mars(i833), 3 p. in-4. Légère déchirure par la rupture du cachet. Superbe pièce, une des plus belles connues. (Coll. Boilly.) — P.

Intéressante et amicale lettre dans laquelle Decamps donne de longs et intimes détails sur la vie qu'il menait à Hyères. Il parle ensuite de ses productions et de celles de son ami. « Je travaille aussi tant que je puis, et sans les rasoirs et les moyens d'effacer le lendemain l'ouvrage de la veille, je ferois bien plus de besogne. , <*— »

La chasse de temps à autre est toutte la distraction que je me permette. » x~^&~cST<!~-£:!t-^'/s6-r

20 L. A. S. à Goupil (le marchand et éditeur d'estampes, à Paris), 3/4 de p. in-4. Très jolie pièce.

Il demande des livraisons qui lui manquent des illustrations de lord Byron et de la Bible. Son Walter Scott est complet.

± 1572 + VAUDOYER (Léon), un de nos plus habiles architectes, élève d'Hippolyte Lebas, auteur de la nouvelle cathédrale de Marseille, membre de l'Institut (1868), n. à Paris, 7 juin i8o3, m. subitement dans la même ville, 9 février 1872.

L. A. S. à l'architecte Théodore Labrouste; (Paris), 21 novembre 1861, 1 p. in-8. Très jolie pièce. — P.

Jolie lettre où il s'excuse de ne pouvoir assister au banquet des anciens élèves de Sainte-Barbe. Considérations sur la nécessité de changer de local pour ces réunions.

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