‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 297 sur 312 · DIXIÈME SÉRIE · texte numérisé non relu

DIXIÈME SÉRIE

FEMMES CÉLÈBRES

4~ 2o3o * LONGUEVILLE (Jeanne de Hochberg, duchesse de), femme, en 1504, de Louis I, duc de Longueville, auquel elle apporta en dot la principauté de Neuchàtel en Suisse, n. vers 1480, m. 21 septembre 1 543.

L. S., signée aussi par son beau-frère Jean d'Orléans (archevêque de Toulouse en i5o3, évêque d'Orléans en 1 5 2 1 , cardinal en 1 5 3 3 , n. 1484, m. 24 septembre 1 533), à Simon Bourdon, receveur de sa terre de Blandy; Blandy, 1 1 juillet 1 527, 3/4de p. in-fol.

Ordre de payer la somme de deux cent quarante livres tournois à André Huer, son argentier ordinaire. — La quittance dudit Huet est au verso de la pièce.

*- 2o3i <- COLON N A (Vittoria), marquise de Peschiera, épouse de Ferdinand d'Avalos, femme illustre par sa beauté, son esprit et ses vertus, qui fut aimée de Michel- Ange et a laissé un recueil de poésies, n. à Marino, 1490, m. à Rome, février 1547.

P. S., avec neuf mots autographes; Rome, 8 novembre r 536, 1/2 p. in-fol., cachet. Rare.

Précieuse pièce. Elle promet au révérend Jacopo Herculano, clerc dé Saint-Pierre, de faire tout ce qui sera nécessaire pour le besoin du couvent de Saint-Nicolas, tant pour la fabrique et réparation de l'église, que pour le bien des pères capucins.

FEMMES CÉLÈBRES

*- 2o32 s- MARGUERITE D'ANGOULEME, duchesse d'Alençon, reine de Navarre, sœur du roi François I, surnommée la Marguerite des Marguerites, auteur de YHeptaméron, mère de Jeanne d'Albret, n. à Angoulême,

1 1 ;m'' 1 1-9 2 1 m- ;l Odos (Bigorre), 2i décembre \? (.g. 'MÛÎÉÈ^^^i/ P, S sur vélin: i avril i 1/2 p. in-iol. oblong. cachet. Jolie '<ij0^^^f^'>^% pièce, il, m- un bel étal Je conservation. fCo//. Dubrunfaut.) — P. il^P^^^^^^^^^S.

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Intéressant document, par lequel Marguerite, reine de Navai somme de six mille livres

tournois, à-compte sur ^ ■ 4 f

celle de trente -cinq mille livres tournois dont le feu roi lui a fait don sur le produit d'une vente de bois.

*- 2o33 * LONGUEVILLE (Marie de Bourbon, duchesse de), femme du duc Léonor d'Orléans (1 563), comtesse de Neuchàtel en Suisse, n. 1 539, m. 7 avril 1601 .

L. S., avec la souscription autographe, aux advoyer et conseil de la ville et canton de Berne; Paris, 29 juin 1 58 1 , 3/4 de p. infol. , trace de cachet.

Très léger raccommodage.

Belle lettre.

Elle sollicite le rachat de certaine rente qu'elle leur doit à cause delaseigneurie du Colombier.

4- 2034 ESTE (Leonora d1), fille d'Hercule II d'Esté et de Renée de France, petitefille du roi de France Louis XII, sœur du duc Alphonse II, célèbre par la passion qu'elle inspira à l'illustre poète Torquato Tasso, n. vers i5qo, m. g février 1 58 1 .

L. S., avec la souscription autographe, au duc de Savoie; Ferrare, 16 octobre i58o, 3/4 de p. in-fol., cachet. Très rare. (Coll. de la marquise de Barol avec notice autographe de Silvio Pellico.)

Superbe let- ,/AÉP£m&&« tre dans laquelle Leonora d'Esté remercie le duc de Savoie ( Charles- Emmanuel 1) des témoignages d'affection qui sont contenus dans sa dernière lettreet lui renouvelle l'assurance de son respect et de son amitié.

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FEMMES CELEBRES

-y 2o35 ■* MONGLAT (Françoise de Longuejoue, baronne de), femme de Robert de Harlay, gouvernante de Louis XIII et des autres enfants de Henri IV, n. vers i55o, m. 1 633 . Elle apporta dans ses fonctions le plus remarquable dévouement.

L. A. S. à la Reine (Marie de Médicis); Saint-Germain-en-Laye, 7 juin (1602), 1 p. in-fol., cachets et soies. Très rare pièce, typique pour l'histoire des moeurs de cette époque.

Très curieuse épitre sur la santé du dauphin (Louis XIII, né à Fontainebleau le 27 septembre 1601). « Monseigneur le Daulphyn continue à ce bien porter, grâces à Dieu. Il n'y a que les galles de son visage quy l'inportunent un peu, pouree que cela luy démenge fort. Il n'en avoit point au front où il luy en est revenu depuis huit jours. Je crains bien qu'à l'arivée de vos Magestés il aura un masque. C'est lors qu'il en a davantage quy ce porte le mieux. Quant il heut la fièvre, il n'en avoit plus pas une. Je m'estime bien hureuse de luy en voir revenir depuis, croiant qu'il s'en porteroit bien, comme grâces à Dieu il a toujours faict. C'est ce quy me faict croyre que vos Magestés aymeront mieux le voir saing et gualleux qu'ostremant. Il ne laise d'estre fort guay et nous fait tous les jours recongnoistre des nouveaux fruis de son jardin par l'acroisemant de sa congnoisance et nouveaux effès de son jugemant et de son esprit, quy sont admirable pour un enfant de son aase... »

f- 2o36 * ESTRÉES (Gabrielle d'), fille du grand-maître de l'artillerie Antoine d'Estrées, sœur du maréchal François-Annibal, marquise de Monceaux et duchesse de Beaufort, la plus célèbre des maîtresses d'Henri IV, qui eut pour elle la plus vive passion et lui donna trois enfants qui furent légitimés, n. 1671, m. à Paris, 10 avril 1699.

P. S.; château du Louvre, i3 mai 1597, 3/4 de p. in-fol. Très jolie et très inte'ressante pièce. — P.

Procuration donnée pour composer et transiger des deniers à elle accordés par le Roi, sur les suppléments des offices pourvus par le duc de Mayenne pendant les derniers troubles et confirmés par Sa Majesté.

•h 2037 -* CHANTAL (Sainte Jeanne-Françoise Fremyot de), fille de Bénigne Fremyot, président à mortier au parlement de Dijon, femme de Christophe de Rabutin, baron de Chantai, amie de saint François de Sales, fondatrice du monastère de la Visitation à Annecy, grand'mère de la marquise de Sévigné, n. à Dijon, 1572, m. à Moulins, i3 décembre 1 641 . Elle fut béatifiée en 1 7 5 1 et canonisée en 1767. La baronne Jeanne de Chantai avait un renom populaire de piété dans toute la France.

L. A. à la sœur Marguerite Guérin, directrice du monastère de la Visitation Sainte-Marie du faubourg Saint-Jacques, à Paris, 1 p. in-4, cachet. Superbe et intéressante pièce. Très rare.

Précieuse lettre de sages conseils, n Ma très chère fille, il faut que mes yeus soufre que ma main réponde à vostre cœur de se qu'il me dit de luy mesmc. Vrayement je sans dans le mien pouvre et chétif sette corespondance et certitude de la vraye et sincère dilection que Dieu, dès nostre première conversation, répandit dans nos âmes, dont je le bénit et suplye sa bonté que nous l'en puissions louer éternellement. Aidés moy toujours de vos prières pour cela, ma très chère fille. Je voy que nostre Seigneur vous gratifie toujours de beaucoup de bonnes lumières et bon sentimens; surtout celui qui vous porte à ce total délaisemcnt de vous mesmes entre ses bénites mains est solide et sans crainte. Il y faut une fidelle corespondance faisant et soufrant toute chosse celon l'esprit de la très sainte foy. Ses répugnances que vous sentés an la nature contre les contradictions et humiliations sont des bons sngeis pour nourir en nous la connoisance el certitude de nostre misère, mais pourtant il faut être ferme à ne rien faire en leur faveur et ambraser de bon cœur sette abjection... »

Ht ^tï/if Numéro 2o3;

FEMMES CÉLÈBRES jj3

2038 + VERNEUIL (Gath erine-Henriette de Balzac d'Entraigues, marquise de), maîtresse de Henri IV, après la mort deGabrielle d'Estrées, n. à Orléans, 1579, m. à Paris, 9 février 1 633 . Elle eut de Henri IV trois enfants qui furent légitimés.

P. S.; Paris, i3 juillet 1G09, 3/4 de ^7^V^/ Z^1^^/^^^^^^^^

p. in-fol. Jolie et intéressante pièce. ' ' 7 '"' ' '

(Coll. Fossé Darcosse et Dubrunfaut )

Procuration donnée à Bernard Maire de traiter avec tous ceux qui ont besoin de la permission de faire le commerce des vins en gros, vu que les deniers provenant de ces licences ont été donnés par le Roi à la marquise de Verneuil.

2039 -* RAMBOUILLET (Catherine de Vivonne, marquise de), la célèbre fondatrice de la Société des Précieuses, ri. à Rome, 1 588, m. à Paris, 2 décembre i665.

L. A. S. au cardinal de La Vallette (Louis de Nogaret d'Epernon) ; 22 juillet 1 63 3 , 1 p. in-fol., cachets et soies. Superbe et rare pièce, un peu jaunie sur les bords. (Coll. Dubrunfaut.)

Elle le remercie des bontés qu'il a pour son fils et témoigne son déplaisir « que mon fils ne soit pas capable de vous servir selon son désir et celuy de M. de Rambouillet et le mien, car en vérité, Monseigneur, quant il méteroit sa vie pour vostre service, je ne penserois pas que nous peussions estre quicte des obligations que nous vous ayons... » — (Ce fils périt glorieusement à la bataille de Nordlin-

gen, le 3 août ifi-| 5). j

•s- 2040 -s- ARNAULD (Marie-Angélique), sœur du grand Arnauld, réformatrice de Port-Royal, dont elle fut la plus illustre abbesse, n. t Ô9 1 , m. à Paris, 6 août 1661.

L. A. S. à la révérende mère supérieure des Ursulines de la maison Saint-Charles, à Orléans ; Port-Royal de Paris, 18 août 1660, 2 p. in-4, cachet. Très belle et rare pièce. (Coll. Gilbert.) — P.

Superbe lettre. Elle est contente que la petite de la Bute persiste dans l'idée de se faire religieuse. « Elle sera trop heureuse si Dieu luy fait cette grâce. On m'avoit dit qu'elle avoit quelque envie de sortir au paravent, mais en vérité, ma très chère Mère, je n'ayme point ces sortie. Il n'i a rien à gaygner au monde; au contraire on y pert toujours. C'est un air contagieus qui peut tuer ou au moins donner quelque indisposition, quand ce ne seroit que la distraction que donne tant d'objets qui surpreine un esprit jeune qui ne l'a jamais guère veu et qui, quand il ne luy feroint pas d'impression à l'œure, le desmon les luy renmentevera peut estre dans plusieurs année pour luy donner ou fortifier quelque tentation... »

FEMMES CrÉLÈBRES

•s- 2041 -f SABLÉ (Madeleine de Souvré, marquise de), fille du maréchal de Souvré,

une des plus célèbres Précieuses de l'hôtel de Rambouillet, auteur de Maximes,

amie de La Rochefoucauld, n. 1699, m. à Port-Royal de Paris, 16 janvier 1678.

L. A. S. à Monseigneur (un ministre de Louis XIV); (Paris, février 1G69), 4 p. in-4. Très rare.

Précieuse lettre, dont voici le texte : « Monseigneur, encore que je n'aye pas l'honneur d'estre connue de vous, i'ay tant d'expérience de la bonté et de l'amitié que vous faites l'honeur à mon frère le grand prieur (Jacques de Souvré, grand-prieur de France en 1667, n. 1600, m. 1670) d'avoir pour luy, que sous cette protection j'ose vous demander une très humble grâce. Si vous sçavié, Monseigneur, le respect et l'estime que j'ay toujours eu pour vous, je me confierois en moy mesme. Mais comme je doute si mes sentimens, encore qu'ils ayent esté si publics, ayent esté jusqu'à vous, je prens la liberté de vous demander sous cette mesme protection de vouloir bien me faire l'honeur de représenter au roy qu'étant créancière de M. l'abbé de Maisons de grandes sommes de deniers, je ne puis en estre payée si sa Majesté n'a la bonté de me gratifier de la charge de conseiller au Parlement de Paris, dont il estoit pourveu, puisqu'il ne paroist en évidence aucuns autres biens sur lesquels je puisse avoir recours. Si sa Majesté m'accorde cette faveur, il sauvera la ruine d'une personne de qui tous les proches ont eu toute leur vie l'honneur d'estre de sa maison royale, » — (La marquise de Sablé avait perdu presque toute sa fortune et s'était retirée à Port-Royal de Paris en 1 6 5g . L'abbé de Maisons dont elle parle s'appelait Guillaume de Longueil et était abbé de Couches et conseiller au Parlement de Paris. Il était mort au mois de janvier 1669).

4- 2042 * CHEVREUSE (Marie de Rohan, duchesse de), femme du connétable de Luynes (1017), puis du duc de Chevreuse (1621), favorite d'Anne d'Autriche, ennemie de Richelieu et de Mazarin, n. en décembre 1600, m. à Gagny, 12 août 1679. L. A. S. au cardinal de Richelieu ; (juin 1637), 2p. 1/2 in-4, cachets et soies. Légères taches. — P.

Epitre des plus curieuses où la duchesse de Chevreuse refuse une somme d'argent que lui avait envoyée le cardinal (qui cherchait à ramener à lui la confidente d'Anne d'Autriche), a Ce porteur (sans doute l'abbé du Dorât) est si obéissant pour vous et si mal aisé à persuader par moy qu'il a laissé ycy les marques qu'il vous a pieu me donner du soin que vous avés de moy, coyque j'aye fait pour l'obliger à vous les reporter avec le très humble remerciment que je vous en rans. Il est vray, Monsieur, que vous savés parfaitement obliger et que c'est à moy à ne me pas rendre indigne de tant de faveurs, ainsi à éternellement garder le souvenir de toutes celles que vous me faites, mais sera le bien que vous emploies pour cela, vous m'en procurés assés en m'en voulant; il ne me faut rien affaire pour me satisfaire daventage. Je comtois vostre bonne volonté et n'an dois aesepter l'efet qu'en une condition où je ne suis pas encore, si bien, Monsieur, que si mon malheur ne vous donne pas présantemant le moien de m'y assister, vostre générosité vous fait avoir cest avantage de m'empècher à l'avenir de l'apréander... » Elle dit en postscriptum : « Le refus qu'a fait ce porteur de se charger de la somme qu'il m'avoit aportée m'oblige d'anvoier un des miens que je chargeré de la remetre dans les siennes, sans qu'il sache se que c'est, n'ayent osé en parler à qui que se soit qu'à celuy que j'ay veu que vous agréiez qui le sçust. » — (La duchesse de Chevreuse refusa obstinément les avances du cardinal et s'enfuit en Espagne au mois de septembre suivant. — Cf. dans l'ouvrage de Victor Cousin, p. 1 36, une autre lettre de la duchesse à Richelieu sur le même sujet que celle-ci.)

4~ 2043 -s- CORNUEL (Marie Bigot, dame), célèbre par son esprit et ses bons mots, une des reines des salons du dix-septième siècle, n. 9 novembre iGo5, m. février 1694.

L. S. à un ministre de Louis XIV; (Paris, i665), 3 p. in-4. Belle et importante pièce. Légère déchirure. Très rare. (Coll. de la marquise de Barol avec notice autographe de Silvio Pellico.)

Très intéressante épître où elle se déclare incapable de payer la somme qu'elle a été condamnée de donner pour les rentes rachetées. Elle n'a en effet pour tout bien que la terre du Mesnil, en désordre depuis le siège d'Etampes, sa maison de Paris, saisie par les créanciers qui lui ont prêté de quoi vivre depuis la guerre, les aides d'Aubervilliers, dant la finance est de cinquante-sept mille livres, et des billets de l'épargne représentant l'argent qu'elle a prêté au Roi en 1648. « C'est pourquoy je vous suplie, Monseigneur, de représenter au Roy Testât de mes misérables affaires. Si j'avois eu du bien plus liquide, je n'aurois pas laissé mon fils unique sans charge, et auquel je donne très peu pour subsister, croyant estre plus obligée à moy mesme. Je vous seray obligée le reste de mes jours si par vostre moyen le Roy me laisse de quoy les passer et que mon fils puisse trouver après ma mort de quoy subsister selon sa condition. » — (Le mari de madame Cornuel, trésorier de l'extraordinaire des guerres, avait dissipé sa fortune et était mort en i65o. — Cette pièce est signée Marie Cornuel, ce qui rectifie le prénom d'Anne à elle attribué par les biographes.)

FEMMES CELEBRES

4 2044 -s- MONTAUSIER (Julie-Lucine cTAngennes, duchesse de), tille delà marquise de Rambouillet, épouse du duc de Montausier (1645), célèbre par sa grâce et par sa beauté, gouvernante des enfants de France, n. à Paris, 1607, m. dans la même ville, i5 novembre 1671. C'est pour elle que le duc de Montausier fit composer, en t637, le fameux recueil de vers connu sous le nom de Guirlande de Julie.

P. S., signée aussi par son père Charles d'Angennes, marquis de Rambouillet, vidame du Mans, maître de la garde du Roi, et par un certain nombre d'autres personnages; Paris, 10 septembre 1622, 3 p. in-fol. Superbe et remarquable pièce, dans un bel état de conservation. — P.

Très intéressant document, dans lequel Julie d'Angennes, alors âgée de quinze ans, signe, avec son père, au contrat de mariage de Guillaume Dupuy, trésorier général de l'extraordinaire des guerres en Normandie, et de Marie Vivien.

4 2045 * LAMOIGNON (Madeleine de), fille du président Chrétien de Lamoignon, la célèbre amie de saint Vincent de Paul, qu'elle seconda merveilleusement dans toutes ses institutions de charité, n. 18 septembre 1609, m. à Paris, 14 avril 1687.

L. A. S. à M. Joliy, général de la mission de Saint-Lazare (un des fidèles coopérateurs de saint Vincent de Paul) ; (Paris, mai 1679), 1 p. 1/2 in-8. Très jolie et très rare pièce. (Coll. Villenave).

Belle lettre de recommandation en faveur d'un ecclésiastique italien, qui a été aumônier du duc d'York et qui veut retourner dans son pays. Elle lui a donné quelque argent et elle prie instamment M. Jolly de l'assister.

+- 204(3 * AIGUILLON (Marie-Madeleine de Vignerot, dame de Combalet, duchesse d1), nièce du cardinal de Richelieu, qui l'affectionnait particulièrement et dont elle tenait la maison, amie de saint Vincent de Paul, n. vers 16 10, m. à Paris, 17 avril 1676. Elle fonda, en i(33q,une maison de religieuses hospitalières à Québec.

L A. S. Dupont au comte de Chavigny (Léon Bouthillier, n. 1608, ministre des Affaires étrangères, m. à Paris le 1 1 octobre i65a) ; Paris, 3o juin 1642, 1 p. in-fol., cachets brisés. — P.

Superbe lettre ou elle le remercie du grand service qu'il vient de rendre à la France et au cardinal (par l'arrestation de Cinq-Mars et de De Thou). « Souffrez que je me plaigne à vous de la continuation du mal de Monseigneur le cardinal, de ce qu'il n'i a point de fin à ses douleurs et de ce que je ne puis plus prendre aucune confiance aux médecins et chirurgiens qui m'ont mandé vint fois et protesté qu'il estoit impossible qu'il arrivas! plus aucun accident, et quatre ,ours après ,e ne manque pas d'aprendre que l'on a fait de nouvelles in-

cisions au bras de son Erainence. La dernière m'a percé le cœur et achevé de m'oster tout à fait le courage. J'attens de la bonté de Dieu qu'il me le redonne et de la vostre que vous me mandiés bien tosl la parfaite guérison de son Eminence... » — (Le cardinal de Richelieu se rétablit, mais pour quelques mois seulement ; il mourut le 4 décembre de la même année.

FEMMES CELEBRES

* 2047 -s- GONZAGUE (Anne de), princesse palatine, amie du grand Condé, célèbre par sa vie galante et par la part qu'elle prit aux troubles de la Fronde, n. 1616, m. au palais du Luxembourg, à Paris, 1684. Bossuet prononça son oraison funèbre. L. A. S. au cardinal de Richelieu ; (septembre 1642), 3/4 de p. in-fol., cachets brise's. Belle pièce.

± 2048 -+ LONGUEVILLE (Anne-Geneviève de Bourbon, duchesse de), sœur du grandCondé,labelle et <y célèbre héroïne de la / Fronde, n. au château de Vincennes, 29 août 161 9, m. à Paris, dans le couvent des Carmélites, i5 avril 1679.

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