‹ Lettres choisies; édition à l'usage des classesChapitre 44 sur 272 · L'ombre d'Amphiaraûs · texte numérisé non relu

L'ombre d'Amphiaraûs

4. Géomètre et astronome, né à Saint-Malo, membre de l'Académie des îciences, puis président de l'Académie de Berlin, mort à Bâle en 175y. Il se brouilla avec Voltaire à propos d'une querelle scientifique où celui-ci prit fait et cause pour Kœnig, adversaire de Maupertuis.

lie voire façon; je suis votre prosélyte, el fais ma proîession de foi entre vos mains. A la manière dont vous écrivez, je ne doute pas que votre livre ne vous fasse bien des disciples. Vous êtes si intelligible que, sans doute, unusquisque audict Imguam suam.

J'aurai seulement le bonheur d'avoir été instruit avant les autres, et d'être le premier néophyte. On ne peut plus s'empêcher de croire à la gravitation newtonienne, et il faut proscrire les chimères des tourbillons ^

« .... Dcus ille fuit, Deus, inclyte Memmi ....^

« Ergo vivida vis animi pervicit, et extra

« Processit longe flammantia mœnia mundi^. »

Voilà le cas où vous êtes; j'attends votre livre avec la dernière impatience; vous serez l'apôtre du lieu dont je vous parle. Plus j'entrevois cette philosophie, et plus je l'admire. On trouve, à chaque pas que l'on fait, que cet univers est arrangé par des lois mathématiques qui sont éternelles et nécessaires.

Qui aurait pensé, il y a cinquante ans, que le même pouvoir faisait le mouvement des astres et la pesanteur! Qui aurait soupçonné la réfrangibilité et les autres propriétés de la lumière, découvertes par Newton*! 11 est notre Christophe Co-

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