SUSPENSION DU ROI LOUIS XVI
I rk N Quatrième de la Liberté.
RÉVOLUTION FRANÇAISE
S. III
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4~ 3 17 -* LOUIS XVI, roi des Français.
L. S. par Malesherbes, Tronchet et De Sèze, défenseurs de Louis XVI, au président de la Convention nationale (Vergniaud, élu le 10 janvier); 17 janvier an II (1793), 1 p. 1/4 in-fol.
Précieux document ainsi conçu : « Les défenseurs de Louis ont l'honneur de vous prier de faire part à la Convention nationale qu'ils désirent et qu'ils lui demandent d'être admis un moment à sa barre après l'appel nominal.» On lit enpostscriptum : « Nous apprenons dans ce moment qu'il circule des brochures imprimées, soit comme émanées de nous, soit comme lettre du Roi, publiées sous notre nom. Nous déclarons que ces pièces sont fausses et que nous n'y avons aucune part. » — (Malesherbes avait demandé, le 1 1 décembre 1792, à défendre Louis XVI, et, le i3, Tronchet avait accepté cette tâche. Quant à De Sèze il avait été choisi par Malesherbes et accepté par décret du 17. La lettre ci-dessus fut déposée sur le bureau du président le 17 janvier, à huit heures du soir. On ajourna l'admission des défenseurs de Louis XVI après la proclamation de l'appel nominal sur la peine à infliger au roi. Lorsque la sentence de mort eut été prononcée, Malesherbes, Tronchet /-—s
et De Sèze furent admis / S^T)
à la barre. De Sèze prit la' parole et lut tout d'abord une protestation de Louis XVI appelant au peuple de la décision de ses représentants. Puis il soutint avec éloquence la demande du condamné. Après lui, Tronchet et Malesherbes se bornèrent à présenter quelques observations, mais ce dernier, trop ému, put à peine parler. Ensuite Robespierre et Guadet combattirent l'appel au peuple, qui fut rejeté par l'Assemblée.)
3 18 -* LOUIS XVI, roi des Français.
L. S. de Santerre, commandant général de la garde nationale parisienne, aux administrateurs du département de Paris; Paris, 20 janvier 1793, 1/2 p. in-4, cachet.
Intéressant document sur les mesures à prendre pour l'exécution de Louis XVI. « Je vais commander, suivant vos désirs un détachement de vingt-cinq hommes et je vous préviens de plus que vous avez une réserve de six cents hommes sur la place. » — (L'administration du département de la Seine était située sur la place Vendôme et elle avait demandé un service d'ordre en prévision des masses populaires qui devaient assister à l'exécution de Louis XVI.)
4~ 3içj s- BOUCHOTTE (Jean-Baptiste-Noè'l), colonel de cavalerie, ministre de la guerre du 4 avril 1793 au 1 avril 1794, célèbre par son zèle et par sa patriotique activité, n. à Metz, ib décembre 1754, m. dans la même ville en juin 1840.
i° Minute de lettre autographe au président de la Convention; Paris, 26 mai (1793), 2 p. 1/4 in-fol.
Important document. Il mande qu'il lui est impossible de suivre et d'assurer toujours l'exécution des ordres qu'il donne. Il se plaint qu'on le dénonce sans fondement. « Un ministre, dit-il, par l'étendue de son travail, ne peut s'occuper de répondre aux dénonciations. » 11 ne peut examiner lui-même les comptes des six adjoints qui, du temps de Beurnonville, ont été à la tête des six divisions de la guerre. L'éxécution du décret qui ordonne cet examen est impraticable pour le ministre qui serait obligé de passer, pendant six mois, plusieurs heures par jour à ce travail. En conséquence, il prie la Convention de vouloir bien accepter sa démission. « Je n'ai pu faire le bien qui aurait été si fort dans mes intentions et dans ma volonté. C'est le seul regret que je puisse éprouver. » — (La démission de Bouchotte ne fut pas acceptée.)
20 L. A. S. à son adjoint Daubigny ; ib fri- /s-tAmaire (i5 décembre 179J), 1/4 de p. in-4.
Il le prie de mettre à la disposition du Comité de sûreté générale une voiture à quatre places, quatre chevaux en bon état, de ceux de remonte, et un cocher du dépôt, lesquels seront continuellement au service du Comité.
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-> 32o + PALLOY (Pierre-François), architecte, qui fut chargé par l'Assemblée nationale de. la démolition de la Bastille et s'intitula le patriote Palloy, n. à Paris, 1764, m.
à Sceaux, 19 janvier 1 835 .
L. S. au président et aux membres d'une section de Paris ; 6 mars an IV de la liberté ( 1 792), 1 p. infol.j vig. fleurdelisée avec la devise : Ex unitate libertas. — P.
Circulaire imprimée annonçant l'envoi des dessins des monuments qu'il a élevés à la mémoire des grands hommes qui ont soutenu la Constitution ou qui se sont sacrifiés pour le soutien et l'obéissance aux lois (Desilles, d'Assas, Mirabeau, etc.) Il mande également qu'il rendra compte à la nation, le 12 mars, de l'entreprise de la démolition de la Bastille. — (Palloy fut un des personnages les plus singuliers de la Révolution. Son entreprise de la démolition de la Bastille lui valut la célébrité et ia fortune. Ses principes furent toujours tellement élastiques qu'il loua tour à tourla Révolution, Bonaparte, l'empereur Alexandre I de Russie, Louis XVIII etLouis-Philippe.)
. BARÈRE DE VIEUZAC (Bertrand), député des Hautes-Pyrénées à la Convention, l'infatigable rapporteur du Comité de salut public, n. à Tarbes (Hautes- Pyrénées), 10 septembre 1755, m. à Paris, i5 janvier 1841.
L. A. S. à Ferdinand Perrot, greffier du tribunal de commerce à Meaux; Bruxelles, i5 août r83o, 3 p. pl. in-4. (Coll. Chambry .) — P. de Bonneville.
Epître des plus curieuses sur la révolution de juillet i83o. a Le peuple et la jeunesse ont reconquis nos droits si longtems méconnus et outragés. Paris s'est immortalisé ; les trois journées héroïques-civiques sont désormais la plus belle page de l'histoire des Français Je quitterai maintenant la vie sans regret,
après avoir vu les Français libres et heureux. » Sa santé le retient encore à Bruxelles, mais il espère aller le mois prochain embrasser le sol natal. Il conseille d'abaisser à vingt-cinq ans la limite d'âge pour l'éligibilité à la Chambre des députés, ainsi que les assemblées de la Révolution l'avaient établi. Il le remercie de l'avoir rappelé au souvenir du général Lafayette, le grand citoyen qui a fait ses preuves de dévouement à la liberté dans les deux mondes.
± 322 HÉBERT (Jacques-René), dit le Père Duchesne, substitut du procureur de la Commune de Paris, n. à Alençon, r 755, décapité à Paris le 24 mars 1794.
P. A. S. ; (Paris), 26 juin an IV de la liberté (1792), 3/4 de p. in-4, tête imP>"- et vig. du club des Cordeliers représentant un œil placé au milieu de cette légende : Société des amis des droits de l'homme et du citoyen. Très légère déchirure n'atteignant pas le texte. (Coll. Chambry.) P.
Curieux document, écrit comme président de la Société des amis des droits de l'homme et du citoyen, et signé aussi par le secrétaire Machault. « La Société ayant reçu une lettre qui lui annonce l'arrivée prochaine des citoyens de Brest pour concourir à la deffense de la liberté avec leurs frères de Paris, a député MM. Duclos, Bourgeois, Lasalle et Chaillou, pour se transporter à l'instant dans les sociétés patriotiques pour leur faire part de cette heureuse nouvelle. »— (11 s'agit des préliminaires de la journée du 10 août, à laquelle coopérèrent les députations d-s départements.)
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4- 323 -* BILLAUD VARENNE (Jacques-Nicolas), député de Paris à la Convention, membre du Comité de salut public, condamné à la déportation le 1 avril 1795, n. à La Rochelle, 23 avril 1756, m. au Port-au-Prince, 3 juin 1819.
P. S., signée aussi par Barère, Hérault de Séchelles, Saint-Just et Collot d'Herbois ; (Paris), 1 1 du 1 du mois de l'an II (12 octobre 1793), 1 p. in-4. — P. de Bonneville.
Pièce historique, écrite par Barère. « Le Comité' de salut public arrête que les citoyens Dubois-Crance' et Gauthier, représentants du peuple de l'armée de la République maintenant dans Lyon, seront mis en état d'arrestation et amenés à Paris. Les scellés seront mis sur leurs papiers. » — (Le 6 octobre, Billaud-Varenne avait accusé de modérantisme ses collègues Dubois-Crancé et Gauthier, commissaires de la Convention à l'armée qui assiégeait Lyon. Le 9, cette ville tomba au pouvoir des républicains, et, le 12, la Convention ordonna la destruction de Lyon en même temps qu'elle rappelait les deux commissaires. Quatre jours plus tard ce dernier décret fut rapporté.)
-y 324 -* BOISSY D'ANGLAS (François-Antoine de), député de l'Ardèche à la Convention,qui s'illustra par son héroïque conduite lors de l'insurrection de prairial an III, n. à Saint-Jean-Chambre (Ardèche), 8 décembre 1756, m. à Paris, 20 octobre 1826.
L. A. S. au pasteur Marron (Paul-Henri, n. 1754, m. i832); Paris, 28 juillet 1820, 4 p. in- 1.8., cachet. — P.,
Très remarquable lettre, où il s'excuse de n'avoir pu assister à l'inauguration de l'Oratoire fondé au collège de Louis-Ie- Grand. « Que dira l'ombre du grand Loyola quand elle saura qu'on prêche maintenant la religion réformée dans un collège que tenaient autrefois les Jésuites?... » Il le félicite ensuite de sa -, ,
notice sur Calvin. « Je vous sais bien bon gré de n'avoir pas / J[ r /) —\ I
essayé de le justifier sur la mort de Servet et de vous être contenté de l'excuser. Vous avés dit tout ce qu'on pouvait dire de mieux ; il a eu grand tort sans doute, mais ce n'est pas à ceux qui ont célébré des fêtes pour la saint Barthélémy et pour le massacre des Albigeois, à lui reprocher ce crime unique... »
^ 32 5 4- CARRIER (Jean-Baptiste), député du Cantal à la Convention, fameux par sa mission à Nantes, n. à Yolet, près d'Aurillac, 1756, décapité à Paris le 16 décembre 1 794.
P. A. S. ; Nantes, 2 3 frimaire an II (i3 décembre 1793), 1 p. in-fol., tête imprimée, vignette et cachet. — P.
Ordre aux administrateurs du département d'Ille-et-Vilaine défaire parvenir sur-le-champ aux représentants du peuple près l'armée de l'Ouest, tous les souliers qui ont dû être faits dans leur département pour le besoin des armées de la République.
+- 326 * LA FAYETTE (M arie-Jean-Paul-Roch-Yves-Gilbert Motier, marquis de), général, un des héros de la guerre de l'indépendance des États-Unis, député de la noblesse d'Auvergne aux États-Généraux, commandant de la garde nationale parisienne, n. au château de Chavaniac (Cantal), 6 septembre 1757, m. à Paris, 19 mai 1834. P. A. S., en anglais; à bord de VAlliance, 10 janvier 1779, 1/2 p. in-4. (Coll. B. Fillon.) — P.
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Pièce signe'e Lafayette, m. g. (major général, fonction que le Congrès américain lui avait conférée le 3i juillet 1777). En voici la traduction : « Le porteur, capitaine La Colombe, étant envoyé par moi au Congrès pour des affaires de grande importance, toutes les personnes que cela concerne sont priées de lui donner tout l'aide en leur pouvoir pour sa prompte arrivée à Philadelphie. » — (La Fayette allait alors repartir pour la France où, sur le bruit d'une guerre avec l'Angleterre, il avait demandé à rentrer. Il ne retourna aux Etats-Unis qu'au commencement de l'année 1780, après avoir obtenu de son gouvernement l'envoi de troupes pour seconder les Américains.)
4- 327 -s- LA FAYETTE (Marie-Jean-Paul-Roch-Yves-Gilbert Motier, marquis de).
P. S., signée aussi par Marie-Charles-César La-Tour-Maubourg (maréchal de camp), Alexandre Lameth (ex-constituant, maréchal de camp), Laumoy (maréchal de camp, chef d'étatmajor de La Fayette), A. Masson (capitaine et aide de camp), Du Roure (maréchal de camp), Sicard (colonel), Bureau-Puzy (ex-constituant, capitaine du génie), Victor La-Tour-Maubourg (colonel des chasseurs, depuis ministre de la guerre sous Louis XVIII), Victor Gouvion (capitaine et aide de camp), Langlois (lieutenant-colonel), Sionville (officier), Alexandre Romeuf (capitaine de dragons), Louis Romeuf (capitaine de dragons, frère d'Alexandre), Curmer (capitaine de dragons), Pillet (commissaire des guerres, depuis adjudant-général sous l'empire et maréchal de camp en 1814), Ph. C. d'Agrain (adjudant-général), Lacolombe (aide de camp, un de ses compagnons d'armes en Amérique, mentionné dans la pièce précédente), Victor Romeuf (lieutenant), Charles La-Tour-Maubourg (qui épousa plus tard la fille aînée de La Fayette), Soubeyran (capitaine et aide de camp), Al. d'Arblay (adjudant-général), et Ch. Cadignan (lieutenant-colonel de dragons); Rochefort (ville de Belgique, située dans les Ardennes), 19 août (1792), 2 p. in-fol.
Document historique des plus curieux, dont voici le texte : « Les soussignés, citoyens français, arrachés par un concours impérieux de circonstances extraordinaires au bonheur de servir, comme ils n'ont cessé de le faire, la liberté de leur pays, n'ayant pu s'opposer plus longtemps aux violations de la Constitution que la volonté nationale y a établie, déclarent qu'ils ne peuvent être considérés comme des militaires ennemis, puisqu'ils ont renoncé à leurs places dans l'armée française, et moins encore comme cette portion de leurs compatriotes que des intérêts, des sentimens ou des opinions absolument opposés aux leurs ont -portés à se lier avec les puissances en guerre avec la France; mais comme des étrangers qui réclament un libre passage que le droit des gens leur assure et dont ils useront pour se rendre promptement sur un territoire dont le gouvernement ne soit pas actuellement en état d'hostilité contre leur patrie. »— (La Fayette, qui commandait en chef l'armée du Nord, avait été rappelé le 17 août — voir la pièce de Danton, n» 336. — C'est alors qu'il abandonna son armée et se réfugia sur le territoire autrichien avec vingt-deux officiers de son état-major. Il fut arrêté par les Autrichiens aux avant-postes de Rochefort, le 19 août, à huit heures du soir, et malgré la protestation ci-dessus, retenu prisonnier à Olmûtz jusqu'au 19 décembre 1797.)
4 328 * AUGEREAU (Pierre-François-Chaiies), célèbre général républicain, un des héros de l'armée d'Italie, maréchal de l'Empire, n. h Paris, 29 octobre 1757, m. dans sa terre de la Houssaye, 12 juin 1816.
L. S. au citoyen Dupré; quartier général de Perpignan, i3 messidor an VI (1 juillet 1798), 1 p. in-fol., vignette, tête imprimée et cachet brisé. — P.
Lettre écrite comme commandant de la dixième division militaire, qui comprenait les départements des Pyrénées-Orientales de l'Aude, de l'Ariège, de la Haute-Garonne, du Gers et des Hautes-Pyrénées. — 11 a reçu sa lettre du 24 prairial détaillant certains articles à lui dus par le général Duvignau. « Mon plus grand empressement a été de communiquer à ce général votre lettre, mais il m'a répondu qu'il venait de s'arranger avec vous... »
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329 -+ CAZALÈS (Jacques-Antoine-Marie de), député de la noblesse du bailliage de Rivière-Verdun (Haute-Garonne) aux États-Généraux, un des meilleurs orateurs du parti royaliste, n. à Grenade (Haute-Garonne), 1 février 1758, m. à Engalin (Gers), 24 novembre i8o5.
P. A. S.; Londres, 26 août 1799, 3/4 de p. in-4. (Coll. B. Fillon.) — P. de Bonneville.
Curieux mémoire où il donne l'état de ses services et sollicite du roi (Louis XVIII) la croix de Saint-Louis. Parmi ses services on remarque cette phrase : « A fait la campagne de 1792 dans la compagnie des chasseurs à cheval des princes, et a été depuis emploié par le Roy à différentes îpoques, notamment à Toulon et en Suisse.»
330 * ROBESPIERRE (Maximilien de), député de Paris à la Convention, membre et chef du Comité de salut public, n. à Arras, 6 mai 1758, décapité à Paris le 28 juillet 1794.
P. S. de Robespierre; 21 juin 1790, 1 p. in-18. (Coll.
Merlin.) — P. de Bonneville.
Pièce fort curieuse. C'est un bon imprimé sur papier rose pour une place à la tribune de l'Assemblée nationale, et signé par Robespierre, comme secrétaire.
(La séance du lundi 21 juin 1790 ne présenta rien de remarquable. On y continua la discussion sur le traitement desministresdelareligion eton y adopta la loi sur la résidence qui obligeait tous les ecclésiastiques à résider dans leurs diocèses ou paroisses. Sur la proposition de Barnave, on décréta qu'on demanderait au roi de continuer les pouvoirs des commissaires chargés de la formation du département du Gard.)
+■ 33 1 + ROBESPIERRE (Maximilien de).
• Minute de lettre autographe signe'e, avec ratures et corrections, à l'armée; 4 brumaire an II (26 octobre 1793), 3 p. 1/2 in-4. Déchirure enlevant quelques mots. (Coll. Chambry .) — P.
Précieux document historique, écrit au nom du Comité de salut public. En voici le commencement : « Soldats républicains, les lâches satellites de la tyrannie ont fui devant vous. A votre approche, ils ont abandonné Dunkerque et leur artillerie; ils se sont hâtés d'échapper à leur ruine enlière en mettant la Sambre entre eux et vos phalanges victorieuses. Le fédéralisme a été frappé dans Lyon; l'armée républicaine est entrée dans Bordeaux pour lui porter le dernier coup; les Piémontois et les Espagnols sont chassés de notre territoire; les défenseurs de la République viennent de détruire les repaires des rebelles de la Vendée; ils ont exterminé leurs cohortes sacrilèges. Cette terre coupable a dévoré elle-même les monstres qu'elle a produits. Le reste va tomber sous l'indignation populaire. Partout où la tirannie n'a point trouvé l'opprobre de la trahison, la victoire a suivi les dignes enfants de la liberté et le génie du peuple françois a triomphé... » Il les exhorte ensuite à continuer à exterminer les ennemis qui sont au delà de la Sambre, sur les bords du Rhin et de la Moselle et à Toulon. « L'heure fatale des tirans sonne, et c'est par vos mains qu'ils doivent périr. Soldats républicains, les mânes de vos frères égorgés vous implorent, la gloire vous appelle, la patrie vous regarde, les représentans de la nation vous encouragent et vous guident. Marchez, frappez. Que dans un mois le peuple françois soit vengé, la liberté affermie, la république triomphante. Que les tirans et les esclaves disparoissent de la terre, qu'il n'y reste plus que la justice, le bonheur et la vertu. » — (Dès le 7 septembre, les Anglais avaient levé le siège de Dunkerque; le 8 octobre, les Vendéens avaient été défaits à Chatillon; le 9, Lyon avait été repris par les républicains; le i5, les Espagnols avaient perdu le combat du Boulou et, le 22, les Piémontais avaient été battus à Utelle. Voilà pourquoi le Comité de salut public adressait une proclamation à l'armée. Il fallait encore, d'ailleurs, reprendre Toulon, [qui avait été livré aux Anglais le 27 août 1793. Le brave général Dugommier, secondé par Bonaparte, accomplit celte tache le 19 décembre suivant. Sur le Rhin, Hoche répondit aux exhortations du Comité de salut public en battant, le 23 décembre, les Prussiens à Frcechswiller et à Wœrth et en s'emparant, le 27, des lignes de Wissembourg.)
Séance du Lundi 21 Juin i?#a*
Bon pour, une petfonne.
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Secrétaire*