L. A. S.; 19 mars, 2 p. in-4. — P
Belle lettre où il prie de recommander à la bienveillance du roi (de Saxe) le général Morin (directeur du Conservatoire des Arts-et- Métiers) et Perdonnet (directeur de l'Ecole centrale), qui viennent de Paris pour visiter les écoles commerciales de la Saxe.
ET PERSONNAGES POLITIQUES
ESPAGNE
4-24.7* GRANVELLE (Nicolas Perrenot, seigneur de), premier ministre et chancelier de Charles-Quint, un des meilleurs politiques de son temps, père du cardinal de Granvelle, n. à Ornans (Doubs), i486, m. à Augsbourg, 28 août i55o.
L. S., avec la souscription et deux lignes autographes, au duc de Florence (Côme de Médicis, n. 1 5 19, duc en i537, m. 1574); Madrid, 4 octobre 1 539, 3/4 de p. infol., trace de cachet. Rare.
(Coll. Succi.)
Belle lettre de recommandation en faveur de Christoval de Cavallos, chapelain du roi (Charles- Quint) et fils du docteur Cavallos, premier médecin de Sa Majesté. Il s'intéresse beaucoup au père et au fils, qui sont de ses amis intimes et de fidèles serviteurs du roi.
■5- 248 ■+ SILVA (Ruy-Gomez de), prince d'Eboli, célèbre ministre et favori de Philippe II, n. i5i6,m. i5y3. Il avait épousé la belle Anna de Mendoza, qui devint la maîtresse d'Antonio Perez et devint fameuse par ses aventures et par sa malheureuse destinée.
L. S., avec la souscription autographe, au roi de France (Charles IX); Madrid, 10 avril 1572, 1 p. in-fol., trace de cachet. Rare.
Superbe lettre où il le remercie de la lettre qu'il lui a fait adresser et de la visite que M. de Saint-Goard, ambassadeur de France, lui a rendue en son nom.
. 4- 249 LERME (Francisco-Gomez de Roxas de Sandoval, duc de), premier ministre
du roi Philippe III, n. vers le milieu du seizième siècle, m. à Valladolid, 17 mai 1625.
L. A. S. (au ministre français Villeroy?); Aranjuez, 6 janvier 1610, 1 p. pl. in-fol. Très rare.
Superbe pièce signée El duque marquis de Dénia, dans laquelle il le remercie de la confiance qu'il lui a témoignée en l'informant, par une lettre de sa propre main, des ennuis et des chagrins dont il souffre. Il espère que Dieu lui viendra en aide et le consolera. — Derrière cette pièce se trouve la note suivante : « Lettre du duc de Lerme et de sa main propre, parce que Monsei gneur luy avoit escrit de sa main. »
*- 25o -fr OLIVARÈS (Gaspar de Guzman, comte d'), le célèbre premier ministre du roi Philippe IV, n. à Rome, 6 janvier 1587, m. à Toro, 22 juillet 1645.
i° L. S., avec la souscription et 11 lignes autographes, au comte de Franquenburgh ; Madrid, 25 juillet 1627, 3 p. in-fol. — ■ P. de Moncornet.
Superbe lettre où il le félicite du zèle qu'il apporte aux intérêts communs des couronnes d'Allemagne et d'Espagne. Il l'assure que le duc d'Albe n'a pas voulu desservir l'Empereur (Ferdinand II) et mande que les deux mille ducats envoyés sont destinés à l'armée de la ligue catholique. Il lui notifie la mort de l'infante (Marie, née en IÔ25, troisième fille du roi d'Espagne Philippe IV et d'Elisabeth de France, fille de Henri IV) que ses parents ont perdue au moment ou elle devenait leur joie.
2° L. S., avec la souscription autographe, au même; 4 octobre 1628,. 9 p. in-fol.
Précieux document historique. Le roi son maître est affligé de voir l'influence exercée par l'impératrice (Eléonore de Gonzague, fille de Vincent I, duc de Mantoue) sur les affaires d'Italie. Il reprend la question à son début et rappelle les négociations de Barbastro et de Monzon relativement à l'échange du Montferrat contre le Crémonais. Il est possible que le ducde Nevers (Charles II de Gonzague) ait des droits sur Mantoue et sur Montferrat, mais il doit respecter ceux du roi d'Espagne, possesseur de ces Etats. Il a engagé le duc à venir traiter cette affaire à Madrid, mais celui-ci s'y est obstinément refusé! Olivarès croit que l'impératrice est obligée de châtier le ducde Nevers. Le roi de France ne peut être ami de l'Empereur, tandis que le roi d'Espagne ne pourra jamais être l'ennemi de ce dernier.
3° L. S., avec la souscription et cinq lignes autographes, au même; 3 août 1629, 1 p. in-fol.
Très intéressante lettre relative aux préparatifs du voyage de la reine de Hongrie. Tout est prêt, et il ne voit rien qui puisse retarder le départ.
4-25i-f- ALBERONI (le cardinal Giulio), le fameux premier ministre du roi Philippe V, disgracié le 5 décembre 1719, n. près de Plaisance (Italie), 3i mai 1664, mà Rome, 16 juin 1752.
L. A. S. ; Ravenne, 3 janvier 1739, 3 p. 1/2 in-4. (Coll. de la marquise de Barol avec notice autographe de Silvio Pellico.) — P.
Intéressante lettre sur un collège qu'il a fondé autrefois à Barcelone avec la permission du roi Philippe V. Ce collège avait pour but de donner gratuitement l'instruction à quarante-huit jeunes gens pauvres se destinant à la carrière ecclésiastique.
* 252 4 GODOI (don Manuel de), prince de la Paix, premier ministre de Charles IV, favori de la reine Marie-Louise de Parme, fameux par ses intrigues et par son impopularité, n. à Badajoz, 12 mai 1767, m. à Paris, 4 octobre 1 85 1 .
L. A. S. à don Antonio Despuig, archevêque de Séville (n. 1745, cardinal en i8o3, m. 181 3), à Pise; Aranjuez, 2 5 mars 1798, 1 p. in-4, enveloppe et cachet. — P.
' Intéressante lettre où il lui mande que le Roi lui sait gré de venir en aide an Saint-Père (Pie VIT alors chassé de Rome par les Français), bien qu'il ait déjà chargé de ce soin le cardinal Lorenzana (archevêque de Tolède, n. 1722, m. 1804.) — (Le cardinal Lorenzana, qui, l'année précédente, avait été envoyé par le roi Charles IV au pape Pie VI, suivit le souverain pontife dans tous les lieux de l'Italie ou il fut successivement conduit avant son transfèrement en France.)
* 253 * CASTELAR (Emilio), célèbre publiciste et écrivain, chef du parti républicain, n. à Cadix, 8 septembre i832.
L. A. S., en français, à M. Brand, à Paris; Madrid, 28 octobre 1868, 1 p. pl. in-8, enveloppe.'
Relative au règlement de dettes laissées à Paris. — (Castelar, condamné à mort, en 1866, pour avoir pris part à une insurrection républicaine, s'était réfugié en Suisse, puis en France. La révolution de septembre 1868 venait alors de lui rouvrir les portes de sa patrie, où il allait remplir un rôle important.)
ET PERSONNAGES POLITIQUES
ITALIE
*- 254 •* DECEMBRIO (Pier-Candido), homme d'État et littérateur éminent, secrétaire du duc de Milan Filippo-Maria Visconti, élu, après la mort de ce dernier, président de la ville, qu'il remit à Francesco Sforza, puis secrétaire du pape Nicolas V, n. à Pavie, 1399, m. à Milan, 12 novembre 1477.
L. A. S. à Francesco Sforza, duc de Milan; Naples, 10 mars 145 1, 1 p. in-4 oblong, cachet. (Coll. Succi.)
Superbe pièce, dans un magnifique e'tat de conservation. Il a reçu sa lettre du 6 février par laquelle il le remercie de la réponse du pape (Nicolas V) qu'il lui avait notifie'e le 8 janvier. Il a trop d'obligations envers le duc de Milan pour qu'il ait droit à ces remerciments. « E sia certa la vostra Excellencia che in ogni loco mi sia gliara uno fido e vero servo, non adulatore, non bosardo o vero ingrato, per che ciô che mi move a compiacere a la vostra signoria non è per fructo ch'io aspech, ma per la gratia e benignitate già recevuta, e cossi pocho estima facio de questa fragile e incerta vita, quanto si convene, pur che la dispensa bene, la quale in ogni modo intendo che brève. » Il a été très bien reçu par le roi de Naples (Alfonse I, n. i385, roi depuis 1442, m. 1458) et il fera tous ses efforts pour resserrer les liens d'amitié entre ce souverain et le duc de
Milan. Le duc de Calabre (Ferdinand, fils naturel et successeur d'Alfonse I) le charge de lui présenter ses salutations.
■k 255 -* ACCIAJOLI (Donato), célèbre homme d'État, philosophe et orateur, gonfalonier de la république de Florence, n. à Florence, 1428, m. 1478.
L. A. S. au duc de Milan (Galeazzo-Maria Sforza) ; Vigie- ov vano, 16 septembre i475, 1/2 p. in-4, cachet. (Coll. Heath.) J ~^V77o0h^ exmtwLê r£
Très belle pièce. Il lui accuse réception de sa lettre et mande qu'il va j / se mettre en mesure de lui envoyer le sucre rosé qu'il désire. S
* 256 -5- GAMBARA (le cardinal Uberto), un des plus habiles diplomates de son temps, nonce en Portugal, ambassadeur en Angleterre, où il sollicita, de la part du pape Clément VII, les secours du roi Henri VIII contre Charles-Quint, n. à Brescia, vers la fin du quinzième siècle, m. à Rome, 14 février 1549.
L. S., avec la souscription autographe, au cardinal de Saint-Ange, le'gat de la Marche; Rome, 12 janvier 1547, 1 p. in-fol., cachet.
Belle lettre de recommandation en faveur du comte Antonio da Tolentino.
* 257 -* CAETANO (le cardinal Enrico), ambassadeur de Sixte-Qu pendant la Ligue, fameux par le rôle actif qu'il joua à Paris lors du ville par Henri IV, n. 6 août i55o, m. i3 décembre 1599. L. S., avec la sous
int en siège
France de cette
cnption autographe, à Dandino,vice-légat de Bologne; Rome, 25 juin 1 588, 3/4 de p. in-fol., cachet.
Intéressante lettre toute relative aux réparations que le Saint-Père (Sixte- Quint) a ordonné de faire aux rues de Loreto. Il espère que, lorsque la récolte sera faite, il pourra terminerrapidement l'ouvrage commencé.
S. il HOMMES D'ÉTAT ET PERSONNAGES POLITIQUES g5
* 258 s- ACTON (Joseph), premier ministre et favori de la reine de Naples Caroline, allié des Anglais, fameux par sa haine contre la France et par les cruautés qu'il exerça, en 1798, contre le parti libéral napolitain, n. à Besançon, 1737, m. en Sicile, 1808.
L. A. S., en français, au comte de Rasoumousky, à Rome; Naples, 29 janvier 1785, 2 p. in-4.
Belle lettre où il le remercie, de la part du roi de Naples (Ferdinand IV, n. ij5i, roi en 1759, m. 1 82 5) et de la reine Caroline, des protestations de respect qu'il leur a témoignées.
■f 259 -fr CONSALVI (le cardinal Ercole), le célèbre premier ministre du pape Pie VII, n. à Toscanella, près de Civita-Vecchia, 1757, m. à Rome, 24 janvier 1824.
i° L. S., avec la souscription autographe, à la comtesse Teresa Legnavi Malvezzi, à Bologne; Venise, 12 avril 1800, 3/4 de p. in-fol. — P.
Belle lettre où il la remercie, au nom du pape Pie VII, des félicitations qu'elle a adressées à celui-ci à l'occasion de son élévation au souverain pontificat. — (Pie VII avait été élu le 14 mars 1800 en remplacement de Pie VI, et Consalvi avait eu une grande part à cette élection.) ^
2° P. A. S., en français ; du Quirinal, 14 mars 1804, /V co^z*^4 / £ wv^" 1/2 p. in-4. / ~" // '
Curieux document. Apostille sur une requête du général Louis- £S // \S s > Antoine Pille (n. à Soissons, 1749, m. 1828), sollicitant la remise y£j d'un chapelet que le Saint-Père lui avait promis. Consalvi mande f . *" \ £V
que le pape recevra avec plaisir le général en audience le lendemain un peu avant midi.
* 260 * AZEGLIO (Massimo Taparelli, marquis d'), célèbre homme d'État, peintre et écrivain, premier ministre du roi Victor-Emmanuel, n. à Turin, 2 octobre 1798, m. i5 janvier 1866.
L. A. S. (au comte Cibrario); 20 mai 1 863, 4 p. pl. in-8. — P.
Il lui recommande le marquis Ferdinand de Brème qui est proposé pour la croix du Mérite civil. Le marquis s'est occupé avec distinction des beaux-arts et de l'histoire naturelle et il a beaucoup contribué au progrès des arts en Piémont en réorganisant l'Académie et en fondant, de ses propres deniers, un prix annuel pour le meilleur tableau de l'exposition.
4- 261 -s- MANIN (Daniele), avocat, président de la République de Venise (22 mars 1848-24 août 1849), n- à Venise, i3mai 1804, m. à Paris, 22 septembre 1857.
i° L. S. au comte Mazzarosa, gonfalonier de Lucques ; Venise, 3i janvier 1849, 1 P- 1/2 in-4. .— P.
11 le remercie, au nom du gouvernement provisoire de Venise, de l'envoi d'une somme de 4,3 13 francs offerte parles citoyens Lucquois aux Vénitiens. « In mezzo ai lunghi patimenti e ai gravi sacrifizi che Venezia s'impone per salvare con la propria libertà l'onore e l'indipendenza d'Italia, le riesce di grande conforto il ricevere ogni giorno novelle prove di simpatia e di adesione di tante città Italiane. Essa confida che il migliore successo coronerà i perseveranti suoi sforzi e che i governi tutti délia Penisola fim'ranno col contribuere insolidariamente alla difesa di questa cittadella italiana, la cui conservazione intéressa il decoro e la dignità di tutti. »
2° Pièce de deux li- J? . , \ — . o ' ?^ S • ^ ~s ^
gnesaut.sig.;Paris;25 ^ V «- ^
avrili854,i/2p.in-i8.
Très jolie et curieuse pièce contenant cette pensée :
« La più grande piaga d'Italia è il dominio temporale dei papi. (La plus grande plaie de l'Italie est le pouvoir temporel des papes.) 0
HOMMES D'ÉTAT
* 262 * MANIN (Daniele). :
L. A. S., en français, à Forgues (romancier et publiciste, plus connu sous le pseudonyme d'Old- Nyck); (Paris), jeudi 20 novembre, 1 p. 1/2 in-18.
Jolie lettre ou il le remercie de l'intérêt qu'il prend à sa souscription (pour les réfugiés italiens). 0 Puisque vous vous vantez d'être un ours, vous pouvez m'aider sans sortir de votre cabinet. Je vous envoie sous ce pli deux feuilles de souscription pour vos amis de Bruxelles et de Liège. 11 ne s'agit pas d'avoir une grosse somme, mais beaucoup de noms honorables et connus de la démocratie française... »
* 263 -* ANTON ELLI (Giacomo, cardinal), premier ministre du pape Pie IX, n. à Sonnino, près de Terracine, 2 avril 1806, m. à Rome, 6 novembre 1876.
L. S. à l'ambassadeur du Brésil auprès du Saint-Siège; Naples, 22 septembre 1849, 3 p. -
in-fol. (Coll. B. Fillon.) — P.
Très curieuse épitre ou le cardinal, fort occupé de négocier la rentrée du pape à Rome, annonce que le Saint-Père se dispose à donner, motu proprio, à ses sujets les institutions les plus propres à assurer leur vrai bien. — (Pie IX était alors réfugié à Gaëte et les autographes d'Antonelli datant de cette période sont rares.)
■3-264-:- MAZZINI (Giuseppe), le chef du parti démocratique italien, dictateur de Rome en 1849, n- >d Gênes, 28 juin 1808, m. à Pise, 11 mars 1872.
i° P. A. S., en français; Rome, 1 juin 1849, 1 p. in-4 oblong, tète imprime'e du triumvirat de la République romaine. — P.
Curieux document relatif à la défense de Rome contre les Français (qui depuis la veille assiégeaient la ville). « Le commandant français à Saint-Paul est averti qu'aujourd'hui à six heures on fera sauter une mine pour renverser une maison hors la porte San Paolo. Il ne doit donc pas y avoir d'alarme inutile, » — (Le 23 mars 1849, Mazzini avait été proclamé triumvir de la République romaine avec Armellini et Saffi. Il usait, comme le prouve cette pièce, de courtoisie envers ses ennemis. Malgré une défense énergique, Rome fut prise par les Français le 3 juillet suivant.)
20 L. A. S. à son ami Misturi; Londres, 22 juillet i852, 1 p. in-32. Belle lettre où il déclare que les causes de l'Italie et de la France sont indissolublement liées.
* 265 -s- CAVOUR (Camillo Benso, comte de), l'illustre promoteur de l'unité italienne, n. à Turin, 10 août 1810, m. dans la même ville, 6 juin 1861.
i° L. A. S. de ses initiales, en français, à Mélanie Waldor (femme de lettres, n. 1796, m. 187 1); (Turin, i85o), 3 p. 3/4 in-8. — P.
Lettre du plus grand intérêt ou il mande que le Piémont, après de magnanimes efforts, a succombé sous les coups de l'Autriche. Il rend responsable de ce désastre le parti ultra-démocratique, qui s'était emparé du pouvoir et qui avait tout désorganisé. <« Trahi par le roi Charles-Albert, mal secondé par l'immense majorité du pays, qui partageait ses opinions, le parti modéré a été obligé de céder le pouvoir à des démagogues sans énergie et sans talent, qui croyaient bêtement qu'une
nation peut reconquérir son indépendance et sa liberté avec des phrases et des proclamations Nous avons succombé
lorsque nous avions tous les éléments pour vaincre. Les sacrifices d'hommes et d'argent prodigués pendant un an n'ont abouti qu'à nous placer dans une condition pire que celle où nous nous trouvions avant la révolution de Milan. Un amourpropre excessif peut m'égarer, mais j'ai l'intime conviction que si l'on avait écouté mes conseils, si j'avais manié le pouvoir, j'aurais, sans efforts de génie, sauvé le pays, et, à l'heure qu'il est, fait flotter l'étendard italien sur les Alpes styriennes. Mais mes amis se sont joints à mes ennemis pour me tenir éloigné du pouvoir. J'ai passé mon tems à déplorer les fautes qu'il aurait été bien facile d'éviter. » Il ne sait ce qui arrivera maintenant. Malgré les torts de la France à l'égard du Piémont, il s'intéresse à elle. « Au reste, quoi que fassent les hommes qui gouvernent, le sort de l'Italie dépend de la France; si vous parvenez à fonder un gouvernement libre et fort, vous serez forcés de nous tendre une main secourable. Si vous êtes emportés par une tourmente révolutionnaire ou si vous tombés momentanément dans les embûches de la réaction, l'Italie restera dans les fers ou sera rongée par l'incendie révolutionnaire... » — (On le voit, Cavour prévoyait et préparait dès i85o les événements de 1859 et l'indépendance de l'Italie avec e concours de la France )
LETTRE DE CAVOUR A MÉLANIE WALDOR Numéro 265.
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2° L. A. S., en français, à M..., 4 p. in-8. — P.
Curieuse épitre sur le déplacement d'un fonctionnaire en Savoie. Il se plaint de la violence du pani ultra-conservateur de Chambéry, qui attaque non seulement le ministère, mais les institutions, le roi et la dynastie.
II ne peut tolérer que des fonctionnaires sympathisent avec le Courrier des Alpes, qui cherche à /£> 0 tjjy^ briser les liens séculaires qui attachent la Savoie au Piémont et à amener une révolution. ~» ' CttASC*^
PAYS-BAS
4-266* OLDENBARNEVELT (Johan van), grand pensionnaire de Hollande, illustre patriote, n. à Ammersfoort (province d'Utrecht), 1 54Q, décapité le i3mai 1619.
i° P. A.; 12 mai 1 596, 1 p. in-4 oblong. — 2° P. S., sur vélin; La Haye, 24 juillet 1614, 3/4 de p. in -4 7 >< /? / . 1/j
oblong. — P. de Vaillant. 0 C^^Ù G?ls*^j4*6z,