LETTRE DE HENRI LEYS — FRAGMENT
PEINTRES ET: SCULPTEURS
S. Vin
* 1878 ^ LEYS (Jean-Auguste-Henri), un des plus grands peintres qu'ait produits l'école belge, n. à Anvers, 18 février 181 5, m. dans la même ville, 26 août 1869. L. A. S. à M....; Anvers, 12 août 1866, 3 p. in-8. Très jolie et très intéressante pièce. — P.
Très remarquable lettre. Il lui envoie l'autographe demandé, mais il n'a pas transcrit le passage de Xavier de Maistre, qu'il lui avait indiqué, parce qu'il ne trouve pas juste la pensée exprimée par cet écrivain. « S'il est vrai, en effet, que chaque génération est plus émerveillée par les toiles de Raphaël, il est vrai aussi, d'autre part, que les œuvres de Mozart ne nous font pas moins de plaisir qu'à nos pères; et si d'un autre côté la musique est sujette à la mode, ne voyez-vous pas la même chose avoir lieu pour la peinture ? Combien de peintres ont été réhabilités de notre temps, que les siècles précédents avaient comme oubliés. Combien d'autres en réhabilitera-t-on encore? Et d'un autre côté ne pouvons-nous pas prévoir aussi que quelques-uns qu'on a élevés au pinacle en puissent descendre un jour? Je crois, contrairement à l'avis de votre auteur, qu'à cet égard peintres et musiciens sont sur la même ligne. « — (Cette lettre fait honneur au bon sens de Leys.)
-> 1879 STEVENS (Alfred), célèbre peintre de genre, élève de Camille Roqueplan, un des maîtres les plus estimés de ce temps, n. à Bruxelles, 1 1 mai 1828. L. A. S. à M. Couteau; mardi 29 janvier 1 85 1 , 1 p. pl. in-8. Jolie et intéressante pièce. — P.
Belle lettre dans laquelle il mande qu'il a vendu un de ses tableaux. «J'espère que vous allez nous arriver, car nous avons besoin de renfort pour défendre un peu cette peinture française que l'on abîme quelques fois par trop.»