‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 292 sur 312 · L. A. S., en latin, à Godefroy Udemann, à Leipzig; . • • t a · texte numérisé non relu

L. A. S., en latin, à Godefroy Udemann, à Leipzig; . • • t a

Leyde. 3 juin 16 17, 1 p. in-4, trace de cachet. Rare. Zi£ -^3' V

Intéressante lettre sur la mort de Bayard. pasteur de l'église fran- ~f~-r\. AtO x/aA K^^J' ^^^W^t— .

caise de Leipzig, et sur les candidats à cette fonction. Curieux détails. *

* 1998 -s- DU MOULIN (Pierre), célèbre théologien, qui rédigea divers écrits apologétiques pour le roi d'Angleterre Jacques I, professeur de théologie à Sedan, n. au château de Buhy (Seine-et-Oise), 18 octobre 1 5(58, m. à Sedan, 19 mars 1 658.

L. A. S. à Du Plessis-Mornay , à Saumur; Paris, 8 septembre 1 616, 1 p. pl. in-fol., cachet. Rare.

Superbe lettre. Il envoie à Saumur trois de ses fils pour être mis au collège (fondé en cette ville par Du Plessis-Mornay). bien qu'on l'en ait déconseillé, disant que les maîtres y font mal leur devoir et que les écoliers y prennent trop de licence. « L'Eglise de Dieu vous a l'obligation de l'avoir dressé; aussi ne subsiste-t-il que sous l'ombre de vostre authorité. C'est pourquoy je ne doubte point que vous n'ayés l'œil dessus, afin qu'un bon ordre y soit entretenu. Aussy rie crov-je pas le mal qui s'en dit, sçachant que les pères sont malaisés à contenter et les enfans malaisés à conduire. Hier le Roy fut en la court de Parlement, ou il proposa à la Cour qu'il recevoit les Princes à pardon, pourvu qu'ils revinssent à leur devoir dans quinsaine ; s'ils y failloient. qu'alors le Roy y pourvoiroit. M. de Castille est envoyé en Suisse pour y lever six mille Suisses. Le Roy a approuvé le faict de Sanserre, car on a peur sur ces commencemens d'offenser ceux de la religion, lesquels se trouveront divisés et par conséquent foibles et odieux. Le discord de nos grands cause ce mal. L'orage fondra sur Paris, ou nous avons à craindre, en dehors les forces des Princes, et en dedans la furie d'un peuple qui impute ce mal à ceux de la religion, voyant la Royne assistée par M. de Rohan, Monsieur de Sully, Monsieur de Caudales, Chambray et autres qui tiennent icy le haut du pavé. Les Jésuites parmi cela ne sont pas oisifs. L'ambassadeur d'Angleterre, ayant fait sa proposition il y a quinsc jours, n'a receu aucune response et n'attend que le commandement de son maistre pour s'en retourner. t — û 0 (P C. -JZ. /72

Voilà à quoy sont revenus tant de festins et tant 0&> lO-^f^CM^ \r- n<f*£*Ujr^on^^.

de magnificence. Si les Princes viennent à bout C^-u^Jde leur dessein, vous verrés d'autres mouvemens «*«-Oe**v sur le partagcment du butin... » Curieux détails-

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S. ix

HUGUENOTS ILLUSTRES

■k 1999 -s- JAUCOURT (Jean de), sieur de Villarnoul, fils aîné de Louis de Jaucourt et d'Elisabeth de la Tremoille, député général des églises réformées, marié, par contrat du 18 mars 1599, à Marthe de Mornay, fille aînée de Du Plessis-Mornay, n. vers 1572.

i° L. A. S. à Du Plessis-Mornay; Paris, 5 juin 1610, 3 p. in-fol., cachets. Superbe et rare pièce.

Intéressante lettre écrite trois mois après la mort de Henri IV et relative aux intrigues de la Cour. Il raconte que les députés de Saumur ont été présentés à Sa Majesté, mais que le maréchal de Bois-Dauphin, considérant que cette présentation était contraire à ses privilèges de gouverneur d'Anjou, s'est emporté et a menacé Du Plessis-Mornay et son gendre.

20 L. A. S. au baron de Senevières, gouverneur de Châtillon -sur-Seine ; Fontainebleau, 28 avril 161 5, 2 p. in-fol. Superbe pièce.

Intéressante lettre dans laquelle il prévient le baron de Senevières que le Conseil a donné arrêt contre lui; il l'engage à venir se justifier des informations faites contre lui.

3° L. A. S. de Marthe de Mornay (n. i-jdéc. 1 576) à son mari; Saumur, 3 avril 161 5, 2 p. 3/4 in-fol.

Très remarquable épître qui commence ainsi : « Mon pauvre cœur, je ne sçay plus que te dire sinon grâces à Dieu toujours même chanson, qui est que nous nous portons tous bien. Ton filz, vray soldat, que j'ay grant peur qui aymera mieux l'espée que les livres. Quant au cadet, il gambade fort et ne m'incommode pas à beaucoup près que le pauvre petit dernier. Dieu nous en donne joye et contentement par sa bonté et nous donne à tous la grâce d'estre gens de bien.... » Elle lui fait les curieuses recommandations qui suivent: « Ne m'achepte rien ny pour ton peuple, sy ce n'est quelque lentairneric pour faire jouer les enfants et des girouettes; autrement je te rechignerois... »

40 Trois L. A. S. de Catherine de Jaucourt, fille des précédents, à son père; 1 023, 3 p. in-fol. — 5° L. A. S. de Paul de Lisle, sieur du Gart, époux de Catherine de Jaucourt, à Du Plessis- Mornay; Lisle, 1 nov. 1G20, 1/2 p. in-fol. — 6° Onze lettres adressées par divers à Jean de Jaucourt.

* 2000 * RIVET (André), un des meilleurs controversistes et écrivains protestants, n. à Saint-Maixent (Deux-Sèvres), 5 août i5y3, m. à Breda (Pays-Bas), 7 janvier i65i. L. A. S., en latin, à J. Cabelliarius, ju- *

La Haye, 14 des calendes de Jl ^riJfY^^ Î^Jl/VûUi^

risconsulte :

mai (17 avril) 1634, 3/4 de p.

in-fol. — P.

Belle lettre dans laquelle il lui raconte les démarches qu'il a faites pour lui procurer la chaire de jurisprudence à Hardwick, vacante par la nomination du docteur Matthceus à la nouvelle école d'Utrecht.

4- 2001 -s- JAUCOURT (Jacques de), sieur de Rouvray, second fils de Louis de Jaucourt et d'Elisabeth de la Tremoille, député des églises réformées, n. 1 674, m. 1687.

i°Six L. A. S. à Philippe Du Plessis-Mornay et à M. de Villarnoul (Jean de Jaucourt, son frère); 161 1*1618, 7 p. in-fol., cachets. Une des lettres est légèrement tachée d'eau. Belle Correspondance pleine de détails sur les affaires des églises reformées. Elle mérite d'être publiée.

2° Deux L.A. S. de Pierre-Antoine de Jaucourt, sieur d'Espeuilles, frère du précédent, n. 1 575, à M. de Villarnoul ; 1 520, 3 p. 1/2 in-fol., cachets. — 3° Deux L. A. S. de Gabriel de Jaucourt, sieur de Bussières, frère des précédents, au même; 161 5, 4 p. in-fol. — 40 L.A. S. de Louis de Jaucourt, sieur d'Etrechy, frère des précédents, au même; 9 janvier i6i53 1 p. in-fol. — 5° L. A. S. de Zacharie de Jaucourt, sieur d'Ausson, premier gentilhomme de l'Electeur palatin, frère des précédents, n. en 1584, m. dans un naufrage en 1621, au même; Heidelberg, 26 février 161 5, 1 p. in-fol., cachet. — 6° L. A. S. de Roch de Maumont, époux d'Elisabeth de Jaucourt, sœur des précédents, au même; 3 décembre 1620, 1 p. in-fol., cachets et soies.

Dossier du plus grand intérêt pour l'histoire du protestantisme français. Très intéressants détails sur les églises réformées,

HUGUENOTS .ILLUSTRES

S. ix

* 2002 * VIGNIER (Nicolas), fils du célèbre médecin, ministre de l'église réformée à Blois (1601), auteur du Théâtre de l'Ante-Christ, fameux ouvrage, composé en 16 io, à la demande du synode national de La Rochelle, et dont le roi Louis XIII ordonna la suppression, n. en Allemagne vers i5y5, m. à Blois vers 1645.

L. A. S. à Villarnoul (Jean de Jaucourt); Blois, 18 février 161 1, 2 p. in-fol., cachets. Superbe et très rare pièce, qui est du plus grand intérêt pour la biographie du pasteur Nicolas Vignier.

Lettre des plus curieuses sur son Théâtre de l'Ante-Christ qu'on veut condamner comme un libelle diffamatoire. Il proteste de ses bonnes intentions et raconte comment il fut amené' à composer, bien malgré lui, ce livre. « Vous vous pouvez souvenir vous-mesme, monsieur, du refus que je faisois à La Rochelle d'accepter la charge d'escrire de ce subject, prévoyant assez la récompense que j'en pouvois attendre; mais j'acquiesçai enfin à la vocation publique et j'obéis à l'ordre et pris sur moi un travail surpassant de bien loing mes forces. J'y ai tellement intéressé ma santé que j'ay esté bien près de la mort. J'y ai fait de la despence en voyages et en livres plus excessive que la considération de ma famille et l'esgard que je dois avoir à mes enfans en la petitesse de mes moyens ne requeroit, sans estre aidé d'un seul denier du public pour aucun de ces frais là. Et de plus par acte exprès du synode national de Sainct-Maixent, on m'oblige non seulement de mettre l'œuvre en lumière, mais aussi de n'y celer point mon nom, quelque résistance que j'en fisse. Après donc ce travail, ces veilles, ces difficultez, cette despence, cette oubliance de moi, de mon bien, de ma vie, j'adjousterai encor après la promesse solennelle qui me fut faite au synode de Sainct-Maixent,

comme vous peuvent tesmoigner ceux qui esloient présens, de ' ^ Ç

défendre cette cause commune telle qu'elle est, sans me laisser aucunement opprimer en mon particulier, que seroit-ce si moi seul maintenant, comme s'il s'y agissoit du mien, venois à estre

condamné comme un escrivain de libelles diffamatoires? »

Cette lettre fait très grand honneur au caractère de Vignier.

* 2oo3 -5- BOUILLON (Elisabeth de Nassau, duchesse de), fille du prince d'Orange Guillaume le Taciturne, femme de Henri de la Tour d'Auvergne, maréchal de Bouillon ( 1 59 5), mère de Turenne, n. vers 1 576, m. à Sedan, 2 septembre 1642.

L. A. S. au maréchal duc de La Force (Jacques-Nompar de Caumont, né en 1 5 58, mort en 1652); Sedan, 12 novembre 1 638, 1 p. 3/4 in-4, cachets et soies. Légères taches. Belle pièce. (Coll. d'Estourmel )

Très belle épitre où elle le remercie de l'honneur de son souvenir. Elle a été très heureuse d'avoir de bonnes nouvelles de sa santé, « personc du monde ne vous la pouvant souhaitter meilleure ny de plus longue durée ny acompagnée de plu s de prospérité que moy, quy en adresse songneu sèment mes vœux au ciel. »

Jolis détails.

* 2004 -s- ROHAN (Henri, duc de), grand capitaine huguenot, fils de l'illustre Catherine de Parthenay, lieutenant de Bernard de Saxe-Weimar, n. au château de Blain (Loire-Inférieure), 25 août 1579, m. de ses blessures à l'abbaye de Kœnigsfelden (canton d'Argovie en Suisse), i3 avril i638. Henri de Rohan fut un des plus habiles chefs de son parti. Il eut une vie très agitée, ayant été obligé de quitter la France et de se réfugier en Italie.

L. A. S. au cardinal de Richelieu ; Arles, 16 juillet 1629, 1 p. in-4, cachets et soies. Superbe pièce. (Coll. Gauthier-Lachapelle) . — P. de J. Frosne.

Très belle lettre dans laquelle le duc lui mande qu'il envoie à la Reine-mère (Marie de Médicis) le sieur de La Baulme, pour la remercier de ses bontés et pour l'assurer de son obéissance.

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