A ISABELLE DU FAY
Un mien intime ami ayant une affairé dont M. de Villenosse est commissaire, mon cœur n’a pu lui celer que j’espérais lu pouvoir rendre quelques services par votre faveur. Je vous supplie très humblement, Mademoiselle, de me faire celle de vous employer pour cela et de lui présenter le papier ci-inclus avec votre recommandation. La vertu fort notable de la personne, son besoin et votre charité pour moi me donnent la confiance de vous en importuner ; et le sujet de confusion que j’ai de vous importuner me feront plus considéré et réservé une autre fois pour ne le pas faire, à la charge que vous ne m’épargnerez point en ce que vous me jugerez digne de vous servir.