V. HUGO
A Monsieur Armand Berti7i.
Ce vendredi 21 mars (i83o), 6 h. après-midi.
Jugez de ma contrariété, mon cher Armand, je viens de la rue Jean-Goujon pour vous voir, ainsi que votre excellent père, et je ne vous trouve pas.
' M. J. -Victor I.ecierc.
IQ —
Il 3' a cependant bien longtemps, ce me semble, que je ne vous ai vus, et j'ai mille choses à vous dire. Je n'ose m'embarquer ce soir avec ma femme (qui est archi-grosse]^ pour la rue de Seine, pensant que vous êtes à la campagne par ce beau mois de mai. Il faut donc se résigner à vous écrire.
JNl"' Mars est de retour pour huit jours et va me jouer trois fois '. Seriez-vous assez bon pour en prévenir l'immense public dont vous disposez par la petite note que voici dans le journal de demain, s'il est possible, car aprèsdemain on sera à la campagne.
Adieu, j'ai su avec bien du plaisir que madame Bertin était rétablie de son indisposition. Mettez mes respects à ses pieds. Nous irons la voir un de ces soirs et vous voir tous, car je viens d'apprendre ici que vous n'êtes pas encore partis pour les Roches*.
A vous bien cordialement.