‹ Lettres choisiesChapitre 196 sur 456 · V. pages 205 et · texte numérisé non relu

V. pages 205 et

3. Diderot et d'Alembert avaient commencé V Encyclopédie en 1751.

Elle fut achevée en 1772; elle se composait de 28 volumes in-folio qui furent suivis de 5 volumes complémentaires en 1776. Sous la forme d'uu dictionnaire universel et raisonné, elle présente l'expression la plus complète de l'esprit critique et novateur du dix-huitième siècle. Diderot en conçut le plan, d'Alembert en écrivit l'introduction.

4. Venant au secours de Maupertuis, Frédéric avait écrit, en novembre 1752, une lettre d'un académicien

quelles brochures! Arracher un homme à sa patrie par les promesses les plus sacrées, et le maltraiter avec la mnlice la plus noire! que de contrastes! Et c'est là l'homme qui m'écrivait tant de choses philosophiques, et que j'ai cru philosophe! et je l'ai appelé le Salomon du Nord!

Vous vous souvenez de cette belle lettre qui ne vous a jamais rassurée. Vous êtes philosojj/ie, disait-il, je le suis de même^. Ma foi, Sire, nous ne le sommes ni l'un ni l'autre.

Ma chère enfant, je ne me croirai tel que quand je serai avec mes pénates et avec vous. L'embarras est de sortir d'ici. Vous savez ce que je vous ai mandé dans ma li'tlre du I" novembre^. Je ne peux demander de congé qu'en considération de ma santé. Il n'y a pas moyen de dire : « Je vais à Plombières » au mois de décembre.

11 y a ici une espèce de ministre du saint Evangile, nommé Pérard% né comme moi en France; il demandait permission d'aller à Paris pour ses affaires; le roi lui fit répondre qu'il connaissait mieux ses allaires que luimême, et qu'il n'avait nul besoin d'aller à Paris.

Ma chère enfant, quand je considère un peu en dét.-iiî tout ce qui se passe ici, je finis par conclure que cela n'est pas vrai, que cela est impossible, qu'on se trompe, que la chose est arrivée à Syracuse % il y quelque trois mille ans. Ce qui est bien vrai, c'est que je vous aime de tout mon cœur, et que vous faites ma consolation ^

de Berlin à un académicien de Paris qui réfutait la Héponse d'un académicien de Berlin publiée par Voltaire au mois de «eplembre précédent. Dans celle réplique, Voltaire (sans être nomnné) était fort mal traité. On y lisait : « L'un de ces misérables, sous le nom d'un académicien de Berlin, a fait imprimer un libfflle infâme dans lequel il traiie M. de Maupertuis comme un bornme sans jugement peut parler d'un inconnu, ou comme les imposteurs les plus effrontés ont coutume de calomnier la vertu. » — L'ouvrage du roi parut avec l'aigle de Prusse, une couronne, un scoplie au devant du titre. « L'ai''!o, le

sceptre et la couronne sont bien étonnés de se trouver là » , disait Voltaire.

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