‹ Lettres choisies de Voltaire (volume 2)Chapitre 203 sur 246 · La Venise sauvée d*Otway · texte numérisé non relu

La Venise sauvée d*Otway

jamais les Anglais n'ont pu admettre le sujet de Phèdre sur leur théâtre. Apprenez aux lecteurs que la Phèdre de Smith est une des plus belles pièces qu'on ait à Londres. Apprenez-leur que l'auteur a imité tout de Racine, jusqu'à l'amour d'Hippolyte; qu'on a joint ensemble l'intrigue de Phèdre et celle de Bajazety et que cependant l'auteur se vante d'avoir tiré tout d'Euripide. Je crois que les lecteurs seraient charmés de voir sous leurs yeux la comparaison de quelques scènes de la Phèdre grecque, de la latine, de la française et de l'anglaise. C'est ainsi, à mon gré, que la sage et saine critique perfectionnerait encore le goût des Français, et peut-être de l'Europe. Mais quelle vraie critique avons-nous depuis celle que l'Académie française fit du Cid^ et à laquelle il manque encore autant de choses qu'au Cid même ?

Des pièces de poésie. — Vous répandrez beaucoup d'agrément sur votre journal si vous l'ornez de temps en temps de ces petites pièces fugitives marquées au bon coin, dont les portefeuilles des curieux sont remplis. On a des vers du duc de Nevers, du comte Antoine Hamilton, né en France *, qui respirent tantôt le feu poétique, tantôt la douce facilité du style épistolaire. On a mille petits ouvrages charmants de MM. d'Ussé, de Saint-Aulaire, de Ferrand, de La Faye, de Fieubet, du président Hénault et de tant d'autres. Ces sortes de petits ouvrages dont je vous parle suffisaient autrefois à faire la réputation des Voiture, des Sarrasin, des Chapelle. Ce mérite était rare alors. Aujourd'hui qu'il est plus répandu, il donne peut-être moins de réputation ; mais il ne fait pas moins de plaisir aux lecteurs délicats. Nos chansons valent mieux que celles d'Anacréon, et le nombre en est étonnant. On en trouve même qui joignent la morale avec la gaieté, et qui, annoncées avec art, n'aviliraient point du tout un journal sérieux. Ce serait perfectionner le goût , sans nuire aux mœurs, de rapporter une chanson aussi jolie que celle-ci, qui est de l'auteur du Double Veuvage * :

Phyllis, plus avare que tendre, Ne gagnant rien à refuser, Un jour exigea de Lisandre Trente moutons pour un baiser.

i. Ou plutôt en Irlande.

2, Dufresny.

Le lendemain nouvelle affaire ; Pour le berger le troc fut bon, Car il obtint de la bergère Trente baisers pour un mouton.

Le lendemain Pliyllis plus tendre Crnignant de déplaire au berger, Fut trop heureuse de lui i-endre Trente moutons pour un baiser.

Le lendemain, Phyllis plus sage Aurait donné moutons et chien Pour un baiser que le volage A Lisette donnait pour rien.

Comme vous n'avez pas tous les jours des livres nouveaux qui méritent votre examen, ces petits morceaux de littérature rempliront trèsbien les vides de votre journal. S'il y a quelques ouvrages de prose ou de poésie qui fassent beaucoup de bruit dans Paris, qui partagent les esprits, et sur lesquels on souhaite une critique éclairée, c'est alors qu'il faut oser servir de maître au public sans le paraître, et, le conduisant comme par la main, lui faire remarquer les beautés sans emphase et les défauts sans aigreur. C'est alors qu'on aime en vous cette critique qu'on déteste et au'on méprise dans d'autres.

Un de mes amis, examinant trois épîtres de Rousseau, en vers dissyllabes, qui excitèrent beaucoup de murmure il y a quelque temps, fit de la seconde, où tous nos auteurs sont insultés, l'examen suivant, dont voici un échantillon qui paraît dicté par la justesse et la modération. Voici le commencement de la pièce qu'il examinait :

Tout institut, tout art, toute polire

Subordonnée au pouvoir du caprice.

Doit être aussi conséquemment pour tous

Subordonnée à nos différents goûts.

Mais de ces goûts la dissemblance extrême,

A le bien prendre, est un faible problème;

Et quoi qu'on dise, on n'en saurait jamais

Compter que deux, l'un bon, l'autre mauvais.

Par des talents que le travail cultive,

A ce premier pas à pas on arrive;

Et le public, que sa bonté prévient,

Pour quelque temps s'y fixe et s'y maintient.

Mais éblouis enfin par Tétincelle De quelque mode inconnue et nouvelle, L'ennui du beau nous fait aimer le laid. Et préférer le moindre au plus parfait, etc.

{Ép. à Thalie.)

Voici l'examen :

Ce premier vers : « Tout institut, tout art, toute police, » semble avoir le défaut, je ne dis pas d'être prosaïque, car toutes ces épîtres le sont, mais d'être une prose un peu trop faible et dépourvue d'élégance et de clarté.

La police semble n'avoir aucun rapport au goût dont il est question. De plus, le terme de police doit-il entrer dans des vers?

Conséquemment est à peine admis dans la prose noble. Cette répétition Am moi subordonnée serait vicieuse, quand même le terme serait élégant, et semble insupportable, puisque ce terme est une expression plus convenable à des affaires qu'à la poésie.

La dissemblance ne parait pas le mot propre. La o dissemblance des goûts est un faible problème » ; je ne crois pas que cela soit français.

A le bien prendre paraît une expression trop inutile et trop basse.

Enfin , il semble qu'un problème n'est ni faible ni fort : il peut être aisé ou difTicile, et sa solution peut être faible, équivoque, erronée.

Et quoi qu'on dise, on n'en saurait jamais Compter que deux, l'un bon, l'autre mauvais.

Non-seulement la poésie aimable s'accommode peu de cet adr de dilemme et d'une pareille sécheresse, mais la raison semble peu s'accommoder de voir en huit vere « que tout art est subordonné à nos (lifférents goûts, et que cependant il n'y a que deux goûts. — Arriver au goût pas à pas » est encore, je crois, une façon de parler peu convenable, même en prose.

Et le public, que sa bonté prévient.

Est-ce la bonté du public? est-ce la bonté du goût?

L'ennui du beau nous fait aimer le laid, Et préférer le moindre au plus parfait.

1^ Le beau et le laid sont des expressions réservées au bas comique. 2<» Si on aime le laid, ce n'est pas la peine de dire ensuite qu'on préfère le moins parfait. 3® Le moindre n'est pas opposé grammaticalement au plus parfait. A° Le moindre est un mot qui n'entre jamais dans la poésie, etc.

C'est ainsi que ce critique faisait sentir, sans amertume, toute la faiblesse de ces épîtres. Il n'y avait pas trente vers dans tous les ouvrages de Rousseau, faits en Allemagne, qui échappassent à sa juste censure. £t pour mieux instruire les jeunes gens, il comparait à cet ouvrage un autre ouvrage du même auteur sur un sujet de littérature à peu près semblable. Il rapportait les vers de YEpitre aux Musesy imitée de Despréaux ; et cet objet de comparaison achevait de persuader mieux que les discussions les plus solides et les plus subtiles.

De l'exposé de tous ces vers dissyllabes, il prenait occasion de faire voir qu'il ne faut jamais confondre les vers de cinq pieds avec les vers marotiques. 11 prouvait que le style qu'on appelle de Marot ne doit être admis que dans une épigramme et dans un conte , comme les figures de Gallot ne doivent paraître que dans des grotesques. Mais quand il faut mettre la raison en vers, peindre, émouvoir, écrire élégamment, alors ce mélange monstrueux de la langue qu'on parlait il y a deux cents ans , et de la langue de nos jours , parait l'abus le plus condamnable qui se soit glissé dans la poésie. Marot parlait sa langue; il faut que nous parlions la nôtre. Cette bigarrure est aussi révoltante pour les hommes judicieux que le serait l'architecture gothique mêlée avec la moderne. Vous aurez souvent occasion de détruire ce faux goût. Les jeunes gens s'adonnent à ce style, parce qu'il est malheureusement facile. '

Il en a coûté peut-être à Despréaux pour dire élégamment {Art poétique^ ch. iv) :

Faites choix d'un censeur solide et salutaire, Que la raison conduise et le savoir éclaire, Et dont le crayon sûr d'abord aille chercher L'endroit que l'on sent faible, et qu'on se veut cacher.

Mais s'il est bien facile, est-il bien élégant de dire :

Donc si Phébus ses échecs vous adjuge, Pour bien juger consultez un bon juge.

Pour bien jouer, hantez les bons joueurs; Surtout craignez le poison des loueurs; Accostez-vous de fiièles critiques.

{Ép. à CL Marol.)

Ce n'est pas qu'il faille condamner des vers familiers dans ces pièces de poésie; au contraire, ils y sont nécessaires, comme les jointures dans le corps humain, ou plutôt comme des repos dans un voyage :

Et sermone opus est, modo tristi, ssppe jocoso, Defcndente vices modo rbetoris, atque poetae, Interdum urbani parcentis viribus, atque Extenuantis eas consulto.

(HoB., liv. 1, sat. X.)

Tout ne doit pas être orné, mais rien ne doit être rebutant. Ln langage obscur et grotesque n*est pas de la simplicité; c'est de la grossièreté recherchée.

Des Mélanges de lit lé rature et des Anecdotes littéraires. — Je l'assemble ici, sous le nom de Mélanges de littérature y tous les morceaux détachés d'histoire, d'éloquence, de morale, de critique, et ces petits romans qui paraissent si souvent. Nous avons des chefs-d'œuvre en tous ces genres. Je ne crois pas qu'aucune nation puisse se vanter d'un si grand nombre d'aussi jolis ouvrages de belles-lettres. 11 est vrai qu'aujourd'hui ce genre facile produit une foule d'auteurs ; on en compterait quatre ou cinq mille depuis cent ans. Mais un lecteur en use avec les livres comme un citoyen avec les hommes. On ne vit pas avec tous ses contemporains, on choisit quelques amis. II ne faut pas plus s'effaroucher de voir cent cinquante mille volumes à la Bibliothèque du roi que de ce qu'il y a sept cent mille hommes dans Paris. Les ouvrages de pure littérature , dans lesquels on trouve souvent des choses agréables , amusent successivement les honnêtes gens , délassent l'homme sérieux dans l'inten'alle de ses travaux, et entretiennent dans la nation cette fleur d'esprit et cette délicatesse qui fait son caractère.

Ne condamnez point avec dureté tout ce qui ne sera pas La Rochefoucauld ou La Fayette , tout ce qui ne sera pas aussi parfait que la Conspiration de Venise de l'abbé de Saint-Réal , aussi plaisant et aussi

LETTRES CHOISIES DE VOLTAIRE. 5!i\

original que la Conversation du père Canaye et du maréchal d'Hocquincourty écrite par Charleval, et à laquelle Saint-Évremond a ajouté une fin moins plaisante et qui languit un peu; enfin tout ce qui ne sera pas aussi naturel, aussi fin, aussi gai que le Voyage y quoique un peu inégal, de Bachaumont et de Chapelle.

Non, si priores Mœonius tenet Sedcs Homerus, PindaricaB latent

Ceîcque, et Alcœi minaces,

Stesichorique graves Camens ;

Ncc, si quid olim lusit Anacreon, Dclevit a^tas; spirat adhue amor,

Yivuntque commissi caIoi*es

i£oIix fidibus pullœ.

(HoR., Od. IX, liv. IV.)

Dans l'exposition que vous ferez de ces ouvrages ingénieux , badinant, à leur exemple, avec vos lecteurs, et répandant les fleurs avec ces auteurs dont vous parlerez, vous ne tomberez pas dans cette sévérité de quelques critiques, qui veulent que tout soit écrit dans le goût de Cicéron ou de Quintilien. Ils crient que l'éloquence est énervée, que le bon goût est perdu parce qu'on aura prononcé dans une académie un discours brillant qui ne serait pas convenable au barreau. Ils voudraient qu'un conte fût écrit du style de Bourdaloue. Ne distingueront -ils jamais les temps, les lieux et les personnes? Veulent-ils que Jacob, dans le Paysan parvenu *, s'exprime comme Pellisson ou Patru? Une éloquence mâle, noble, ennemie de petits ornements, convient à tous les grands ouvrages. Une pensée trop fine serait une tache dans le Discours sur F Histoire universelle de l'éloquent Bossuet. Mais dans un ouvrage d'agrément, dans un compliment, dans une plaisanterie, toutes les grâces légères, la naïveté ou la finesse, les plus petits ornements, trouvent leur place. Examinonsnous nous-mêmes. Parlons-nous d'affaires du ton des entretiens d'un repas? Les livres sont la peinture de la vie humaine; il en faut de solides, et on en doit permettre d'agréables.

N'oubliez jamais, en rapportant les traits ingénieux de tous ces livres, de marquer ceux qui sont à peu près semblables chez les autres

\ . Roman de Marivaux.

peuples , ou dans nos anciens auteurs. On nous donne peu de pensées que Ton ne trouve dans Sénëque, dans Lucien, dans Montaigne, dans Bacon , dans le Spectateur anglais. Les comparer ensemble (et c'est en quoi le goût consiste), cest exciter les auteurs à dire, s'il se peut, des choses nouvelles , c'est entretenir l'émulation , qui est la mère des arts. Quelle satisfaction pour un lecteur délicat de voir d'un coup d'œil ces idées qu'Horace a exprimées dans des vers négligés, mais avec des paroles si expressives , ce que Despréaux a rendu d'une manière si correcte, ce que Dryden et Rochester ont renouvelé avec le feu de leur génie ! Il en est de ces parallèles comme de l'anatomie comparée, qui fait connaître la nature. C'est par là que vous ferez voir souvent, non-seulement ce qu'un auteur a dit, mais ce qu'il aurait pu dire ; car si vous ne faites que le répéter, à quoi bon faire un journal ?

Sur les langues, — Il faut qu'un bon journaliste sache au moins l'anglais et l'italien; car il y a beaucoup d'ouvrages de génie dans ces langues, et le génie n'est presque jamais traduit. Ce sont, je crois, les deux langues de l'Europe les plus nécessaires à un Français. Les Italiens sont les premiers qui aient retiré les arts de la barbarie; et il y a tant de grandeur, tant de force d'imagination jusque dans les fautes des Anglais, qu'on ne peut trop conseiller l'étude de leur langue.

Il est triste que le grec soit négligé en France, mais il n'est pas permis à un journaliste de l'ignorer. Sans cette connaissance, il y a un grand nombre de mots français dont il n'aura jamais qu'une idée confuse; car depuis l'arithmétique jusqu'à l'astronomie, quel est le terme d'art qui ne dérive de cette langue admirable ? A peine y a-t-il un muscle , une veine, un ligament dans notre corps, une maladie, un remède, dont le nom ne soit grec. Donnez-moi deux jeunes gens dont l'un saura cette langue et dont l'autre l'ignorera; que ni l'un ni l'autre n'ait la moindre teinture d'anatomie ; qu'ils entendent dire qu'un homme est malade d'un diabethy qu'il faut faire à celui-ci une paracentèscy que cet autre a une ankilose ou'un bubonocèley celui qui sait le grec entendra tout d'un coup de quoi il s'agit, parce qu'il voit de quoi ces mots sont composés; l'autre ne comprendra absolument rien.

Plusieurs mauvais journalistes ont osé donner la préférence à Y Iliade de La Motte sur V Iliade d'Homère. Certainement, s'ils avaient lu Homère

en sa langue, ils eussent vu que la traduction est d'autant au-dessous de Toriginal, que Segrais est au-dessous de Virgile.

Un journaliste versé dans la langue grecque pourra-t-il s'empêcher de remarquer, dans les traductions que Tourreil a faites de Démosthène, quelques faiblesses au milieu de ses beautés? « Si quelqu'un, dit le traducteur, vous demande, messieurs les Athéniens, avez-vous la paix? Non, de par Jupiter, répondez-vous ; nous avons la guerre avec Philippe. » Le lecteur, sur cet exposé, pourrait croire que Démosthène plaisante à contre-temps; que ces termes familiers et réservés pour le bas comique, messieurs les Athéniens^ de par Jupiter^ répondent à de pareilles expressions grecques. Il nen est pourtant rien, et cette faute appartient tout entière au traducteur. Ce sont mille petites inadvertances pareilles qu'un journaliste éclairé peut faire observer, pourvu qu'en même temps il remarque encore plus les beautés.

Mais aussi , que votre amour pour les langues étrangères ne vous fasse pas mépriser ce qui s'écrit dans votre patrie; ne soyez point comme ce faux délicat à qui Pétrone a fait dire :

Aies pbasiacis petita Colchis, Atque afra; volucres placent palalo...

Quidquid quccritur optimum videtur.

On ne trouva de poète français dans la bibliothèque de l'abbé de Longuerue, qu'un tome de Malherbe. Je voudrais, encore une fois, en fait de belles-lettres, qu'on fût de tous les pays, mais surtout du sien. J'appliquerai à ce sujet des vers de M. de La Motte, car il en a quelquefois fait d'excellents :

C'est par l'étude que nous sommes Contemporains de tous les hommes, Et citoyens de tous les lieux.

Du style d un journaliste. — Quant au style d'un journaliste, Bayle est peut-être le premier modèle, s'il vous en faut un ; c'est le plus profond dialecticien qui ait jamais écrit; c'est presque le seul compilateur qui ait du goût. Cependant dans son style, toujours clair et naturel, il y a trop de négligence, trop d'oubli des bienséances, trop d'incorrection. 11 est diffus : il fait, à la vérité, conversation avec son lecteur comme Mon-

taigne , et en cela il charme tout le inonde ; mais il s'abandonne à une mollesse de style et aux expressions triviales d'une conversation trop simple; et en cela il rebute souvent Tbomme de goût.

Nul chof-d*œuvre par voos écrit jusqu'aujourd'hui Ne vous donne le droit de faillir comme lui ^

N'employez jamais un mot nouveau, à moins qu'il n'ait ces trois qualitf^s : d'être nécessaire, intelligible et sonore. Des idées nouvelles, surtout en physique, exigent des expressions nouvelles; mais substituer à un mot d'usage un autre mot qui n'a que le mérite de la nouveauté, ce n'est pas enrichir la langue , c'est la gâter. Le siècle de Louis AIV mérite ce respect des Français, que jamais ils ne parlent une autre langue que celle qui a fait la gloire de ces belles années.

Un des plus grands défauts des ouvrages de ce siècle, c'est le mélange des styles, et surtout de vouloir parler des sciences comme on en parlerait dans une conversation familière •. Je vois les livres les plus sérieux déshonorés par des expressions qui semblent recherchées par rapport au sujet, mais qui sont en effet basses et triviales. Par exemple, la nature fait les frais de cette dépense: il faut mettre sur le compte du vitriol romain un mérite dont nous faisons honneur à F antimoine ^ un s\stènie de mise 'y adieu F intelligence des courbes ^ si on néglige le calcul, etc.

Ce défaut vient d'une origine estimable; on craint le pédantîsme: on veut orner des matières un peu sèches; mais

In vitium ducit culpœ fuga, si caret arte.

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