L. A. S. à M. du Lignon, à Lausanne; 3 août
2 p. in-4, cachet brisé.
Très belle lettre ou il lui donne des renseignements sur Mathieu Shinner, dit le cardinal de Sion, illustre écrivain et diplomate du seizième siècle, dont François I craignait plus la plume que les épées de ses ennemis. Ce prélat, né près de Sion vers 1470, mourut à Rome en 1 5 2 1 .
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S. ix
-s 2028 * CHAUFEPIE (Jacques-Georges de), célèbre pasteur et écrivain protestant, le savant continuateur du Dictionnaire de Bayle, n. à Leuwarden (Frise), d'une famille de réfugiés français, 9 novembre 1702, m. à Amsterdam, 3 juillet 1786.
L. A. S. à un ministre protestant; Amsterdam, 27 avril iy5i, 4 p. in-4. Superbe pièce du plus grand intérêt littéraire et historique. Très rare. (Coll. B. Fillon.)
Importante lettre sur la publication de son Nouveau Dictionnaire historique et critique (qui parut de i -5o à 1756 en quatre volumes in-folio). Jl donne d'intéressants renseignements sur la manière dont il a été amené à faire cet ouvrage. La seconde partie est le fruit de ses recherches parti-
culières. « J'ai suivi, autant qu'il m'a été possible, le ( / / / v a -'/ 0 //-/V'/P' s -
plan de M. Bayle de discuter et d'éclairer les faits ( LS(hiv<t, 1*^ ^irt^f- (/{&/Ux4cC:
dans les remarques, d'y examiner les sentiments, — y c sp ' V
de faire quelquefois des digressions, des espèces de c^J2-^y%/ c^u<^' (/. / & (/) /^y S '
petites dissertations sur de certaines manières... » JiL/' /J£%?^> C^C^U^f^-Al
Chaufepié se livre ensuite à de très curieuses et très j' /
longues considérations. v "
■5- 202C) RABAUT (Paul), célèbre pasteur protestant, qui fut le chef vénéré de ses coreligionnaires pendant les persécutions qui eurent lieu en Languedoc, sous Louis XV, n. à Bédarieux (Hérault), 9 janvier 17 18, m. à Nîmes, 2 5 septembre 1794. L. A. S. à M. Moultou (le pasteur genevois); 29 février 1768, 3 p. in-4, cachet. Superbe pièce
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Très intéressante lettre où il fait le plus grand éloge de Voltaire. « Si la main qui nous accabloit s'est relâchée, si nous jouissons de quelque tranquilité dans notre patrie, c'est à ce grand homme que nous en sommes redevables. Il n'est personne parmi nous qui n'en soit instruit et qui ne rende hommage plus encore à la bonté de son cœur qu'à ses vastes connoissances... » Rabaut sait que le gouvernement s'occupe des protestants et cherche à faire adopter un arrangement dont ceux-ci ne sauraient se contenter. «L'on vondroit par exemple leur interdire tout culte public et les réduire au culte domestique. L'on voudrait encore diminuer le nombre de leurs ministres. » Il appelle l'attention de Voltaire sur ces points, car les protestants n'ont pas moins d'attachement pour le culte extérieur de leur religion que pour la religion elle-même. Longues et curieuses considérations à ce sujet. — Cette lettre fut communiquée à Voltaire qui a mis en tête ces mots : « Lettre du pasteur calviniste Paul Rabaut. »
FIN DK LA
N F U V I È M F SÉRI F