AUX FILLES DE LA CHARITÉ DE SAINT-ÉTIENNE-A-ARNES (U
De Paris, ce 18 mars 1651.
Je vous fais la présente pour vous demander d<3 vos nouvelles et vous en donner des nôtres. Grâces à Dieu, nous sommes en bonne santé et tout va assez bien tant en votre Compagnie qu’en la nôtre. Nous prions souvent Notre-Seigneur pour vous, à ce qu’il vous conserve et vous bénisse dans le grand travail que vous faites. Une chose qui peut beaucoup attirer les grâces de Dieu sur vous et sur votre emploi est l’usage de votre pratique de dévotion, comme l’oraison du matin, ne fût-elle que de demiheure, les examens particuliers, la lecture spirituelle, les élévations de votre cœur à Dieu et la pureté d’intention en toutes vos actions, paroles et pensées. Être fidèles à cela, c’est être véritables filles de Notre-Seigneur, c’est vous rendre dignes de son amour et marcher sûrement à votre perfection. C’est la grâce que je vous désire et les meilleurs avis que je vous puisse donner.