SERMENTS DE A. T H 1 ERS, JULES FAVRE ET H. ROCHEFORT
Numéro 199.
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Numéro 207.
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Numéro 216.
HOMMES D'ÉTAT
i° Carte du club de la Révolution, signée par Barbès; (1848), in-32. — 2° L. A. S. à Brives (son collègue à l'Assemblée constituante); (prison de Belle-Isle-en-mer), 17 février i85o, 3 p. in-8. — P.
Belle et intéressante lettre. « Nous venons de voir que la commission chargée du rapport sur le projet de loi de déportation nous fait l'honneur de tenir à ce que l'on nous envoyé aux Marquises. Pour mon compte, j'ai resté si longtemps eu prison que je ne serais pas fâché d'aller voir ce que l'on fait dans un autre hémisphère. J'ai comme l'idée que je m'y guérirais de ma laryngite. Mais, jusqu'à nouvel ordre, je ne me préoccupe pas beaucoup de ce mauvais vouloir de la commission et je regarde comme certain que la loi, même votée, ne produira ses effets que dans le cas où M. Bonaparte réussirait à faire son coup d'état. Or, dans ce cas, il n'aura pas besoin de loi de déportation pour nous expédier tous hors de France, toi qui es dehors comme moi qui suis dedans, et, par conséquent, nous restons comme ci-devant à la disposition des événements. » — (Barbès resta à Belle-Jsle jusqu'en 1854, époque où Napoléon III le gracia, mais le vieux républicain refusa le bénéfice d'une grâce qu'il n'avait pas sollicitée et se retira à La Haye.)
4- 209 -t MORNY (Charles-Auguste-Louis-Joseph, duc de), le principal organisateur du coup d'État du 2 décembre i85i, ami et ministre de Napoléon III, n. à Paris, 23 octobre 181 1, m. dans la même ville, 10 mars 1 865 .
L. A. S. à madame Janvier; 2 mars, 1 p. in-8, enveloppe et cachet. - P.
Il lui renvoie un petit ouvrage qui, pour être joué, exige une difficile mise en scène, et qui « n'en sera pas moins un petit tour de société, à la vapeur, très complet. »
4- 210 ■+ BLANC (Jean-Joseph- Louis), célèbre historien, membre du gouvernement provisoire de 1848, n. à Madrid, 28 octobre i8i3, m. à Cannes, 6 décembre 1882.
P. A. S., 1 p. in-4. (Coll. B. Fillon.) — P.
Superbe pièce politique, écrite pour un amateur et où il réfute ce cruel sophisme : Le salut du peuple est la suprême loi.
<- La suprême loi, c'est le salut de l'humanité. L'humanité, tout individu qui souffre d'un acte injuste, quelque petit et obscur qu'on le suppose, la réprésente, la personnifie, la porte vivante S\ „
en lui. Tuer un innocent, c'est menacer l'innombrable foule de ses /(/ . / / //
pareils sur toutes les surfaces du globe, dans tous les siècles à venir ; A/ fi /jyfy/f ff ) £s'C%^7?^C et certes il n'est pas de peuple dont le salut vaille qu'un aussi prodi- V 1/1/ gieux intérêt soit foulé aux pieds. »
^ 211 ROUHER (Eugène), premier ministre de Napoléon III, n. à Riom (Puyde-Dôme), 3o novembre 1814.
L. A. S. (au libraire Amyot); Paris, 26 janvier 1854, 1 p. in-4. (Coll. B. Fillon.) — P.
11 lui envoie son bulletin de souscription aux Œuvres de Napoléon III. « Vous pouvez, si vous le jugez utile, faire figurer mon nom parmi ceux des souscripteurs. » — Le bulletin de souscription, rempli et signé par, M. Rouher, alors vice-président du Conseil d'Etat, est joint à la lettre.
4- 212 * SIMON (Jules-François), célèbre philosophe, député de la Seine (i863), membre du gouvernement de la défense nationale (1870), membre de l'Académie française (1875), ministre de Thiers et du maréchal de Mac-Mahon, n. à Lorient (Morbihan), 27 décembre 1814.
P. A. S.; (Paris), 29 avril 1869, 1/2 p. in-8 oblong. — P.
Curieuse pièce, dont voici le texte: « Je jure obéissance à la Constitution et fidélité à l'Empereur. » — (C'est le serinent qu'il fut obligé de formuler par écrit pour se présenter à la députation. Jules Simon fut réélu député par la huitième circonscription de Paris, le 23 mai 1S69. — Voir des pièces analogues aux numéros 199, 207, 216 et 218.)