COLIGNY (Gaspard II de
L. S., avec la souscription autographe, à M. de Bourdillon, gouverneur et lieutenant général en Piémont (Imbert de La Platière, illustre guerrier, maréchal de France en i5b2 nebleau le 4 avril 1 567) ; Saint-Germain en Laye, 12 novembre i56i, 3/4 de p. infol., trace de cachet.
Superbe lettre où il lui fait ses compliments et lui recommande le sieur Caries Birague, qui se rend en Piémont et qui lui remettra sa lettre.
Il le prie de croire ce que celui-ci est chargé de lui confier touchant les occurrences de la cour. « Et aussy quant vous les entendrez de luy, vous sçaurez bien juger, pour l'importance dont elles sont, qu'il est meilleur les vous faire entendre de bouche que par escript. »
HUGUENOTS - ILLUSTRES
* 1969 * LANGUET (Hubert), célèbre homme politique et publiciste protestant, habile diplomate, qui établit en principe, dans son fameux livre Vindiciœ contra tyrannos, publié en i58i, le droit d'insurrection, n. à Vitteaux (Côte-d'Or), i5i8, m. à Anvers, 3o septembre 1 58 1 . Languet avait embrassé la Réforme en 1549.
L. A. S. à Hugues Doneau (célèbre jurisconsulte protestant, n. à Chalon-sur-Saône le 23 décembre i5o7, m. à Altdorf, en Franconie, où il était professeur, le 4 mai i5qi), à Leyde; Anvers, 23 juin 1 58 1 , 1 p. in-fol., trace de cachet. Magnifique pièce. Très rare. (Coll. B. Fillon.)
Très précieuse lettre, écrite trois mois avant sa mort. Languet exprime son déplaisir de ne pas avoir pu faire rencontrer Doneau avec Du Plessis-Mornay ; puis il parle de la mort subite de Nicolas Malapert, frère de son hôte, et des événements politiques. « Nous attendons icy nostre rédemption du costé de la France, mays par ce qu'elle tarde beaucoup à venir, le nombre de ceux qui ont peur d'estre trompés n'est pas petit. Monseigneur frère du Roy (François, duc d'Anjou) a sans douste bonne envie de nous secourir et faict pour nous ce qu'il peust, mais le nombre de ceux qui lûy donnent des traverses et qui désirent nostre ruine est si grand qu'il ne peust pas fayre ce qu'il désireroit bien. Totefoys il assemble gens tant qu'il peust et croi qu'il bazardera plus tost sa vie que de laisser Cambray sans secours. Nostre magnifique ambassade s'en est retornée d'Angleterre en France. S'il en y a des contans ou des malcontans, je ne sçay, mays on nous veult fayre acroire que le mariage est accordé, ce qu'il m'est impossible de croire. On pense, s'il est accordé, que ce sera avec conditions qui bailleront tousjours assés d'accrochés à la partie qui ne voudra que l'arfayre brise avant. Le gouverneur d'Ecosse a eu la teste tranchée. Il est mieux mort pour les Anglois que saint Thomas de Canturbie (Cantorbéry), et le devroient plus tost canonizer. Il y a plus d'un an qu'il avoyt délibéré de se retirer d'Ecosse, voiant qu'à la longue
il n'y feroit pas bon pour luy, mais la reyne d'Angleterre, voiant que par son ~ <-"-> /\j^^^*t&wr. /l partement son party. duquel il estoit chef, seroit fort affoibli, luy per- \?>~t~ f^y~^~~^ V v»f^vf
suada de demeurer... » — (Le duc d'Anjou fit lever, au mois d'août sui- ]/ JL r/l l^t^^jtA.
vant, le siège de Cambrai dirigé par les Espagnols. Son projet de mariage tf-*"**"'' Asv^^»»-*^"
avec la reine Elisabeth d'Angleterre n'aboutit pas.)
1970 BESZE (Théodore de), illustre réformateur et écrivain, disciple et successeur de Calvin, n. à Vézelay (Yonne), 24 juin 1 5 1 9, m. à Genève, i3 octobre i6o5. Il a laissé de nombreux ouvrages parmi lesquels YEpistola magistri Benedicti Passavanti , satire en latin macaronique contre le président Lizet, souvent réimprimée, et le traité De hœreticis a civili magistratu puniendis, publié en 1 554 à l'occasion du supplice de Michel Servet. Il avait embrassé la Réforme en 1548.
L. A. S., en latin, à Maclou Pomponius, à Padoue; Paris, 3 des ides de mai (de 1 53g à 1544), 1 p. 3/4 in-fol. — (Les autographes de Théodore de Besze datant de sa jeunesse sont très rares.)
Très curieuse lettre, écrite pendant la période de jeunesse où il mena à Paris une vie libertine. Il se plaint de ne pas recevoir plus souvent des nouvelles de son ami. A-t-il donc pris déjà les mœurs italiennes, qui sont de parler plus qu'on n'écrit? Il termine ainsi : » Quod ad res nostras attinet, paucis accipe : Is sum qui fui. Héec ego laconicè, tum quia te Italia decessisse arbitror, tum quia ex nostris lupanis omnia longé melius intelliges, quàm exprimere litteris possim, hoc unum a te peto per amicitiam nostram, per omnia consuetudinis nostras jura ut, simulatque se occasio obtulerit rerum tuarum volumen ad me mittas. ejusmodi est enim cupiditas mea, ut litteris quantumlibet longis expleri non possit. »
-> 1971-5- BESZE (Théodore de).
L. S., avec la souscription autographe, à madame Du Plessis-Mornay (Charlotte Arbaleste), à Saumur; Genève, 3 juillet 1599, 2 p. in-fol., cachet. Jolie pièce, dans un bel état de conservation.
Très importante lettre où il lui répond sur la question des alliances qui auraient pu avoir lieu entre la famille de madame Du Plessis-Mornay et la sienne, « dont je ne saurois vous rendre aullre compte que ce que je vous en ay mandé, pour avoir esté emmené dès l'aage de deux ans, à ce que j'ay entendu, de Vézelay à Paris en la maison de feu Monsieur de Besze, conseiller en la court de Parlement, et depuis en tout le temps de ma jeunesse que j'ay vacqué aux estudes à Bourges et à Orléans, je ne pense point avoir séjourné au pais l'espace quasi d'une bonne année ; mais bien me souvient-il d'avoir souvent veu et cognu plusieurs personnages de diverses qualités faisans , /
cest honneur au susdict seigneur conseiller et à feu mon père . -1 f i 4? aJsC*£-
et à moy mesme et à mes frères lors vivans, de nous appeller / &/ rrr&— le>^£-*} *-»*♦*** *j&{^''^y*<^leurs cousins, ausquels j'adjousteray Messieurs de Roches fumée, f-£t<tfr*^*f-€^cJrr' ?
que je pense ne vous avoir spécifié par ci devant. C'est tout ce p J /Ai
que je vous en puis dire, tenant à grand honneur qu'il vous • j— *r~} ^? e*l&T^ JS£.fT^s
plaise m'honorer de ce nom d'allié et m'obliger tant plus à vous / ^^vj
faire tout humble service selon mon devoir.... »