A H. LE COMTE DE HILLY
A Femey, 25 novembre 1773.
Un vieux malade octogénaire reçoit la lettre dont M. le comte de Milly rhonore. Je me souviens en effet, monsieur, d'avoir fait autrefois la plaisanterie de V Homme aux quarante écus. Il ne serait pas étonnant que cette. idée fût tombée aussi dans la tête de quelque autre. On dit un j our à un nommé Autreau : Voilà monsieur qui se dit fauteur de voire pièce, — Pourquoi ne F aurait-il pas faite? répondit-il : Je F ai bien faite^ moi.
i. C*est Iphianasse qui prononce ces vers à la fin du premier acte. (G. A.)
Si là personne dont vous me parlez, monsieur, a aussi ses quarante écusy cela fait quatre-vingts avec les miens. Il n'y a pas là de quoi aller au bout de Tannée ; mais aussi il faut avoir un métier, et c'est à quoi ne pensent pas assez ceux qui n'ont point de fortune et qui ont beaucoup de vanité.
C'est tout ce que je puis vous dire sur cette petite affaire dont vous me parlez.
J'ai l'honneur d'être, etc.
L£ VIEUX MALADE DE FeRNeY,
Votre confrère A l'Académie de Lyon.
A M. DE MABMONTEL.
20 novembre 1773.
Je prie instamment Bélisaire de faire succéder M. Gaillard au jeune Moncrif, que j'irai trouver incessamment.
A l'égard de l'empereur Kien-Long, je crois qu'il faut lui donner une place d'honoraire à l'Académie des inscriptions, qu'il enrichira de soixante espèces de caractères.
Croyez-vous, mon cher confrère, que M. Riballier se présente cette fois-ci pour remplir la place vacante ?