A ÉTIENNE BLATIRON
27 septembre 1647.
Je ne pense jamais à vous ou à quelqu’un des vôtres qu’avec grande consolation. Vous désirez tous d’être entièrement à Dieu, et Dieu vous désire aussi tous pour lui. Il vous a appelés les premiers à Gênes pour le service qu’il veut de la Compagnie en ce lieu ; et pour cela, il vous donnera des grâces particulières qui serviront comme de fondement à toutes celles qu’il fera jamais à cette nouvelle maison. Oh ! quel sujet de louange à sa bonté ! Quelle confiance ne devez-vous pas avoir en sa protection ! Maisquelle humilité, quelle union, et quel respect les uns pour les autres 1 O Dieu, mon Seigneur, soyez, s’il vous plaît, le lien de leurs cœurs ; faites éclore les effets de tant de saintes affections que vous leur faites concevoir, et donnez croissance aux fruits de leurs travaux pour le salut des âmes ; arrosez de vos bénédictions éternelles cet établissement comme un nouvel arbre planté de votre main ; fortifiez ces pauvres missionnaires dans leurs fatigues ; enfin, mon Dieu, soyez vous-même leur récompense et par leurs prières étendez sur moi votre immense miséricorde.