‹ Lettres choisiesChapitre 112 sur 456 · V. pages 5, 106, 118, notes · texte numérisé non relu

V. pages 5, 106, 118, notes

6. V. page 33, note 3. Armand Arouet payait à son frère une rente qui était une des charges de la succession paternelle. L'ainé avait été

fort avantagé et Voltaire n'avait guère reçu que l'usufruit de la part qui lui revenait dans l'héritage. — Desnoiresterres, t. ii, p. 439.

7. Débiteurs de Voltaire. Le duc de Villais lui devait 2,100 livres de rente par an ; M. d'Estaing, 2,000 livres.

8. Comparez ce texte original avec le texte falsifié par Duvernet. — Correspondance générale, lettre DCCLV.

(Même date.)

9. Le marquis d'Argenson, né comme Voltaire en 1694, avait été son condisciple au collège Louis-le-Grand :

leur amitié subsista jusqu'à la fin. Le cardinal de Fleury, qui l'aimait peu, disait de lui : « C'est le digne ami de Voltaire, et Voltaire est son digne ami. » Fils aiiié du célèbre lieutenant de ce nom, qui fut tant redouté des Parisiens pour son énergie sous

frère*, le commencement de l'Histoire du Siècle de Louis XIV ^. Elle ne sera pas plus honorée de la cire d'un privilège que les deux Epîtres ^ ; mais, si elle vous plaît, c'est Icà le plus beau des privilèges. Or, j'ai grande envie de vous plaire, et vous verrez que, si je n'en viens pas à bout, ce ne sera pas faute de travailler dans b s genres que vous aimez. Laissez-moi faire, et vous serez au moins content de mes efforts.

Hélas ! monsieur, est-il possible que le prix de tant de travaux soit la persécution! et quelle persécution encore ! la plus acharnée et la plus longue. Il paraît que mon affaire contre Desfontaines prend un fort méchant train *. N'importe, j'ai la gloire que vous avez daigné vous y intéresser ; c'est la plus belle des réparations. Vous m'aimez. Desfontaines est assez puni.

Voilà comme la vengeance est douce. Mon cœur est pénétré de vos bontés pour jamais.

Louis XIV, il dirigea le ministère des affaires étrangères de 1744 à 1747 :

esprit lourd.mais profond et prévoyant, un peu chimérique et très hardi dans ses chimères, il a laissé des mémoires qui sont fort remarquables parla hauteur et la sagacité des vues, par la fécondité des idées, par l'étonnante justesse des prévisions politiques qu'ils renferment. — Le marquis était intervenu avec efficacité auprès du lieutenant de police Hérault, dans l'ardente querelle de Voltaire et de l'abbé Desfontaines (1738-1739). V. page 103, note C.

1. Le comte d'Argenson, né en 1606, dirigeait alors sous M. de Chauvelin, garde des sceaux, le bureau des affaires contentieuses de la librairie et de 1 imprimerie. Selon Voltaire, Desfontaines ayant répondu au comte, pour se justifier de la publicité donnée à ses libelles : il faut que je vive! celui-ci lui répondit : « Je n'en vois pas la nécessité. » (Discours prélimmaire à'Alzire.) — Esprit délié et pratique, rompu aux intrigues et aux manèges de cour, mais dépourvu d'élévation et de ]>rofondeur dans les idées, le comte d'Argenson se soutint bien plus longtemps que son frère aîné dans la faveur royale. Nommé intendant de Paris en 1740,

ministre de la guerre en lliz, il garda le pouvoir jusqu'en 1757.

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