PORTRAIT D'AUGUSTE GLAIZE PAR SON FILS LÉON
S. vm
•s- 1727 * LELOIR (Louis-Auguste), habile peintre de genre, un de nos plus brillants aquarellistes, n. à Paris, i5 mars 1843, m. dans la même ville, 28 juin 1884.
L. A. S. à un critique d'art; (Paris), mercredi 3o septembre 1 863, 1 p. pl. in-8. Très jolie et intéressante pièce. — P. photographié avec signature autographe.
Belle lettre dans laquelle il le remercie de l'appréciation flatteuse qu'il a faite de son tableau, quoique le résultat du concours ne lui ait pas été favorable.
2° Carte du dîner des Rigobert dessinée par Louis Leloir, signée par le peintre Charles Delort.
Le diner des Rigobert, ainsi nommé parce qu'il fut inauguré le jour de la fête de ce saint, réunissait un certain nombre d'artistes et de littérateurs. Une première carte, dessinée par Pille, et une autre, dessinée par Worms, sont jointes à celle-ci.
*- 1728 + REGNAULT (Alexandre-Georges-Henri), peintre, grand coloriste, que sa fin glorieuse et prématurée ont rendu à jamais célèbre, l'auteur de La Salomé, du portrait du Général Prim, d'une Exécution à Tanger, n.
à Paris, 3o octobre 1843, tué à la bataille de Buzenval, sous Paris, le 19 janvier 187 1. Il a laissé de grandes aquarelles réputées comme des chefs-d'œuvre du genre.
Dessin à la plume signé, fait alors qu'il était au collège vers 1 858, 1 p. in-4. Très intéressante pièce. — P.
Ce curieux dessin, fait par un écolier de quinze ans, porte en légende : « Expédient pour faire entrer une règle dans la tête d'un enfant. »
* 1729 * REGNAULT (Alexandre-Georges-Henri).
L. A. S. à un ami ; (Paris), vendredi 9 mars 1862, 1 p. 1/2 in-8. Très rare.
Belle lettre ou il le remercie de son invitation à aller à Plombières au mois de mai avec M. Lamothe. « Il nous serait bien agréable de travailler avec lui dans ce délicieux pays. Je suis d'autant plus désolé de refuser. C'est cette année que je veux monter en loge pour la première fois, et du 24 avril au 12 août je me retire du monde. Cependant, comme je peux ne pas être admis au concours, ne regarde pas encore le refus comme irrévocable.... » — A l'époque où Henri Regnault écrivit cette lettre, c'était encore un tout jeune homme à ses débuts. Il avait dix-neuf ans et ne subissait le concoiu avant d'obtenir le grand prix de Rome, qui lui fut assigné même en dépit du règlement. Il avait, dans son exécution définitive, fort belle d'ailleurs, modifié très sensiblement son esquisse, et cette dérogation aux prescriptions absolues du concours faillit lui valoir une exclusion méritée.)
PEINTRES ET: SCULPTEURS
S. vin
4~ 1730 * DUEZ (Ernest-Ange), peintre d'histoire, un des chefs de l'école moderne dite du plein air, l'auteur d'un important triptyque conservé au musée du Luxembourg, pastelliste distingué, n. à Paris, 8 mars 1844.
L. A. S. à M. Boussod (associé de M. Goupil, marchand de tableaux); (Paris), mercredi. 1 p. 3/4 in-8.
Jolie lettre où il parle d'un tableau qu'il est occupé à terminer, lequel vient de subir une opération qui le rend pour le moment peu présentable. » On vient d'y rajouter un morceau de toile à droite et le raccord n'est pas repeint, ce qui lui donne un air malheureux. »
4- 1 73 1 ir ZUBER (Jean-Henri), peintre de genre et de paysage, élève de Gleyre,
n. à Rixheim (Alsace), 24 juin 1844. Son pays natal lui a inspiré de belles toiles.
L. A. S. à son maître L. Berthoud (le célèbre peintre suisse); Rixheim, 14 juillet 1873, 4 p. pl. in-8.
Charmante lettre, ornée d'un croquis dans le texte. Il y donne d'intéressants détails sur sa famille et sur ses travaux, n Mes sœurs Mélanie et Lise, qui sont venues aujourd'hui, m'ont agonisé de sottises à propos d'un vieux saule dépouillé qui figure dans une
esquisse dont je : ...-r. — - , , ,-^...--.r - :=r ■:.:.r- ---r--
voudrais faire un r~ '
grand tableau.
Je suis fort désireux d'avoir votre avis là dessus, car je suis seul contre tous à combattre pour ma pauvre esquisse ; il est vrai que je combats avec la foi et que les railleries de mes sœurs qui comparent mon saule à un vieil os de gigot et m'accusent de courbcttisme.nt m'émeuvent pas trop . Mais si vous vous mettez aussi contre moi, je me rendrai sans conditions. Le coupable est au beau milieu, il ne se cache pas ! »
4- 1732 -c- CONSTANT (Benjamin), célèbre peintre d'histoire, dont les grandes compositions, qui sont toujours empruntées au monde oriental, révèlent un rare tempérament de coloriste,
n. a Paris, 10 juin 1845.
L. A. S. au peintre Léon Glaize ; Paris, 6 mai 1 884, 1 p. 1/4 in-8, enveloppe. Belle pièce.
Jolie lettre dans laquelle Benjamin Constant donne, en termes chaleureux, son adhésion au comité formé pour élever un monument à la mémoire d'Eugène Delacroix. « Je vote d'enthousiasme la statue de notre grand Delacroix. »
S. vin
GRAVEURS ET ARCHITECTES
* 1733 * SAINT MARCEAUX (Charles-René de Paul de), sculpteur éminent, qui unit à une puissance d'inspiration contenue, un goût exquis, l'auteur du Génie gardant le secret de la tombe et de Y Arlequin, n. à Reims, septembre 1845.
L. A. S. à son ami M. Théophile Bovet, à Neuchâtel (Suisse); Florence, 14 juillet 1874, 4 p. in-8, papier et enveloppe à son chiffre. Très belle et très intéressante pièce. — P. photographié.
Charmante épître intime. « Mon cher ami, vous souvient-il encore de nos relations d'autrefois.... ? Si je ne vous ai donné aucune preuve de souvenir, je ne vous ai pourtant pas oublié, Je ne chercherai aucune excuse, toutes seraient mauvaisesinvoquer la paresse et les mille riens de chaque jour qui dévorent notre existence, ce serait ajouter l'aveu de ma faiblesse â une première faute. Seulement ne pensez pas que j'aie pu dire : loin des yeux, loin du cœur ; non, je vous ai toujours gardé une bonne affection,4 trop platonique, c'est vrai, mais c'est ma manière d'aimer la plus ordinaire, soit oar é°oisme soit par un raisonnement d'avarice qui prend plaisir à compter età serrer précieusement les amitiés dont elle pourraitse servir.... Malgré tout je travaille et j'ai fait dans mon art quelques pas en avant. Pour l'instant je suis à Florence depuis un an avec l'idée de ne rentrer définitivement en France qu'avec une statue commencée et dont je ne puis voir la fin.... »
4- 1734^- MERCIÉ (Marius-Jean-Antoine), grand sculpteur, le puissant auteur du David, des beaux groupes Gloria victis et Quand même! du bas-relief du Génie des arts et du tombeau de madame Charles Ferry, n. à Toulouse, 3o octobre 1845.