‹ Lettres choisies de VoltaireChapitre 71 sur 157 · Gomédit d« ScarroD · texte numérisé non relu

Gomédit d« ScarroD

fourbe, voilà celui qui réussit, parce qu'il entre par la chatière ; et rhomme digne de gouverner vieillit dans des honneurs inutiles.

Ce n'était pas à Bruxelles, c'était à Gompiègne qu'il fallait que votre livre fût lu. Quand il n'y aurait que cette seule définition-ci, elle suffirait à un roi : a Un parfait gouvernement est celui où toutes les parties sont également protégées. » Que j'aime cela! « Les savantes recherches sur le droit public ne sont que l'histoire des anciens abus. » Que cela est vrai ! Eh! qu'importe à notre bonheur de savoir les Capitulaires de Charlemagne? Pour moi, ce qui m'a dégoûté de la profession d'avocat, c'est la profusion de choses inutiles dont on voulu charger ma cervelle. Au fait est ma devise.

Que ce que vous dites sur la Pologne me plaît encore ! J'ai toujours regardé la Pologne comme un beau sujet de harangue, et comme un gouvernement misérable; car, avec tous ses beaux privilèges, qu'est-ce qu'un pays où les nobles sont sans discipline, le roi un zéro, le peuple abruti par l'esclavage, et où Ton n'a d'argent que celui qu'on gagne à vendre sa voix? Je vous ai déjà parlé, je crois, de la vieille barbarie du gouvernement féodal.

Votre article sur la Toscane : Ils viennent de tomber entre les mains des Allemands^ etc., estbiend'un homme amou^ reux du bonheur public ; et je dirai avec vous :

« Barbarus has segetes* !... »

Je suis fâché de ne pouvoir relire tout le livre, pour marquer toutes les beautés de détail qui m'ont frappé, indépendamment de la sage économie et de l'enchaînemeut de principes qui en fait le mérite.

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