‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 31 sur 312 · f HUGO (Victor-Marie, vicomte · texte numérisé non relu

f HUGO (Victor-Marie, vicomte

L. A. S. au rédacteur de l'Indépendance belge\ Hauteville-House, 21 janvier 1862, 1 p. 1/2 in-4. Coupée en morceaux, pour être donnée aux compositeurs d'imprimerie, elle a été très habilement raccommodée. (Coll. B. Fillon.) — P.

C'est l'original de la lettre célèbre où Victor Hugo réclame la grâce de neuf malheureux, condamnés après l'affaire de Charleroi. Il s'élève avec une éloquence indignée contre la peine de mort. « Il serait beau que le petit peuple fit la leçon a>".x grands, et, par ce seul fait, fût plus grand qu'eux ; il serait beau, devant la croissance abominable des ténèbres, en présence de la barbarie recrudescente, que la Belgique, prenant le rôle de grande puissance en civilisation, donnât tout à coup au genre humain l'éblouissement de la vraie lumière, en proclamant, dans les conditions où éclate le mieux la grandeur des principes, non à propos d'un dissident révolutionnaire ou religieux, non à propos d'un ennemi politique, mais à propos de neuf misérables, indignes de toute autre pitié que de la pitié philosophique, l'inviolabilité de la vie humaine, et en refoulant définitivement vers la nuit cette monstrueuse peine de mort, qui a pour gloire d'avoir dressé sur la terre deux crucifix, celui de Jésus-Christ sur le vieux monde, celui de John Brown sur le nouveau. »

-> 2o5 * LEDRU ROLLIN (Alexandre-Auguste), habile jurisconsulte, un des chefs du parti républicain sous Louis-Philippe, membre du gouvernement provisoire de 1848, député de la Seine en 1871 et de Vaucluse en 1874, n. à Paris, 2 février 1807, m. à Fontenay-aux-Roses, 3i décembre 1874.

i° L. A. S. au docteur Subervie; 3i mars, 1 p. in-8. — P.

Il le prie de différer un rendez-vous qu'il doit avoir avec lui et avec Godefroy Cavaignac.

2° I... S., signée aussi par Victor Schœlcher, Lesseré, Ferdinand Flocon, Pascal Duprat, Louis Blanc, Léoutre, Dupoty, à leur cher ancien collègue. . . . ; 20 octobre 1845, 1 p. in-8. Ils lui mandent que le conseil de rédaction de la Réforme accepte sa démission de membre du comité de ce journal.

* 206 FAVRE (Jules-Claude-Gabriel), célèbre avocat, un de nos meilleurs orateurs parlementaires, membre de l'Académie française (1867), vice-président du gouvernement de la défense nationale (1870), n. à Lyon, 21 mars i8oq, m. à Versailles, 20 janvier 1880.

L. A. S. au procureur-général près la cour de cassation (Dupinaîné, qui avait repris cette fonction en 1 S 5 7) ; (Paris), 3o mai (1861), 1 p. in-4. — P-

Curieuse épître où Jules Favre, quittant le bâtonnat, envoie au procureur-général le tableau de l'ordre des avocats. « Voici, dit-il, le tableau sur lequel votre nom, depuis longtemps illustre, a brillé d'un éclat dont nous serons toujours fiers. Le bâtonnier ne peut vous l'envoyer sans émotion, car au nom de son ordre, au sien propre, il ne se résigne pas à ne pas vous appeler son confrère. Il est vrai que vous l'êtes toujours, et vos hautes fonctions n'ont point changé vos sentiments. Permettez-moi, au moment où je suis prêt de quitter cette charge, que vous avez si dignement remplie, de vous remercier de la bienveillance affectueuse que j'ai toujours trouvée en vous. Nos rapports officiels ont, grâce à vous, beaucoup ressemblé aux rapports prives. C'est dire assez que je me crois autorisé à mêler beaucoup d'affection aux respects sincères dont je vous prie d'agréer l'expression. » — (Jules Favre fut réélu bâtonnier.)

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