‹ Lettres choisies; édition à l'usage des classesChapitre 43 sur 272 · Zaïre. Voir plus loin une longu* analyse de cette pièce · texte numérisé non relu

Zaïre. Voir plus loin une longu* analyse de cette pièce

transcrire à présent la pièce; dès que j'en aurai un exemplaire au net, il partira pour Rouen, et ira à MM. de Formont et Cideville.

A peine eus-je achevé le dernier vers de ma pièce turcochrétienne, que je suis revenu à Ériphyle^, comme Perrin- Dandin se délassait à voir des procès-. Je crois avoir trouvé le secret de répan'dre un véritable intérêt sur un sujet qui semblait n'être fait que pour étonner. J'en retranche absolument le grand prêtre. Je donne plus au tragique et moins à l'épique, et je substitue, autant que je peux, le vrai au merveilleux. Je conserve pourtant toujours mon ombre ^, qui n'en fera que plus d'effet lorsqu'elle parlera à des gens pour lesquels on s'intéressera davantage. Voilà, en général, quel est mon plan. Je me sais bon gré d'en avoir arrêté l'impression, et de m'être retenu sur le bord du précipice dans lequel j'allais tomber comme un sot.

Adieu, je vous aime bien tendrement, mon cher ami; il faudra que vous reveniez ici, ou que je retourne à Rouen; car je ne peux plus me passer de vous voir.

AM. DEMAUPERTUIS*.

Fontainebleau, 3 novembre 1732.

Je ne vous avais demandé qu'une démonstration, et vous m'en donnez deux ! Je vous remercie assurément de tout mon cœur de votre libéralité, et je suis bien aise de voir que ce sont les riches qui sont prodigues. Vous avez éclairci mes doutes avec la netteté la plus lumineuse; me voici uewtonien

I. TraîTcdie de Voltaire, jonée sans succès en 1732, et dont les hardiesses imitées à'Hamlet ne furent pas goûtées. Voltaire la retira et refusa rimpi-ession. Elle ne parut qu'en 1779, sur un manuscrit que l'acteur I^kain avait conservé. l. « Allons nous délasser à voir d'autres procès. »

Dernier vers, dernier mot de Perrin- Dandin dans les Plaideurs.

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