Le maréchal de Richelieu, en
t. Le maréchal de Belle-Ile, ea 1742.
trente lieues, à la vue d'une armée ennemie de trente mille combatlanLs.
Nous exprimerions encore différemment l'intrépidité tranquille que les connaisseurs admirèrent dans le petit-neveu' du héros de la Valteline, lorsque, ayant vu son armée en déroute par une terreur panique de nos alliés, ce général, ayant aperçu le régiment de Diesbach et un autre, qui faisaient ferme contre une armée victorieuse, quoiqu'ils fussent entamés par 1?, cavalerie et foudroyés par le canon, marcha seul à ces régiments, loua leur valeur, leur courage, leur fermeté, leur intrépidité, leur vaiUance, leur patience, leur audace, leur animosilé, leur bravoure, leur héroïsme, etc. Voyez, monsieur, que de termes pour un! Ensuite il eut le courage de ramener ces deux régiments à petits pas, et de les sauver du péril où leur valeur les jetait; les conduisit en bravant les ennemis victorieux, et eut encore le courage de soutenir les reproches d'une multitude toujours mal instruite.
Vous pourrez encore voir, monsieur, que le courage, la valeur, id fermeté de celui ^ qui a gardé Cassel et Gottingen' malgré les efforts de soixante mille ennemis très valeureux, est un courage composé d'activité, de prévoyance et d'audace. C'est aussi ce qu'on a reconnu dans celui* qui a sauvé Vesel. Croyez donc, je vous prie, monsieur, que nous avons, dans notre langue, l'esprit de faire sentir ce que les défenseurs de notre patrie ou de notre pays ont le mérite de faire.
Vous nous insultez, monsieur, sur le mot de ragoût: vous vous imaginez que nous n'avons que ce terme pour exprimer nos mcls^ nos plats, nos enti^ées de table, et nos menus. Plût k Dieu que vous eussiez raison, je m'en porterais mieux ! mais malheureusement nous avons un dictionnaire entier de cuisine.
Vous vous vantez de deux expressions pour signifier gourmand; mais daignez plaindre, monsieur, nos gourmands,