‹ Lettres choisies; édition à l'usage des classesChapitre 17 sur 272 · PREFACE XIX · texte numérisé non relu

PREFACE XIX

sion spcKîtanée, étincelle courante de la raison, du bon sens, de la franchise en belle humeur; cette gaieté qui, lorsqu'elle De dépasse pas les bornes et ne devient pas de l'impertinence et pis encore, charme, adoucit, allège et réconforte la vie; cette gaieté enfin qui est l'esprit français et peut-être parisien par excellence, et qui trouve sa dernière expression dans le style et dans l'esprit même de Voltaire.

C'est cet esprit, ce style que nous avons essayé de donner dans sa fleur, dans ce qu'il a de vraiment admirable et pur. Nous avons déjà pu jadis, grâce à une simple traduction d'extraits et à un choix de textes, faire goûter des gens du monde, et admettre dans les grandes maisons d'éducation de l'État ou du clergé les plus belles scènes du théâtre d'Aristophane. Ce serait avec plus de joie encore que nous verrions accepter aujourd'hui et se répandre ce qu'il y a de plus parfait dans notre prose. La tâche du professeur se compléterait, en dehors ou plutôt dans le sens même de l'enseignement, si, après avoir fait ouvrir plus grandement les portes de nos lycées à la poésie étincelante du plus Français des Athéniens, U pouvait placer dans toutes les mains quelque chose de la correspondance du plus Athénien des Français.

Paris, mars 1867.

Le texte adopté et suivi, wTjime faisant autorité, est celui couau sous le nom d'édition Beuchol.

Les lettres marquées d'un asténque sont tirées de divers recueils de lettres inédites de Voltaire, publiées récemment p«ir MM. de Cayrol, de Baveux et A. François. (Didier.)

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