La fontaine de la rue de Grenelle-Saint-Gerniain
ments de la barbarie gothique, et particulièrement ces ridicules fontaines de village qui défigurent notre ville. Je ne aoulc pas que Bouchardon ne fasse de cette fontaine un beau morceau d'architecture; mais qu'est-ce qu'une fontaine adossée à un mur, dans une rue, et cachée à moitié par une maison? Qu'est-ce qu'une fontaine qui n'aura que deux robinets, où les porteurs d'eau viendront remplir leurs seaux? Ce n'est pas ainsi qu'on a construit les fontaines dont Rome est embellie. Nous avons bien de la peine à nous tirer du goût mesquin et grossier. Il faut que les fontaines soient élevées dans les places publiques, et que les beaux monuments soient vus de toutes les portes. Il n'y a pas une seule place publique dans le vaste faubourg Saint-Germain; cela fait saigner le cœur. Paris est comme la statue de Nabuchodonosor, er partie or et en partie fange.