‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 246 sur 312 · g -s- MILLET (Jean-François · texte numérisé non relu

g -s- MILLET (Jean-François

L. A. S. à Théophile Silvestre ; Barbison, 20 décembre 1867, 2 p. 1/2 in-8. Très belle pièce.

Intéressante lettre ou il mande qu'il a envoyé à Alfred Sensier (son ami et son biographe) le petit dessin d'après mademoiselle Piétri. « Dites aussi, je vous en prie, à M. Piétri que si ce dessin était en rapport avec mon envie de lui être agréable, il aurait un des beaux dessins qui se puissent faire, mais j'ai bien grande crainte que le fait ne vaille point l'intention... Rousseau n'est pas aussi rudement malmené que quand vous l'avez vu, mais il est d'un affaibli qu'il n'avait jamais eu encore. Le terme chiffon mouillé ne peut jamais être plus justement appliqué à quelqu'un. Le médecin m'a dit avant-hier qu'il croit que la première crise qui surviendra l'emportera. C'est une vraie consomption. » — (Théodore Rousseau mourut deux jours après cette lettre. Il fut enterré dans le cimetière de Chailly, où reposent aussi maintenant Millet et Alfred Sensier.J

* i63o MILLET (Jean-François).

L. A. S. à Théophile Silvestre; Barbison, 3 août 1870, 3 p. pl. in-8. Jolie et intéressante pièce.

Charmante épitre amicale. Il consent à lui laisser encore sa fille Louise pendant huit jours, malgré le besoin que sa mère a d'elle à la maison. « Je vous réponds aussi vivement que possible et ne prends point le temps de vous dire autre chose sinon que je regrette fort de ne point posséder d'aussi belles enveloppes rouges que M. Barbey d'Aurevilly et de faire avec cela l'admiration des facteurs. » — (On sait que le célèbre romancier use fréquemment d'encres de couleurs varie'és.)

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* 1 63 1 + PILS (Isidore-Alexandre- Augustin), célèbre peintre d'histoire, auquel la guerre de Crimée inspira ses toiles les plus populaires, membre de l'Institut (1868), n. à Paris, 7 novembre i8i5, m. à Douarnenez (Finistère), 2 septembre 1875.

L. A. S. à Ravina (Jean-Henri, célèbre pianiste, né à Bordeaux le 20 mai 1818); Paris, 11 juillet, 2 p. in-8. — P. photographié.

Jolie lettre de recommandation en faveur de la fille du peintre Charles Gaildrau, qui est élève du Conservatoire de musique. Intéressants détails.

4- i632 ■* COUTURE (Thomas), peintre d'histoire, grand coloriste, auteur des Romainsdela décadence, n. à Senlis, 2 1 décembre 181 5, m. à Villiers-le-Bel, 3 1 mars 1879.

i° Croquis à la plume, représentant un gavroche et fait par Couture en 1846, in-8. — 20 L. A. S. à un général, 1 p. 3/4 in-8. Très jolie pièce.

— P. gravé à l'eau-forte par Léon Laroche en 1847.

Curieuse épitre dans laquelle Couture dément une lettre abominable publiée dans le Figaro et qui tend à lui faire perdre la bienveillance de l'Empereur. Il ne veut pas perdre son temps à poursuivre ces polissonneries littéraires et à démentir ces' calomnies. « Je viens donc, général, réclamer de votre obligeance un nouveau service, c'est de vouloir bien dire à l'Empereur que j'ai toute ma raison et que je ne cesserai de l'employer au service de Sa Majesté, n

4- i633 ROUSSEAU (Philippe), peintre de paysages et d'animaux, qui excelle dans les natures mortes, n. à Paris, 23 février 1816. Ses toiles sont devenues populaires.

L. A. S. au peintre Jalabert; 1 août 1 865 , 2 p. 1/2 in-8. — P. photographié.

Jolie lettre dans laquelle Philippe Rousseau exprime sa reconnaissance d'un souvenir que lui

a envoyé le duc de Chartres (Robert d'Orléans, <■ " * S

frère du comte de Paris). « Si Monseigneur voulait l'accepter, je serais bien heureux de lui offrir le portrait du premier brochet que je prendrai, le tout à l'aquarelle dans une lettre que je vous enverrai et prierai de faire parvenir, »

* 1634 -* BARON (Henri-Charles-Antoine), excellent peintre de genre et aquarelliste, un des meilleurs élèves de Jean Gigoux, ami et collaborateur du célèbre paysagiste Louis Français, n. à Besançon, juin 18 16.

L. A. S. à M. Gaston Marquiset (député de la Haute-Saône); samedi 6 mars 1880, 3 p. in-8, enveloppe. Très jolie pièce.

Jolie lettre de remerciments des billets qu'il lui a envoyés pour une séance de la Chambre des députés. « Nous tenons à vous remercier tout de suite pour les billets qui nous arrivent, et j'aurai grand soin que ces dames soient prêtes pour en profiter le jour qu'il faudra. Vous êtes certes bien aimable d'avoir une si bonne mémoire d'une requête qui ne vous procurera pas que de l'agrément, quoique vous en •veuillez dire. A coup sûr vous n'aurez pas obligé des ingrats. C'est le plus certain de cette aventure. »

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