LETTRE DE CAMILLE DESMOULINS
Numéro 33g.
RÉVOLUTION FRANÇAISE
Importante lettre historique sur les préparatifs du passage du Rhin. Longs et très inte'ressants détails sur les dispositions que le général Jourdan devra prendre à ce sujet. II faudra faire ostensiblement un pont, afin de détourner l'attention de l'ennemi du point véritable où on tentera le passage. Il est nécessaire de déterminer de nouveau l'arrondissement de chacune des deux armées, surtout à cause des commissaires et des administrateurs. « Quant au mot d'ordre, rien de plus facile que de le rendre coin m un aux trois armées. Ecris- en à Moreau ou je lui en écrirai.
Comme tu es au centre, tu nous le feras passer à l'un et à l'autre. »
-y 343 •* BARNAVE (Antoine-Pierre-Joseph-Marie), avocat, député du Dauphiné à l'Assemblée constituante, un des plus célèbres orateurs de la Révolution, n. à Grenoble, 22 octobre 1761, décapité à Paris le 3o novembre 1793.
P. S., signée aussi par Colaud la Salcette, Bérenger et Chenet, députe's de la Drôme ; Paris, 28 juillet 1 79 1 , 1 p. in-4. (Coll. Gauthier-Lachapelle.) — P. de Bonneville.
Ils certifient que Jean-Charles-Marie-Gui Blancard n'a pas cessé, depuis le commencement de la Révolution, de donner des preuves du patriotisme le plus pur et d'un attachement sans bornes à la Constitution.
* 344 -f JOURDAN (Jean-Baptiste), général en chef de l'armée de Sambre-et- Meuse, le vainqueur de Fleurus, maréchal de l'Empire, n. à Limoges, 29 avril 1762, m. à Paris, 23 novembre 1 833 .
L. A. S. à Kleber; quartier-général de Crevelt, 3o brumaire an III (20 novembre 1794), 1 p. pl. in-fol., vignette et tête imprimée. (Coll. Gauthier-Lachapelle.) — P. de Bonneville.
Superbe lettre ou il mande qu'il attend avec impatience l'ordre de prendre des quartiers d'hiver, car l'armée, qui manque de tout, après avoir fait une campagne active comme il ne s'en est jamais fait, a besoin de repos. « Mais tu sais qu'il faut être circonspect et je me rapelerai toujours qu'on m'a reproché à la tribune de la Convantion nationnale, lorsque je fus renvoyé de l'armée du Nord, d'avoir, disoit- 011, oublié ce grand mot de Césard, qu'un général n'a rien fait tant qu'il reste quelque chose à faire, et tu vois que si je pressois un peu pour obtenir des quartiers d'hiver, on pouroit me faire encore le même reproche, car, tant que la guerre dure, il reste toujours quelque chose à faire à un général. » — (La campagne qui venait de s'achever est restée un des plus beaux titres de gloire de Jourdan, car elle fut signalée par les immortelles victoires de Fleurus et d'Aldenhoven.)
345 {• LAKANAL (Joseph), député de l'Ariège à la Convention, qui contribua puissamment à l'organisation de l'instruction publique et à la création de l'Institut, une des plus grandes figures de la Révolution, n. à Serres (Ariège), 14 juillet 1762, m. à Paris, 14 février 1845.
L. A. S. à Sieyès; Bergerac, i5 messidor an II (3 juillet 1794), 1 p. 1/4 in-4, tète imprimée et vignette avec la devise : Paix aux peuples, guerre aux tyrans. (Coll. Jacques Charavay.) — P.
Curieuse lettre écrite comme délégué de la Convention dans le département de la Dordogne et les départements environnants. " Je ne vous ai jamais écrit, parce que les républicains ont ajourné leurs jouissances jusqu'à la paix. Je ne puis me refu ci au plaisir de vous adresser deux arrêtés, dont l'un a terminé 6027 procès et l'autre a opéré dans ces contrées la
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aucun citoyen. J'ai cru devoir arrêté, Lakanal ordonnait aux contestations fussent réglées
révolution dans les âmes et sans verser une goutte de sang, sans porter atteinte à la liberté d vous envoyer ces arrêtés; ils vous intéresseront parce qu'ils ont fait le bien. » (Par le premier tribunaux de lui fournir le tableau de toutes les affaires pendantes et exigeait que toutes les avant le 20 ventôse, jour de la fête de l'amitié; parle second, il créait une Commission d'instruction sociale, un Journal populaire et un Apostolat civique). — Sur la seconde page se trouve la minute autographe de la réponse de Sieyès, en date du 25 messidor. Il félicite Lakanal d'avoir terminé ou plutôt exterminé 6027 procès. « Cela vaut une victoire. Hercule, de républicaine mémoire, ne fesoit pas mieux. Encore son hydre de Lerne n'avoit pas 6027 têtes... Tu prouves fort bien que l'emploi des moyens économiques n'ôte rien à l'esprit révolutionnaire de son énergie et de son efficacité... »
* 346 * MERLIN DE THIONVILLE (Antoine-Christophe), député de l'Aisne à la Convention, qui s'illustra par son héroïque conduite pendant le siège de Mayence, n. à Thionville, i3 septembre 1762, m. à Paris, 14 septembre 1 833 .
L. A. S. à Pille, commissaire des mouvements des armées de terre ; 21 thermidor, 2 p. 3/4 in-fol. — P.
Il recommande le capitaine Delile pour la place de chef du 6° escadron de dragons. « Tu sais les raisons qui m'engagent à ne pas m'adresser à Carnot dans cette circonstance. Je puis même te dire que si le régiment ne croyait pas que Delile doit obtenir de l'avancement par moi, il l'aurait proposé, mais il aime à rester dans son corps. Brave comme son épée et républicain comme moi, il aime mieux attendre que de prier... »
•5- 347 -s- CHAMPIONNET (Jean-Etienne), célèbre général républicain, conquérant de Naples, n. à Valence (Drôme), 1762, m. à Antibes, 10 janvier 1800.
L. S. à Hoche ; quartier-ge'néral à Gressen, 18 fructidor an V(4 septembre 1797), i5p. in-fol. — P.
Document historique des plus importants. C'est le rapport adressé à Hoche sur les moyens qu'il a employés pour faire vivre ses troupes du 23 brumaire au 18 fructidor (i3 novembre 1796 au 4 septembre 1797). j'Championnet commandait l'aile gauche de l'armée de Sambre-el-Meuse. 11 fait le plus émouvant tableau des souffrances de son armée, privée de vivres et de vêtements. Il raconte les démarches qu'il fit auprès des municipalités allemandes pour empêcher ses soldats de mourir de faim et s'élève contre le désordre de l'intendance française. A bout de patience, il a dû réquisitionner dans le pays ce qui lui était indispensable, u Je n'ai pu résister plus longtemps au spectacle déchirant qu'offraient nos braves camarades couverts de haillons, marchant piedsnuds, après avoir éprouvé tant de peines et de fatigues et tout fait pour la patrie. » Il n'a pas eu à se plaindre des habitants. « J'ai parlé moi-même aux régents et baillifs, je leur ai fait part de notre triste situation. J'ai cherché à alléger autantqu'il dépendit de moi le fardeau qui pèse sur eux par le séjour des troupes, et à la honte de certains hommes indignes du nom français, gorgés des trésors de la nation, j'ai trouvé chez des étrangers écrasés depuis six ans par tous les tléaux de la guerre une volonté bien déterminée à venir à notre secours... » — (Hoche mourut vingt-quatre jours après cette lettre.)
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+- 3484- DROUET (Jean-Baptiste), député de la Marne à la Convention, fameux parla part qu'il prit à l'arrestation de Louis XVI à Varennes, fait prisonnier à Maubeu^e par les Autrichiens qui le retinrent deux ans en captivité, n. à Sainte-Menehouîd, 8 janvier 1763, m. à Mâcon, 1 1 avril 1824.
L. A. S. aux citoyens....; Paris, 8 avril 1793, 3/4 de p. in-fol. Rare. — P.
Au nom du Comité de sûreté générale il les invite à faire surveiller la maison n° 22 de la rue Sainte-Anne, dans laquelle ,e tiennent, dit-
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on, des conciliabules d'émigrés chez la femme Leroi. — Une note indique qu'une perquisition a été faite dans cette maison et qu'on n'a rien trouvé de 6uspect.
* 349 * BRUNE (Guillaume-Marie-Anne), célèbre général républicain, vainqueur des Anglo-Russes à Bergen (18 septembre 1799), maréchal de l'Empire, n. à Brivesla-Gaillarde (Corrèze), i3 mai 1763, assassiné à Avignon le 2 août i8i5.
L. S. à Louis Bonaparte; Boulogne, 1 frimaire an XIV (22 novembre i8o5), 1 p. in-fol., tête
imprimée. — P. de Bonneville.
Pièce historique sur le bombardement dirigé par les Anglais contre la Hotte de Boulogne. « L'une de ces bombes est tombée sur la bombarde X1 Hercule, qui a eu son mât coupé, trois hommes tués et quatre blessés... »
4- 35o -* CHAUMETTE (Pierre-Gaspard), procureur de la Commune de Paris, créateur des fêtes de la Raison, n. à Nevers, 24 mai 1763, décapité à Paris le i3 avril 1794.
L. S. (à Daubigny) ; Paris, 5 frimaire (26 novembre 1793), 1 p. in-4, tête imprimée et vignette de la Commune de Paris. — P.
Recommandation en faveur du citoyen Barie,qui demande à entrer dans les trente mille hommes qui vont être formés. « C'est un vrai sans - culotte, qui se battra jusqu'à la mort contre les ennemis de la République. »
4-35i •* FOUCHE (Joseph), oratorien, député de la Loire-Inférieure à la Convention, fameux par ses missions à Nantes, à Nevers et à Lyon, ministre de la police, duc d'Otrante, n. près de Nantes, 29 mai 1763, m. à Trieste, 25 décembre 1820.
L. S. au ministre de la guerre (Berthier); Paris, 11 prairial an IX (3i mai 1801), 2 p. in-4, tête imprimée et superbe vignette de Prud'hon gravée par Roger. — P. Relative à une instruction pendante contre des Italiens.
4 352 * MOREAU (Jean-Victor), un des plus grands capitaines de la Révolution, n. à Morlaix, 1 1 août 1763, blessé à la bataille de Dresde le 27 août i8i3, m. à Laun (Bohême), 2 septembre 181 3.
P. A. S.; La Haye, 28 prairial an III (16 juin 1795), 1 p. 1/2 in-4, tête imprimée et superbe vignette de l'armée du Nord.
Instructions pour un membre du co- /tUs ( ijAjUW'b* */^U~J {j/^L
mité de santé de l'armée du Nord qui devra se rendre à La Haye pour conférer avec le citoyen Brougman, professeur de médecine à l.cyde, relativement à l'installation des hôpitaux militaires
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* 353 * PRIEUR DUVERNOIS (Claude-Antoine), officier du génie, député de la Côte-d'Or à la Législative et à la Convention, n. à Auxonne, 2 décembre 1763, m. à Dijon, 1 1 août i832. On lui doit la fondation de l'Ecole polytechnique et l'établissement du système décimal.
L. A. S., signée aussi par Carnot et Thuriot, à Bouchotte; (Paris), 1 1 août (1793), 1 1 h. 1/2 du matin, 1/2 p. in-4. — P.
Ils l'invitent à lui faire savoir si le général Chancel est parti pour sa nouvelle destination, et à quelle heure. — Dans une note mise sur la lettre, Bouchotte répond qu'il a vu, à quatre heures du matin, le général Chancel qui attendait le citoyen Drouet, et qu'il lui a donné l'ordre de partir immédiatement. — (Le général Chancel, qui avait défendu Condé pendant quatre mois contre les Autrichiens, d'avril à juillet 1793, était envoyé à l'armée du Nord dont Houchard avait été nommé, la veille, général en chef. Il devait partir avec le conventionnel Drouet, si fameux pnr l'arrestation de Louis XVI à Varennes, et alors commissaire à l'armée du Nord. Tous deux partirent en effet pour le camp de Maubeuge et restèrent dans cette ville lorsqu'elle fut investie, le 29 septembre, par le prince de Cobourg. Drouet essaya de passer à travers les lignes ennemies et fut arrêté par les Autrichiens qui l'enfermèrent dans la prison du Spielberg d'où il ne sortit qu'en 1795 pour être échangé contre la fille de Louis XVI. Quant au général Hector Chancel, il fut, après la victoire de Wattignies et le déblocus de Maubeuge, qui eurent lieu le 16 octobre 1793, accusé d'avoir été la cause de l'inaction de la garnison, conduit à Paris, condamné à mort et exécuté le 6 mars 1794.)
•5-354-* BERNADOTTE (Jean-Baptiste-Jules), célèbre général républicain, ministre de la guerre en 1799, maréchal de l'Empire, puis roi de Suède, n. à Pau, 26 janvier 1764, m. à Stockholm, 8 mai 1844.
L. A. S. à Talleyrand; Paris, 24 prairial an XI (i3 juin i8o3), 1 p. in-fol. — P. de Bonneville.
Importante lettre. Il lui envoie les lettres de créance et les instructions dépendantes delà légation des Etats-Unis. Il aurait désiré représenter la République auprès du gouvernement américain, et il s'est rendu à La Rochelle, où il a attendu quarantecinq jours une frégate. Pendant ce temps, la guerre avec l'Angleterre a éclaté et il a offert au premier consul son épée et son sang pour la défense de l'Etat. « Cette démarche si naturelle m'a été dictée par mon devoir et par la délicatesse qui prescrit à tout militaire de se mettre à la disposition du gouvernement quand il faut combattre les ennemis de la patrie. Si vous avés la bonté d'en faire l'observation au premier consul, j'espère qu'il approuvera la conduite d'un soldat qui a quelque fois eu le bonheur ■ d'être utile et dont les principes sont aussi purs que la sincérité de ses vœux pour la gloire et la prospérité du gouvernement. »
± 355 + BABEUF (François-Noël), dit Gracchus, fameux publiciste, chef de la fameuse conspiration qui porte son nom, n. à Saint-Quentin, 1764, décapité à Vendôme le 27 mai 1797.
L. A. S. à sa femme; 25 fructidor an IV (1 1 septembre 1796), 3/4 de p. in-8. Tachée d'eau. — P.
Lettre écrite de sa prison (il avait été arrêté au mois de mai précédent). Il s'étonne qu'elle n'ait pas encore reçu ses deux lettres d'hier et il fait des réclamations à la municipalité. « Je t'embrasse avec Emile (son fils). Répondez-moi aujourd'hui pour ne pas me laisser en inquiétude. »
•5- 356 BASIRE (Claude), député à la Législative et à la Convention, ardent montagnard, ami de Danton, n. à Dijon, 1764, décapité à Paris le 3 avril 1794.
P. S., signée aussi par Bernard de Saintes, Lomont, Goupilleau de Montaigu, Ingrand, Musset, Deperet et Bordas ; Paris, 24 août an IV de la liberté ( 1 792), 1/2 p. in-4 oblong, cachet. — P.
Pièce historique. Ordre au commandant de la gendarmerie nationale d'Epernay, qui a conduit M. et Mademoiselle Cazotte à Paris, de les mener à l'Abbaye. — (Cazotte, emprisonné, n'échappa aux massacres de septembre que par le dévouement de sa fille, mais il fut réincarcéré, condamné à mort et exécuté le 25 septembre 1792.)
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S. ni
■j- 357-* LEBON (Joseph), oratorien, député du Pas-de-Calais à la Convention, fameux par sa mission à Arras, n. à Arras, 25 septembre 1765, décapité à Amiens le 18 octobre 1795.
L. A. S. au Comité de salut public, avec un post-scriptum de 16 lignes autographes signées de son collègue Duquesnoy (né en 1748, mort en 1795); Arras, 17 nivôse an II (6 janvier 1794), 2 p. in-fol., cachet brisé. (Coll. Chambry.) — P.
Pièce des plus curieuses où il mande que la division existe entre les patriotes, et qu'il appelle, pour l'aider, son collègue Duquesnoy. Il est depuis trois mois en commission, et il voudrait revenir à Paris. « Cependant, l'ouvrage est très imparfait. Il faudrait visiter les campagnes, du moins par cantons. L'intrigue, le fanatisme l'exigent. Mandez-moi si vous voulez que j'entreprenne cette mission; elle ne sera pas inutile et ne coûtera pas cher à la République, car je sais voyager à pied, à cheval et en voiture. Au surplus, les coquins dont je fais confisquer les biens et la tête par les tribunaux dédommageront amplement la pa-
lègue Lebon est nécessaire dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, « pour achever d'y détruire le fanatisme auquel il a porté des coups terribles et qu'il terrassera toutà-fait, si vous le laissés à même de lui donner le dernier coup. »
•s- 358 * MACDONALD (Étienne-Jacques-Joseph- Alexandre), célèbre général républicain, un des héros des guerres d'Italie, ami et lieutenant de Moreau, maréchal de l'Empire après Wagram (i8oq) et duc de Tarente, n. àSancerre (Cher), 17 novembre 1765, m. à Courcelles, 24 septembre 1840.
L. A. S. à son ami Walville ; Grand-Pré (Ardennes), 10 frimaire an XIV (1 décembre i8o5), 2 p. pl. in-4. (Coll. B. Fillon.) — P.
Très intéressante lettre où il mande qu'il eût été très flatté de faire agréer ses services, mais qu'il est forcé d'admirer du fond des Ardennes les prodiges opérés en si peu de temps. « L'Empereur va réellement plus vite que la pensée et l'imagination. J'avois des cartes pour suivre les armées pendant plusieurs campagnes et voilà qu'on me les finit en six semaines... Le maréchal Mortier s'est trouvé, à peu de chose près, dans la même position que j'étois à Civita Castellana et la Trebbia. Il s'en est tiré plus glorieusement... » Il regrette son inaction, car « dès mon enfance jetté dans la carrière des armes, j'ai le chagrin de la terminer à une époque où l'étude, la raison et l'expérience pouvoit me faire mettre à profit un art que j'ai tant étudié. Ce qui adoucit pourtant mes regrets et me résigne à la fois, c'est une conscience pure, sans tache et à l'abri de tout reproche... > — (Macdonald ne fut rappelé au service qu'en 1809.)
* 359 * BARBAROUX (Charles-Jean-Marie), député des Bouches-du-Rhône à la Convention, un des chefs du parti girondin, n. à Marseille, 6 mars 1767, décapité à Bordeaux le 25 juin 1794.
L. A. S. aux administrateurs du département du Finistère, à Quimper; Paris, 22 avril 1793, 2 p. in-4. (Coll. de Lescoët). — P. de Bonneville.
Très remarquable lettre d'envoi de quelques exemplaires d'un de ses écrits (intitulé De l'influence de la guerre maritime sur le commerce, de l'organisation des travaux publics.) Il les prie d'appuyer ses projets auprès de la Convention. « Les événemens qui nous pressent ne doivent pas nous détourner de ces projets utiles. C'est un moyen de les conjurer que de donner des travaux aux malheureux. Les factions passeront, mais la République ne passera pas, et il sera glorieux pour nous d'avoir fondé sa prospérité au milieu des agitations de la guerre. »