‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 35 sur 312 · LETTRE DE CHARLES LOUIS DE FREYCINET · texte numérisé non relu

LETTRE DE CHARLES LOUIS DE FREYCINET

Numéro 2 1 5.

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HOMMES D'ÉTAT

sions de foi et tous bulletins électoraux relatifs à sa candidature. » — (Henri Rochefort s'était réfugié à Bruxelles, l'année précédente, après avoir été condamné à un an de prison pour la publication de la Lanterne. Il avait été candidat aux élections de mai 1869 contre Jules Favre, mais n'avait pas été élu. La première circonscription de Paris se trouvant vacante par l'option de Gambetta pour les Bouches-du-Rhône, Rochefort se présenta contre Carnot et fut nommé.)

3° P. A. S.; (Bruxelles, 2 novembre 1869), 1/4 de p. in-8.

C'est la formule de serment mentionnée dans la pièce précédente. En voici le texte : « Je jure obéissance à la Constitution et fidélité à l'Empereur. » — (Voir des pièces analogues aux numéros 199, 207, 212 et 218).

4-2174- FERRY (Jules-François-Camille), avocat, député de la Seine (1869), membre du gouvernement de la défense nationale (1870), ministre de l'instruction publique (1879), réformateur de l'enseignement, n. à Saint-Dié (Vosges), 5 avril i832.

i° L. A. S. à son cher et illustre maître (Jules Favre); (Paris, 3 mars 1 863), 1/2 p. in-8. — P.

Lettre d'envoi de sa profession de foi aux électeurs de la cinquième circonscription de Paris. « Cher et illustre maître, je me suis jeté dans la bataille, vous ayant trouvé si bienveillant. J'ai cherché, dans l'écrit que voici, à donner à ma candidature la signification que vous désiriez lui voir prendre. Lisez et jugez. »

2° P. A. S.; (Paris), 3 mars 1 863, 1 p. in-fol.

C'est la profession de foi annoncée dans la lettre précédente. Le candidat insiste surtout sur la nécessité de choisir des hommes nouveaux. « Les jeunes générations ont porté le poids des mauvais jours; une situation qu'elles n'avaient pas faite leur a fermé toutes les issues. Vous ne les connaissez pas, mais appelez-les à vous, et vous verrez si elles sont résolues, laborieuses et fécondes ! Qui pourrait prendre cette belle initiative mieux que vous, citoyens de l'immortel faubourg, vous qui n'avez jamais désespéré ni fléchi et qui, par l'ardeur toujours nouvelle de votre foi, formez comme l'éternelle jeunesse de la

Démocratie Ma ligne politique est toute tracée : elle serait celle de l'incomparable orateur et de l'illustre citoyen qui

vous représentait. Je la suivrais avec fermeté, avec discipline, avec courage. J'aurais l'ambition d'unir ma voix à celle des députés de l'opposition pour revendiquer avec eux nos libertés et marcher ensuite avec décision, avec maturité, dans la voie

des réformes sociales » — (Jules Favre, élu dans les départements de la Seine et du Rhône, avait opté pour ce dernier. La

cinquième circonscription de Paris se trouvant vacante, Garnier-Pagès et Jules Ferry furent candidats, mais ce dernier se retira devant l'ancien membre du gouvernement provisoire de 1848 qui fut élu le 21 mars 1 863.)

4- 218 -* FERRY (Jules-François-Camille). P. A. S.; (Paris, mai 1869), 1/4 de p. in-8.

Curieuse pièce dont voici le texte : « Je jure obéissance à la Constitution et fidélité à l'Empereur. » — (C'est le serment qu'il fut obligé de formuler par écrit pour se présenter à la députation. Jules Ferry fut élu député par la sixième circonscription de Paris le 23 mai 1869. — Voir des pièces analogues aux numéros 199, 207, 212 et 216.)

•î 219 * BRISSON (Eugène-Henri), député de la Seine (1871), un des chefs de l'Union républicaine, président de la Chambre (188 1), n. à Bourges, 3i juillet 1 835 .

L. A. S. à Vâuchez (secrétaire géne'ral de la ligue de l'enseignement); jeudi, i p. in-18. — P.

Jolie lettre où il s'excuse de ne pouvoir se rendre à son invitation. « Je le regrette : les manœuvres dont vous me parlez m'eussent vivement intéressé, et je vous remercie d'avoir pensé à moi. » — (Il s'agit sans doute de manœuvres de bataillons scolaires ou de sociétés de gymnastique. On sait que M. Emmanuel Vauchez est un des promoteurs les plus ardents de l'instruction civique et militaire.)

4- 220 •* GAMBETTA (Léon-Michel), député des Bouches-du-Rhône (1869), membre du gouvernement de la défense nationale (1870), organisateur de la défense dans les provinces, n. à Cahors,3 avril i838, m. à Ville-d'Avray (Seine-et-Oise), 3 1 décembre 1882.

L. A. S., signée aussi par Jules Ferry et Emm. Durand, à Jules Favre ; (Paris), dimanche 5 heures (mai 1869), 1 p. in-4. — P.

Curieux document où ils lui demandent de les recevoir le lendemain. « Nous sommes venus, Ferry, Durand et moi, pour vous entretenir d'une résolution électorale prise par nous à la sortie de la réunion Carnot et que nous voudrions proposer à votre sagesse. » — (Gambetta était candidat à la députation dans la première circonscription de Paris contre Carnot ; il fut élu le 23 mai 1869.)

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