‹ Lettres choisiesChapitre 283 sur 456 · Le prince de Soubise à Rosbach · texte numérisé non relu

Le prince de Soubise à Rosbach

Il était de la famille des Piohan. Le héi'os de la Vaiteline est Henri de Rohan, né en 1579, mort en 1638.

Chef du parti protestant en France, sous Louis XIII, Henri de Rohan, après la paix d'Alais (1629) passa en Italie où il écrivit des Mémoires poli-

armée en déroute par une terreur panique de nos alliés *, ce général, ayant aperçu le régiment de Diesbach * et un autre, qui faisaient ferme contre une armée victorieuse, quoiqu'ils fussent entamés par la cavalerie et foudroyés par le canon, marcha seul à ses régiments, loua leur valeur, leur courage, leur fermeté, leur intr^'-pidité, leur vaillance, leur patience, leur audace, leur animosité, leur bravoure, leur héroïsme, etc. Voyez, monsieur, que de termes pour un ! Ensuite il eut le courage de ramener ces deux régiments à petits pas, et de les sauver du péril où leur valeur les jetait; les conduisit en bravant les ennemis victorieux, et eut encore le courage de soutenir les reproches d'une multitude toujours mal instruite^ Vous pourrez encore voir, monsieui-, que le courage, la fermeté de celui ' qui a gardé Cassel et Gottingen ^ malgré les efforts de soixante mille ennemis très valeureux, est un courage composé d'activité, de prévoyance et d'audace. C'est aussi ce qu'on a reconnu dans celui ®

tiques et des Traités militaires avec une énergique concision. En 1632, Richelieu l'envoya dans la Valteline pour défendre les ligues grises contre l'Autriche ; il y fut rappelé en 1635. Il périt à la bataille de Reinfeld sous les drapeaux de Bernard de Saxe- Weimar,

1. A Rosbach, le corps français, qui comptait 30,000 hommes, était soutenu d'un corps de 30,000 impériaux qu'on appelait l'armée des Cercles. Cette armée combinée avait pour chef suprême, non pas Soubise, mais le prince saxon d'Hidburghausen, vieux, impotent, jaloux et tracassier, le pius incapable des généraux. C'est sur lui et sur ses troupes que doit retomber la principale responsabilité de la défaite. Les troupes des Cercles n'étaient qu'une sorte de iandwehr sans consistance qui marchait à regret contre les Frussiens, en déclarant qu'elle mettrait bas les armes à la première affaire. Soubise commandait en second. Brave de sa personne, il fit son devoir de soldat, sinon de général.

2. Régiment Suisse au service de France. L'autre régiment, ici mentionné, est celui de Fitz-Jumcs.

Page 1