PHOTOGRAVURES DES SÉRIES V ET VI
Les dix-neuf pièces suivantes seront reproduites en photogravure dans l'édition de luxe.
Galileo Galilei. — Buffon. — Franklin. — Ronsard. — Pierre Corneille. — Descartes. — Bossuet. — Charles Perrault. — Vauvenargues. — André Chénier. — Alfred de Musset. — Luther. — Ulrich von Hutten. — ■ Goethe. — Schiller. — Frédéric II. — Swift. — Bvron. — Jean-Jacques Rousseau.
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POUR LES SÉRIES VII VIII IX ET X
Le troisième et dernier catalogue de la collection d'autographes formée par M.Alfred Bovet comprend les séries suivantes :
VII. Artistes dramatiques. — VIII. Peintres, sculpteurs, graveurs et architectes. — IX. Huguenots illustres. — X. Femmes célèbres. Ces séries sont de tous points dignes des précédentes, et j'ai fait mes efforts pour que la rédaction ne soit pas moins soignée. Succès oblige, et il m'est agréable de déclarer qu'il a été encore plus grand pour le second fascicule que pour le premier.
La série des Artistes dramatiques est la plus remarquable qui ait encore paru. La partie française s'ouvre par le comédien La Grange, l'ami de Molière, l'auteur du curieux Journal que le Théâtre- Français a tenu à honneur de publier en 1876. Après lui vient la femme de son maître, Armande Béjart, puis une lettre du grand Baron à Jean-Baptiste Rousseau et une précieuse épître d'Adrienne Lecouvreur à son jeune amoureux le comte d'Argental. Je citerai ensuite, parmi les hommes qui ont illustré l'art dramatique au xvue siècle, Grandval, Préville, une lettre à Beaumarchais, Bellecour, Lekain et Dazincourt, et, parmi les femmes, Dumesnil, Clairon, Favart et Sophie Arnould. Talma est le trait d'union entre notre siècle et le précédent. Il est représenté, comme il convient, par trois pièces intéressantes, dont une date de ses débuts. A sa suite viennent une pléiade de grandes actrices, Mars, une lettre à Louis-Philippe, George Weimer, la plus belle et la plus curieuse épître qu'on connaisse d'elle, Déjazet, une lettre merveilleuse, Marie Dorval et Rachel. La reine des tragédiennes est superbement représentée par son acte d'engagement au Gymnase et par deux lettres à la duchesse d'Orléans et au chanteur Duprez. Frédérick Lemaitre brille auprès de ses illustres camarades de gloire. Après lui le trio du Théâtre-Français, Samson, Provost et Régnier. Citons aussi la pauvre Aimée Desclée, sitôt enlevée à l'art dramatique.
Les vivants sont nombreux et bien choisis. Le doyen est Bouffé, qui porte gaillardement ses
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quatre-vingt-cinq ans. Lockroy le suit, puis Suzanne Brohan, la mère d'Augustine et de Madeleine. Le Théâtre-Français a une large part dans cette pléiade contemporaine : tour à tour nous voyons défiler dans leur ordre chronologique Bressant, Madame Arnould-Plessy, Got, Augustine Brohan, Delaunay, Thiron, Maria Favart, Madeleine Brohan, Febvre, Worms, Coquelin aîné, Mounet- Sully, Céline Montaland, Sophie Croizette, Emilie Broisat, Suzanne Reichenberg, Julia Bartet et Blanche Barretta. Je dois à Mademoiselle Bartet une mention particulière, car cette grande artiste a réuni une très belle collection d'autographes des sociétaires de ce Théâtre-Français dont elle est une des étoiles.
Enfin il me faut, pour terminer cette nomenclature, citer Adolphe Dupuis, Mademoiselle Agar, Alice Pasca, Blanche Pierson, Pierre Berton et Sarah Bernhardt.
La partie étrangère est moins nombreuse, mais aussi remarquable. L'Allemagne nous offre Eckhof, Unzelmann, Koch, Fleck, Ifflandet Clara Ziegler; l'Angleterre, Garrick et Edmund Kean; l'Italie, Scaramouche et Romagnesi, Adélaïde Ristori et Ernesto Rossi.
Les peintres, sculpteurs, graveurs et architectes, constituent une série des plus importantes par le choix des noms et par l'intérêt des pièces. M. A. Bovet, avec sa nature d'artiste, a mis le plus grand soin à recueillir des lettres typiques, dont beaucoup sont ornées de croquis. La suite de l'école française de peinture est magnifique. C'est Simon Vouet qui l'ouvre, avec Nicolas Poussin et Claude Lorrain. Après eux viennent Mignard, Charles le Brun, Noël Coypel, trois pièces uniques par leur contenu, puis Jouvenet, Largillierre, Boucher, La Tour, Carie Vanloo, Joseph Vernet, Greuze et Fragonard. La plupart de ces noms sont des raretés autographiques. Le grand David ne compte pas moins de trois lettres importantes et un croquis représentant Bonaparte avec cette légende : Le général de la grande nation. Ses élèves Girodet-Trioson, Gérard, Gros et Guerin lui font cortège. Prud'hon est non loin de sa tendre amie Constance Mayer. Cinq lettres de Ingres témoignent de la place que ce grand dessinateur occupe dans l'histoire de Part au xixe siècle. Son illustre rival Eugène Delacroix est représenté par huit lettres des plus curieuses, dont une, de 1814, est la plus ancienne connue. La lettre deGéricault à Horace Vernet sur l'école anglaise est une pièce de premier ordre. Elle est suivie de la lettre de Léon Cognietsur la mort de son ami Géricault. Paul Delaroche et Hippolyte Flandrin représentent les traditions classiques. On voit que M. A. Bovet a un faible pour les paysagistes, car ils sont tous là au grand complet: Corot, Brascassat, Paul Huet, La Berge, Diaz, Marilhat, Troyon, Théodore Rousseau, Millet, quatre lettres, dont une très précieuse de sa jeunesse, Daubigny. Decamps et Fromentin, Louis Boulanger, Constant Dutilleux Thomas Couture, Gustave Courbet et Manet, le portraitiste Ricard témoignent que M. Bovet a tenu à posséder tous les artistes de talent, à quelque école qu'ils appartiennent. Les caricaturistes sont représentés par Gavarni et Daumier, les dessinateurs par Charlet, Grandvillc, Ralîèt et Gustave Doré. Avant de passer aux vivants, il faut citer quatre peintres enlevés dans la force de l'âge et du talent, Alponse de Neuville, mort il y a quelques jours à peine, Louis. Leloir, l'héroïque Henri Regnault et Bastien-Lepage.
Le doyen des peintres français vivants est le vénéré Robert-Fleury, né en 1797. Après lui, à dix ans de distance, vient Auguste Glaize, un artiste doublé d'un penseur, puis Chenavard et Jean Gigoux, deux maîtres de la période romantique. Les paysagistes nous offrent Jules Dupré, Cabat, Charles Jacque, Français, Harpignies, Ziem, Bernier, Jules Breton, Veyrassat, Rapin, Japy et Cazin. Meissonier tient la place qui convient à une des gloires de notre école française. Derrière
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lui se groupent ses collègues de l'Institut, Hébert, Cabanel, Gustave Boulanger, Gérôme, Bouguereau, Élie Delaunay, Paul Baudry et Bonnat, puis ceux qui marchent sur les traces de ces maîtres, Henner, Jean-Paul Laurens, Léon Glaize, Duez, Benjamin Constant, Aimé Morot. M. A. Bovet n'a pas oublié ceux qui sont plus éloignés de l'école académique : Philippe Rousseau, Bonvin, Ribot, Puvis de Chavannes, Chaplin, Gustave Moreau, Vollon, Fantin-Latour, Carolus Duran, Edouard Détaille. Et il faut remarquer que la plupart des lettres de ces artistes sont des plus intéressantes, ce qui fait un ensemble véritablement merveilleux.
La sculpture française est admirablement représentée : elle s'ouvre par Germain Pillon et Pierre Puget et se continue par Girardon, Coyzevox, Bouchardon, Lemoyne, Pigalle, Falconet, Caffieri, Clodion, Houdon, Rude, Cortot, David d'Angers, Barye, Jouffroy et Carpeaux. L'école contemporaine, qui est sans rivale, nous présente, par ordre chronologique, Bonnassieux, Cavelier, Guillaume, Thomas, Frémiet, Crauk, Paul Dubois, Falguière, Chapu, Bartholdi, Hiolle, Delaplanche, Dalou, Barrias, Saint-Marceaux. Mercié et Suchetet.
La collection Bovet n'est pas moins riche en graveurs. Les deux premiers sont Robert Nanteuil, dont la lettre à Mademoiselle de Scudéry est une merveille autographique, et Gérard Audran.Tous les maîtres si charmants du xvin0 siècle sont présents : Gravelot, Cochin, Ficquet, Saint-Aubin, J.-J. de Boissieu, Queverdo, Gaucher, Moreau le jeune, Duplessi-Bertaux et De Bucourt. Au xixc siècle il faut citer deux artistes d'un talent extraordinaire, dont la carrière a été courte, Méryon et Jacquemart. Les vivants sont représentés par le vénérable Henriquel-Dupont, qui est âgé de quatre-vingt-huit ans, et par Lalanne, Flameng, Bracquemond et Gaillard.
L'architecture nous offre Claude Perrault, Gabriel, Soufflot, dont le Panthéon vient de reprendre, pour notre grand Victor Hugo, sa destination première, Duc, Baltard, Lefuel, Violletle-Duc et Ballu, mort pendant l'impression de ce catalogue. Charles Garnier et Vaudremer représentent les architectes vivants.
Le simple énoncé des noms qui composent la série des artistes français suffit pour en montrer l'importance. La partie étrangère est plus restreinte, mais néanmoins remarquable. C'est l'Allemagne qui ouvre la série par l'illustre Cranach, dont les autographes sont si précieux. Après lui viennent les peintres Chodowiecki, Raphaël Mengs, Tischbein, Cornélius, Overbeck, Schadow, Schnorr, Genelli, Schwind, Kaulbach, Lessing, Hildebrandt et Makart. Les vivants sont représentés par Bendemann, Menzel, Camphausen, Pettenkofen, Richter, Piloty, Knaus, Werner, Munkaczy et Gr'ùtzner.
La sculpture allemande nous offre Danneker, Schadow, Rauch, Schwantaler, Kiss, Rietschel et Drake; la gravure, Wille, Ba'use, Muller, Bartsch et Felsing ; l'architecture, Schinkel.
L'Angleterre nous présente, parmi les plus célèbres représentants de son école, Hogarth, un document des plus curieux, Joshua Reynolds, Gainsborough, Flaxman, Thomas Lawrence, Turner» Constable, Wilkie, Etty, Cruikshank, Bonington et Landseer. Nous trouvons, parmi les vivants. Paton, Holman Hunt, Rossetti et Millais, les chefs des préraphaélites, et Leighton et Herkomen
Dans la partie italienne il manque malheureusement des noms de premier ordre. Cependant Michel-Ange et Paul Véronèse sont représentés par de précieux et intéressants documents. Il faut citer aussi deux raretés, Cristoforo di Moretti et Bernardino Campi, puis Jacopo Chimenti, lAlbane, le Guerchin. Artemisia Gentileschi, Mannozzi, Salvator Rosa et Cignani. La sculpture nous offre Giacomo De Duca et Tiberio Calcagni. deux élèves de Michel-Ange, et Canova. Voici aussi quelques graveurs : Stefano délia Bella, Bartolozzi, Morghen, Longhi et Calamatta.
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L'Espagne n'est, hélas! représentée que par le vieux sculpteur Berruguete, le peintre Federico Madrazo et son gendre, le brillant Fortuny.
Dans les Pays-Bas nous trouvons de grands noms, tels que Rubens, une pièce d'une admirable conservation, Hoeck, Philippe de Champagne et Rembrandt, un dessin, puis Porbus, Maria van Oosterwick, Karel van Moor, André Lens, Ommeganck, Ary Scheffer, Leys, Louis Gallait et Alfred Stevens, ces deux derniers encore vivants.
Le Danemark nous présente le peintre Pierre Als et les grands sculpteurs Thorvaldsen et Bissen; la Suède le peintre Roslin.
La Suisse a été tout naturellement la préoccupation filiale de M. A. Bovet. Les pièces ont été réunies con amore et la série est unique en son genre. Les notices et les analyses sont l'œuvre personnelle de M. Bovet, qui a eu l'heureuse fortune d'avoir pour collaborateur M. Auguste Bachelin, un des maîtres peintres et écrivains de la Suisse. Parmi les peintres je citerai Salomon Gessner, Angelica Kaufïmann, A. -AV. Tœpffer et son fils Rodolphe, l'illustre conteur, Maximilien de Meuron, Léqpold Robert, très brillamment représenté par trois lettres et par un beau dessin, Lugardon, Diday, Gleyre et Alexandre Calame. Les vivants ne sont pas moins nombreux : tels Alfred van Muyden, Léon Berthoud, Albert de Meuron, Gustave Castan, Raphaël Ritz, Benjamin Vautier, Albert Anker, Auguste Bachelin, Arthur Calame, Edmond de Pury, Edouard Ravel, Charles Giron, Eugène Burnand et Eugène Girardet.
Dans la sculpture nous trouvons Pradier, Im-Hof, Schloth, Vincenzo Vela, Iguel et la duchesse Colonna; dans la gravure Mechel, Droz, Abraham Girardet, Forster, Antoine Bovy et Frédéric Weber.
Les Huguenots illustres constituent une importante série. M. Bovet appartient à la religion protestante et il a tout naturellement apporté le plus grand soin au choix des noms et des pièces. C'est Guillaume Farel qui commence cette magnifique suite. La lettre a été obligeamment prêtée à M. A. Bovet par M. le baron Fernand Schickler, président de la Société de l'Histoire du protestantisme français. Qu'il en reçoive ici nos plus vifs remerciements. Puis viennent Calvin, Renée de France, l'amiral Coligny, Hubert Languet, Théodore de Besze, François Hotman, Jeanne d'Albret, une lettre typique, Gabriel de Montgomery, Lambert Daneau, le prince Louis I01' de Condé, magnifique lettre à Catherine de Médicis, Du Plessis-Mornay et Charlotte Arbaleste, sa femme, Agrippa d'Aubigné, Henri IV, très curieux document, Catherine de Parthenay, superbe pièce à Richelieu, le maréchal de Bouillon, Daniel Charnier, Pierre Du Moulin, Jean et Jacques de Jaucourt, Nicolas Vignier, Henri de Rohan, Saumaise, Jean Daillé, Samuel Bochart, Abraham Duqucsne, Claude, Jurieu, document du plus haut intérêt. Jacques Basnage, Paul Rabaut. Cette simple énumération a son éloquence et je n'ai pas besoin d'y rien ajouter.
La série des Femmes qui termine le catalogue Bovet est extraordinaire. C'est Vittoria Colonna, l'amie de Michel-Ange, qui l'ouvre splendidement. A sa suite je citerai, pour les seizième et dixseptième siècles, Marguerite d'Angoulême, la sœur de François Ier, Leonora d'Esté, qui eut l'honneur d'être aimée par le Tasse, Gabrielle d'Estrées, sainte Jeanne de Chantai, précieux autographe, la marquise de Rambouillet, Angélique Arnauld, la marquise de Sablé, pièce très rare, la duchesse de Chevreuse, lettre à Richelieu, la spirituelle madame Cornuel, Julie d'Angennes, Anne de Gonzague, la duchesse de Longueville, Gilberte Pascal, Madame de Miramion, Ninon de Lanclos,
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deux lettres typiques, dont une signée, la marquise de Se'vigné, la duchesse de Montpensier, Madame de Maintenon, la comtesse de Soissons, Mademoiselle de La Vigne, lettre d'un style précieux, la marquise de Montespan, la princesse des Ursins, la duchesse de La Vallière, Madame Guyon, la comtesse de Grignan, la comtesse de Caylus. C'est, comme on le voit, un bouquet éblouissant.
Le dix-huitième siècle n'est pas moins bien partagé. Je vois défiler la marquise de Tencin, Madame de Grafigny, Madame Geoffrin, la baronne de Warens, la marquise Du Chastellet, quatre lettres, dont deux à Voltaire et à Saint-Lambert, Wilhelmine de Prusse, lettre à Voltaire, la marquise de Créquy, la marquise de Pompadour, deux lettres à Crébillon et au duc de Nivernois, la comtesse de BoufHers, trois lettres sur la maladie et la mort de . la duchesse d'Orléans, mère de Philippe- Égalité, la marquise d'Épinay, la comtesse d'Houdetot, Mademoiselle de Lespinasse, Madame Necker, Charlotte von Stein, l'amie de Goethe, la princesse de Lamballe, la duchesse de Polignac, la marquise de Monnier, Charlotte Kestner, l'héroïne de Werther, la baronne de Krudner, Charlotte Corday, autographe précieux.
Le dix-neuvième siècle nous offre Madame Tallien, Madame Récamier, Madame de Rémusat, la duchesse de Berry, important document, la comtesse Guiccioli, Charlotte Bonaparte, qui fut aimée par Léopold Robert, Madame Hugo, la duchesse d'Orléans et la princesse Mathilde Bonaparte.
Maintenant, ma tâche est achevée. J'y ai consacré plus de deux années, et ceux-là seuls qui ont l'expérience des études d'histoire et d'érudition pourront apprécier quelle somme d'efforts, de recherches et de patience a exigé la rédaction de ce catalogue. Si je parle de mon travail, ce n'est point par vanité ou par orgueil. Je sais combien ma tâche a été ingrate et que ce n'est point par des labeurs de ce genre que s'acquièrent la popularité ou la fortune. En me livrant à cette oeuvre, j'ai obéi à ma nature, à mes goûts, au courant de mes études. La jouissance que j'ai ressentie à vivre pendant de longs mois dans l'intimité de tant d'illustres personnages par la lecture et par l'étude de leurs lettres, les révélations que m'ont apportées mes recherches, les erreurs que j'ai redressées, les éléments nouveaux que j'ai fournis à l'histoire générale ou particulière, tout cela m'a amplement récompensé de mes peines. D'ailleurs j'ai été soutenu par cette fortifiante pensée que mon œuvre était durable parce qu'elle était utile, et je suis certain que bien des livres à succès seront depuis longtemps oubliés alors que le catalogue Bovet sera constamment consulté par les historiens et par les érudits.
Si mon œuvre est bonne, je le dois à mon ami Alfred Bovet, qui, en formant avec un goût si parfait cette admirable collection, m'a permis d'en dresser l'inventaire, et qui a été pour moi un collaborateur aussi érudit qu'ingénieux.
Je le dois aussi à mon beau-frère Fernand Calmettes qui a dirigé toute la partie typographique et qui m'a assisté, avec une science et un dévouement qui ne se sont jamais démentis, pendant toute la durée de ce long et difficile labeur. Mes notices, illustrées si artistiquement et les fac-similés si habilement mis en valeur par la variété de leurs dispositions et le goût de leurs encadrements, doublent la valeur et l'intérêt de ce beau livre, qui a certainement une chance plus grande de durée, puisqu'il sera nécessairement conservé précieusement par les bibliophiles.
Enfin je ne saurais oublier deux autres collaborateurs qui ont droit à toute ma gratitude, l'imprimeur Claude Motteroz et le graveur Charles Gillot, deux praticiens consommés, que je suisheureux de compter parmi mes amis.
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Je serais un ingrat si je n'adressais pas mes plus sincères remerciements à tous ceux qui m'ont soutenu par leurs encouragements et qui ont bien voulu relever les erreurs inévitables dans un aussi vaste travail. Je dois rendre grâces tout d'abord à M. Fischer von Rôslerstamm, rédacteur des Mittheilungen fur Autographe)! sammler, qui a révisé les dates de naissance et de mort des personnages et m'a signalé, surtout pour la partie étrangère, des inexactitudes et des erreurs qui venaient, pour la plupart, de biographies mal informées. Je ne saurais trop le remercier de son travail critique et je souhaite qu'il le continue pour les séries du présent catalogue. Je tiens aussi à témoigner ma gratitude à MM. Victorien Sardou, le célèbre auteur dramatique, qui est, comme on sait, doublé d'un érudit, Henri Bordier, le maître historien, Gustave Isambert, le savant éditeur des Lettres de Mademoiselle de Lespinasse, Jean de Couriss, si érudit dans tout ce qui concerne l'histoire russe, mon vieil ami Maurice Tourneux, le mieux informé de nos bibliographes, le capitaine De Lisle, le docteur Joseph Michel, qui a une si remarquable collection d'autographes modernes, etc., qui ont bien voulu répondre à mon appel e't m'adresser des rectifications. C'est le plus grand service qu'on puisse me rendre que de me signaler des erreurs. En histoire et en biographie rien n'est plus facile que de se tromper, car les livres mêmes qu'on est forcé de consulter, et qu'il est difficile de contrôler, fourmillent d'inexactitudes et de faux renseignements que chacun répète tour à tour. Toutes les fautes qu'on m'a signalées seront corrigées dans l'édition de luxe à laquelle Calmettes et moi nous donnons tous nos soins. Je réclame la même faveur de mes bienveillants correcteurs pour le dernier fascicule du catalogue.