‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 262 sur 312 · L. A. S. à M...; (Paris), lundi matin 28 janvier · texte numérisé non relu

L. A. S. à M...; (Paris), lundi matin 28 janvier

1 p. in-8. Très jolie pièce.

Belle lettre dans laquelle il lui mande qu'il reprend son travail que l'état de sa santé l'avait forcé d'abandonner momentanément.

S. vin

GRAVEURS ET ARCHITECTES

1719-5- RAPIN (Alexandre), excellent peintre de paysage, élève de Gérôme et de Français, n. à Noroy-le-Bourg (Haute-Saône), 24 juin 1839. Il s'est consacré surtout à l'étude de sites de son pays et il excelle à rendre les effets du matin.

L. A. S. à son ami le peintre Léon Glaize, 1 p. pl. in-8. Jolie pièce. — P. photographié.

Intéressante lettre sur les opérations du jury de peinture pour la réception des œuvres destinées au Salon. Il lui fait part du sort qu'ont eues devant le jury quelques toiles auxquelles Léon Glaize portait intérêt.

* 1720 -s- JAPY (Louis), un de nos meilleurs peintres de paysage, élève de Français, n. à Berne (Doubs), le 2 1 octobre 1 839. Il débuta par des souvenirs d'Italie, mais se consacra bientôt à l'étude des sites de son pays, des bords du Doubs et des pâturages du Jura.

H fit également un grand nombre d'études des paysages bretons et picards, ainsi que de la forêt de Compiègne. Une toile importante, Dans la plaine, à Villers-Cotterets , lui valut un succès très mérité au Salon de 1880.

i° Dessin à la plume signé et représentant un coin de futaie copié dans la forêt de Compiègne, 1 p. in-8.

Très joli dessin d'une exécution délicate et d'un sentiment charmant ; c'est un souvenir de Pierrefonds. Louis Japy aime surtout les effets de printemps et d'automne, au lever du jour ou à la tombée de la nuit. Ses œuvres ont en général le charme intime des saisons et des heures indécises.

20 L. A. S. à M. Alfred Bovet, à Valentigney; Paris, 19 décembre 1880, 1 p. in-8.

Jolie lettre amicale, dans laquelle Louis Japy le remercie vivement de la sympathie qu'il a bien voulu lui témoigner pour un de ses tableaux.

PEINTRES ET. SCULPTEURS

S. vin

* 1721 * JACQUEMART (Nélie), femme peintre, portraitiste du plus rare talent, n. à Paris, 1840. On lui doit les portraits de Duruy, de Thiers et de Dufaure.

L. A. S. à sa chère Sabine; (Paris), 5 décembre 1857, 3/4 de p. in-8. Jolie pièce.

Elle demande des détails sur le départ de Marie Stuart pour l'Ecosse, car elle en a besoin pour sa composition.

*- 1722 * GUILLAUMET (Gustave-Achille), peintre de genre, dont les tableaux sont empruntés à l'Algérie, n. à Paris, 26 mars 1840.

L. A. S. (au peintre Léon Perrault, un des meilleurs élèves de Bouguereau); (Paris, février 1876), 1 p. 1/2 in- 18. Belle pièce.

Jolie lettre oit il s'excuse de ne pouvoir assister au banquet offert au peintre Bouguereau à l'occasion de sa nomination à l'Institut. « Il ne me sera pas possible de prendre part au banquet auquel tu me pries d'assister. Je tiens à t'en exprimer mes plus vifs regrets, car il y a longtemps que ma sympathie est grande pour le talent et le caractère de notre cher académicien. »

•i- 1723 * VIBERT (Jean-Georges), peintre de genre, aquarelliste distingué, auteur

de l'Apothéose de M. Thiers, écrivain spirituel, n. à Paris, 3o septembre 1840.

L. A. S. au peintre Toulmouche; (Paris, 1870), 4 p. pl. in-18, papier à son chiffre. Jolie pièce.

Il s'excuse de ne pouvoir envoyer de tableau à l'exposition de Nantes, vu qu'il n'a fait que des portraits dans ces derniers temps. Il n'a pu obtenir de promesses de ses camarades. Il rappelle qu'il vient d'être décoré, en même temps que Toulmouche

1724 * BARRI AS (Louis-Ernest), habile sculpteur, élève de Jouffroy et de Cavelier, le célèbre auteur du beau monument de la défense de Saint-Quentin et des Premières funérailles, membre de l'Institut (1884), n. à Paris, i3 avril 1841.

L. A. S. à Auguste Dide ; Paris, 18 septembre 1881 , 4 p. pl. in-8.

Très belle lettre toute relative à la prochaine inauguration du monument de la défense de Saint-Quentin. « J'ai, dit-il, donné tout ce que j'avais en moi; je me suis même surmené à l'excès. J'ai tout quitté, des travaux peut-être moins glorieux, mais beaucoup plus lucratifs, et je n'ai ménagé ni mes intérêts, ni ma peine... »

4> 1725 -s- CAZIN (Jean-Charles), peintre d 'histoire et paysagiste doué d'un sentiment profond et d'une poésie supérieure, n. à Samer (Pas-de-Calais), 14 mai 1841. L. A. S. à M. Hippolyte Adam, 1 p. in-4.

Fragment d'une longue lettre. C'est la fin d'une causerie familière sur les artistes. « Pour Stein, lui c'est différent, son œuvre entière rappellerait la vie; les gens qu'il peint ont vécu comme nous vivons, comme on vivra. Enfermés dans le terre à terre d'une existence lourde, ils se débattent; la plus poignante tristesse est au fond de ce rêve. »

~> 1726* GLAIZE (Pierre-Paul-Léon), peintre d'histoire, élève d'Auguste Glaize et de Gérôme, auteur du Premier Duel, de La Conjuration, des Fugitifs, n. à Paris, 3 février 1842. Le portrait qu'il a peint d'après son père est un chef-d'œuvre.

iù Étude pour lé portrait de son père avec dédicace autographe à Fernand Calmettes, 1 p. in-4. — 20 L. A. S. à son ami et élève Fernand Calmettes ; Amsterdam, 2 septembre 1872, 4 p. in-8. — P.

Belle épître. Il ne sait quand il reviendra à Paris. (Il était occupé à faire la copie des Syndics de Rembrandt.) « Jusqu'à présent je ne suis pas mécontent de ce que j'ai fait. Mais le plus difficile va être la reprise de mes têtes pour les finir. » Il regrette qu'il ne puisse venir le rejoindre. « Nous aurions fait de si bonnes parties ensemble et la peinture eût été souvent des nôtres.

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