Superbe; comme dans ce vers de Corneille
ÂltattODS sa svperbe avec sa liberté.
(La mort de Pompée, a. 1, s. i.)
Superbe ajoute à orgueil une idée de
faste et d insolence Jl était vieilli au temps de Voltaire et l'auteur de cette lettre en a critiqué remploi en commentant le vers de Corneille que nous venons de citer; le dix-neuvième siècle a remis en honneur cette expression.
^ewr, fierté, morgue^ élévation, dédain^ arrogance^ inso^ lence, gloire, gloriole^ présomption, outrecuidance. Tous ces mots expriment des nuances différentes, de même que chez vous orgoglio, alterigia, superbia, ne sont pas toujours synonymes.
Vous nous reprochez, dans votre alphabet de nos misères, de n'avoir qu'un mot pour signifier vaillant.
Je sais, monsieur, que votre nation est très vaillante quand elle veut, et quand on le veut ; l'Allemagne et la France ont eu le bonheur d'avoir à leur service de très braves et de très grands officiers italiens.
L'italico valor non è ancor morto.
Mais, si vous avez valente^ prode, ammoso, nous avons vaillant, valeweux, pr^eux, courageux, intrépide, hardi, animée audacieux, brave, etc. Ce courage, cette bravoure, ont plusieurs caractères différents, qui ont chacun leurs termes propres. Nous dirions bien que nos généraux sont vaillants, courageux, braves, etc.; mais nous distinguerions le courage vif et audacieux du général ^ qui emporta, l'épée à la main, tous les ouvrages de Port-Mahon taillés dans le roc vif; la fermeté constante, réfléchie et adroite avec laquelle un de nos chefs ^ sauva une garnison entière d'une ruine certaine, et fit une marche de trente lieues, à la vue d'une armée ennemie de trente mille combattants ^.
Nous exprimerions encore différemment l'intrépidité tranquille que les connaisseurs admirèrent dans le petitneveu * du héros de la Valteline, lorsque, ayant vu son