‹ Lettres choisiesChapitre 310 sur 456 · II a déjà été question de ce Du mu · texte numérisé non relu

II a déjà été question de ce Du mu

lard, que Voltaire appelle l'orientaliste et qui avait été bibliotbécaire du président Hénau.'t. — Voir page 151, note 2. C'est lui qui fit connaître au public lettré de Paris l'existence d'une descendante de Corneille. Né en 1709, il mourut en 1772.

6. Contrôleur-général des finances depuis 1759. Né en 1719, il mourut en 1792. L'idée d'établir un dépôt général des Chartes pour servir à l'histoire de France, vient de lui. U

comptant * , autre destinée encore très sin^rulière.

Celle de la veuve Calas' ne l'est pas moins ; elle ne se doutait pas, il y a un an, que le conseil d'Etat s'assemblerait pour elle.

Olympie^^ encore sa destinée ; elle sera jouée à Moscou avant de l'ctre à Paris, Une très mauvaise copie a été imprimée en Allemagne, et j'ai été obligé d'en envoyer une moins mauvaise. La pièce me paraît singulière, et assez rondement écrite. Je la trouve admirable quand je lis Attila; mais je la trouve détestable quand je lis les pièces de Racine, et je voudrais avoir brûlé tout ce que j'ai fait. Mes divins anges, il n'y a que Racine dans le monde; s'il me vient quelqu'un de sa famille, je vous promets de le bien traiter : mais pour Campistron*,LaGrange-Chancel, Crébillon, et moi, nous sommes des gens excessivement médiocres. Ce n'est pas qu'il n'y ait de très belles choses dans Corneille; mais pour une pièce parfaite de lui, je n'en connais point. Mes chers anges, je baise le bout de vos ailes avec tendresse et respect.

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