‹ Lettres choisies de Voltaire (volume 2)Chapitre 119 sur 246 · SÉNATEUR DE BOLOGNE · texte numérisé non relu

SÉNATEUR DE BOLOGNE

Aux Délices, 19 juin 1760.

En tout pays on se pique De molester les talents;

Goldoni voit maint critique Combattre ses partisans.

On ne savait à quel titre On doit juger ses écrits ; Dans ce procès on a pris La nature pour arbitre.

Aux critiques, aux rivaux, La nature a dit sans feinte :

Tout auteur a ses défauts, Mais ce Goldoni m'a peinte.

EccOy 0 tnio signore^ la mia sentenza. Mi Imigno cK ella sarà firmata al vostro tribunale. Aspetto un Shaftesbury^ et subito lo spedirb a voi.

Mille complimenti à. M. Algarotti.

Aimez toujours le théâtre pour être béni. Si nous jouons à Tourney quelque nouveauté, nous ne manquerons pas de l'envoyer à Bologna quœ docet. Je vous aime sans vous avoir vu, et j'aime le cher Algarotti, parce que je l'ai vu. Mille respects à l'un et à l'autre.

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