Horace, Art. poét., v
DE VOLTAIRE ZVé^
» Ils sont ensevelis sous la mas.-«e pesante
« Des monts qu'ils entassaient pour attaquer les cieux.
« Nous avons vu tomber leur chef audacieux
« Sous une montagne brûlante.
« Jupiter l'a contraint de vomir à nos yeux « Les restes enflammés de sa rage expirante.
« Jupiter est victorieux, « Et tout cède à l'effort de sa main foudroyante. »
S'il n'avait pas été rempli de la lecture du Tasse, il n'aurait pas fait son admirable opéra dCArmide. Une mauvaisetraduction ne l'aurait pas inspiré.
Tout ce qui n'est pas, dans cette pièce, air détaché, con»-posé sur les canevas du musicien, doit être regardé comme, une tragédie excellente. Ce ne sont pas là de
« .... Ces lieux communs de morale lubrique « Que LuUi réchauffa des sons de sa musique i. »
On commence à savoir que Quinault valait mieux que LuIIr^ Un jeune homme d'un rare mérite*, déjà célèbre par le prix, qu'il a remporté à notre Académie, et par une tragédie 3 qui a mérité un grand succès, a osé s'exprimer ainsi en parlantv de Quinault et de Lulli :
« Aux dépens du poète on n'entend plus vanter « De ces airs languissants la triste psalmodie, « Que réchauffa Quinault du feu de son génie*. »
Je ne suis pas entièrement de son avis. Le récitatif de Lullf^ me paraît très bon, mais les scènes de Quinault encore meilleures.
Je viens à une autre anecdote. Vous dites que « les étrair-gers ont peine à distinguer quand la consonne finale a besoin, ou non d'être accompagnée d'un c muet, » et vous citez lesvers du philosophe de Sans-Souci :
« La nuit, compagne du repos, « D.» son O'ép couvrant la lumière a Avait jeté sur ma paupière « Les plus léthargiques pavots. »